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L.OC. PROV. : Me moquer «lu lier» comme du quart

se moquer de tout le monde.

MOQUEHIB (Ae-ri) n. f. Parole ou action moqueuse ; dérision, ironie. Chose absurde, impertinente . c'esl une moquerie que de...

MOQUETTE (Aé-fe) n. f. Oiseau que l'on attache prés d'un piège pour attirer les autres oiseaux.

MOQUETTE (Aé-fe) n. f. Etoffe veloutée en laine, qui s'emploie pour tapis et pour meubles.

MOQU Eun, EL SE (Antr. eu-xe) n. et adj. Qui a l'habitude de se moquer, de railler: un homme mo¬

queur. Qui marque la moquerie : sourire moqueur. N m. Merle d'Amérique, qui excelle A imiter les cris de9 autres animaux.

MOQIEUNE.ment [keu-zeman) adv.

Dune façon moqueuse.

MORAILLES ira. Il mil., e) n. f pi. ido nREki provenç. mor, museau). Espece de tenailles pqy pour pincer le nez des chevaux difficiles a

MOR AU. I ON (ra. U mil.) n. m. Pièce Morailloa, de fer attachée au bord d'un couvercle de

coffre et munie d'un anneau qui entre dans une serrure et qui reçoit le pêne ou le cadenas.

MORAINE (ré-ne) n. f. (provenç. mourreno). Débris de roches qui s'amassent sur les côtés dun glacier et qui sont fournis par le gel ou par l'action érosivc du glacier : on distingue, selon leur place, les moraines latérales, médianes et frontales.

Moraïte (ra-i-fé) adj. et n. De Morée.

MORAL, E, AVI adj. (lat. mnrnlis ; de mores, mœurs). Qui concerne les moeurs : réflexion morale. Qui pratique la morale : homme moral Qui est conforme aux bonnes mœurs ou propre a les favoriser : un livre moral. Intellectuel, spirituel :par oppos. à pli\/siaue, matériel ) : les facultés morales. Certitude morale, celle qui n'est fondée que sur des convenances et non sur des preuves absolues. Aur. Immoral. N. m. Ensemble de ces facultés : le physique influe sur le moral ; relever le moral de quelqu'un.

MORALE n. f. Science qui enseigne le* régies A suivre pour faire le bien et éviter le mal. Traité relatif a cette science : la morale de Malebranche. Réprimande, leçon mêlée de reproches : faire la morale à un enfant. Conclusion morale qu un écrivain veut tirer de son œuvre : ta morale d'une fable.

MOR Al.EMENT (man) adv. Au point de vue des règles de la morale. Au point de vue des sentiments, de l'opinion : être moralement sûr d'un fait. Ant. Immoralement. Matériellement, physiquement.

MOR A lin ate CR, THiCE^za) Adj. Propre A

moraliser : récit moralisateur.

MORALINATION (sa-si-on) ti. t. Action de moraliser . ta moralisation du peuple.

MOR A limer (zê) v. t. Rendre moral : moraliser les classe » ouvrières. Réprimander : moraliser

MOR

MOR

un enfant. V.. i. Faire de» réflexion» morale» : «I moralise ia ru cesse.

MOHALIARI R, EURE (leur, eu-xe) n. Qui affecte ■le parler morale : un moraliseur insupportable.

MOHALINTE Uis-teY n. Auteur qui écrit »ur le* moeurs, comme Montaigne, La Rochefoucauld, La Bruyère, etc. Adjcetiv. : écrivain moraliste.

MORALITÉ n. f. Rapport de la conduite avec la morale : moralité des actions. Mceur» : homme sans moralité. Réflexion morale: belle moralité. But moral d'un ouvrage, cent moral d’une fable : moralité cachée. Au moyen Age. œuvre dramatique qui a pour objet l'édification, et dont le» personnage» sont de» allégorie». Ant. Immoralité.

moraine n. f. Epreuve d’une page do journal aunt le »errage définitif.

MORATOIRE adj. (lat. moratorius ; de morari. retarder). Dr. Qui accorde ou formule un délai : sentence moratoire. Intérêts moratoires, intérêt» du» à ration du retard apporté au payement d'une créance, et courant du jour de 1a sommation. N. m. Moratorium. (V. ce mot.)

MORATORIUM (rt'-om') n. m. (mot lat. signif. ajournement). Suspension de» effet» de certaines obligations ou de certaines dispositions légales.

MORBIDE adj. (lat. morbiaus .de morEus, maladie). Qui se rapporte à l'état de maladie : symptômes morbides. Br -u rts. Souple et délicat : chairs morbides (de l'ital. morhido).

MORBIDEMENT (mon) adv. D'une manière morbide. (Peu us.)

MORBIDES! (ME (dé-se) n. f. (ital. morbidezza). Bc-arts. Souplesse et délicatesse des chairs, dans une figure. Par ext. Souplesse des attitudes : la morbidesse des créoles.

MORBIDITÉ n. f. Caractère de ce qui est morbide.

MORBIFIQUE adj. (Iat. morbi ficus). Qui cause la maladie : humeur, virus morbifique.

MORDILLE! X, El «E (bi , Il mil., eû. eu- ze) adj. (du lat. morbilli. rougeole). Qui a rapport à la rougeole : fièvre morbilleuse.

MOHBILI.I FORME [Il mil.) adj. Se du des éruptions qui ressemblent a la rougeole.

MOHHLEE interj. faltér. de mordieu). Espèce de Jurement qui marque l'impatience, la colcre.

MORCEAU (sô) n. m. (du lat. morsus. mordu'. Partie d un mets solide : aimer les bons morceaux. Partie séparée d'un tout : morceau de terre. Fragment d'un ouvrage écrit -.débiter un morceau d'Athalie. Toute reuvre artistique prise isolément : morceau d'architecture. Fragment complet d'une œuvre musicale. Fig. Manger un morceau, prendre un petit repas. Rogner les morceaux à quelqu'un, lui fournir avec parcimonie ce qui loi es! nécessaire. Mâcher les morceaux à quelqu'un, lui préparer la besogne.

MORCELER f/c) v. t. (Pr;nd deux l devant une syllabe muette: il morcellera.) Diviser en morceaux.

MORCELLEMENT ( se-le-man I n. m. Action de morceler : le morcellement de la propriété.

MORDACIIE n. f. Morceau de bois, de plomb ou de cuivre, que l'on place entre les mâchoires d'un eiau pour saisir un ouvrage sans l'endommager.

MOHDACITÉ n. f. (du lat. mordax. acis, mordant). Qualité corrosive : la mordacité de l'eauforte. Fig. Caractère d’une parole, d'un discours aigre et piquant.

MORDANÇAGE n. m. Application d un mordant sur une étoffe.

MORDANCER (sé' v. t. (de mordant. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il mordança. nous morBançons.) Soumettre A l'opération du mordançage.

, MORDANT [dan). E adj. Qui mord. Qui entame en rongeant : acide mordant. Par ext. Incisif, pénétrant. en parlant d'un son : voix mordante. Fig. Caustique, satirique : esprit mordant. N. m. Vernis pour fixer l'or en feuilles sur le cuivre, le bronte.eic. Composition chimique pour fixer les couleurs sur le» étoffes. Fig. Causticité : le mordant de Molière. Mus. Signe d'ornement ainsi figuré et qui. placé

sur une note, indique une sorte de trille brisé et non

terminé.

MORDELI.E (dé-le) n. f. Genre d'intecles coléoptères répandus en France.

MORDICANT (Ann). E adj 'du lat mord'.ear*, mordiller). Corrosif . sue mordicant. Fig. Caustique . espfit mordicant. (Peu us.)

MORDICATION ( si-on ) n f. Picotement.

MORDICUS (kuts) adv. (mot lat.). Avec t/nacité ; soutenir mordicus' une opinion.

MORDIENNK l<fi-é-ne) interj. (de mordieu). Sorte de Jurement. Fam. Substantiv. : à la grosse mordienne, sans façon.

MORDIEU interj. (pour mort de Dieu). Juron qui a le même sens que morbleu.

MORDILLAGE (Il mil.) n. m. Action de mordiller. MORDILLER (di. Il mil., é) v t. Mordre légetement et à plusieurs reprises. Absolum. : les jeunes chiens aiment à mordiller.

MORDORÉ, E adj. (de More, et doré). Qui est d'un brun chaud à reflet doré. N. m. : le mordoré.

mohdorer (ré) v. t. Donner une teinte mordorée à.

MO R DORURE n. f. Couleur mordorée.

MORDRB v. t. (lat. mordere). Blesser, entamer avec les dents : mordre son pain. Blesser avec des organes spéciaux: dormeur que mord une puce. Entamer, user : la lime mord l'acier. Fig. Médire de. Mordre la poussière, être tué dans uncombat. V. i. Mordre à ou dans, entamera coups de dents, l'ani. Mordre à, comprendre, travailler avec plaisir a mordre au latin. Attaquer la planche à graver, en

riarlant de l'eau-forte. Crocher dan» le fond, en parant d'une ancre. Mccan. Engrener. V. pr. Sert mordre les doigts, s'en repentir.

MORE, MORESQUE adj. et n. V. mau sx et MAURESQUE.

MOREAU, ELLE (rd, é-/e) adj. (de Jfors). Noir foncé et luisant : jument marelle- MORELLE ( rè-le ) n. f. Genre de plante», de la famille des solanées, auquel appartiennent la douce amore. la pomme de terre, l’aubergine.

MORFIL (esp. marfil) n. m. Petite» parties d’acier qui restent au tranchant d'une lame qu'on vient de repasser. Dent» d'éléphant non encore travaillée». (On dit aussi malfii. et marpil.)

hori on ire v. t. (de morve, et fondre). Causer un froid qui incommode : la pluie l a morfondu. Rie morfondre v. pr. Etre pénétré de froid. Par ext. S'ennuyer a attendre.

MOKFONDl'RE n. f. Sorte de catarrhe nasal, qui atteint un cheval brusquement saisi par le froid.

MORGANATIQUE adj. (de margengabe/. Se dit d'un mariage eontractéentre un prince et une femme de condition inférieure, à qui il ne donne pas tous les droits politiques de l'épouse. Se dit aussi de la femme ainsi épousee.

MORG ANATIQI EMENT ( ke-mon ' adv D une maniéré morganatique : se marier morganatiquement MOHGELINE n. f. Plante à petites fleur» et a feuilles pointues, dite aussi mouron des champ».

MORGEN6ABE (ghên-gha-bé) n. m. (mot allem. signif. don du matin). Présent que. dans la société germanique primitive, le mari faisait a sa femme après la première nuit.

MORGUE ( mor-ghe ) n f. Contenance hautaine et méprisante : la morgue des grands. Lieu où l'on expose les cadavres des personnes dont l’identité n'est pat reconnue. Ant. Humilité.

MORGI É ! (ohé). MORGUENNE ! ( ghè-ne ). MOR- GU1ENNB î ighi-è-ne) [corrupt. de mordieu \. Jurons villageois, annonçant un commencement dé colere.

MORGI eh (ohé) v. t. Traiter avec morgue, braver avec insolence. (Peu us.),

MORIBOND iôon). E adj. et n. (Ut. moribundus ; de mori. mourir). Qui est près de mourir.

MOH1CAUD (kô). E adj. et n. (de Mort). Qui a la peau très brune. Par ert. Mulâtre, nègre.

MORIGÉNER (né) v. t. (bas lat. morigenare. — Se conj. comme accélérer.) Tancer : morigéner un écolier.

MORILLE (// mil.) n. f Genre de champignon» comestibles, qui poussent dans les bois. (V. la planche CHaMPIONONS.)

morillon (Il mil.) n. m Sorte de raisin noir. Morille. Canard du genre nulouin. PI. Bmeraudes brunes.

Homo n m. Nom vulgaire d'un papillon du genre

mnesse.

MO R

MOR

HORION n. m. (esp. morrion ). Oabqiip 4 bords relevés en nacelle, et au timbre surmonte d'une créie, qui fut surtout porté au xvi ' xièe.lc.

HOHMON, O N K adj. Qui a

rapport au uiormoniime. N. : un ni onnon, une mormone. (V. l'art.

Mst.)

MORMONIIHE (nis-mc) n.

m. Secte et doctrine des mormons.

MORNE adj. (orig. germ.).

Abattu, sombre, mélancolique :

un homme morne. Empreint d'une sombre tristesse : un morne tilence. Terne, snns éclat : couleur morne. ANT. G«l,Joycui.

MORNE n. m. (mot oréole ; de l'espagn. morro). Petite montagne isolée, dans les Antilles.

MORNE n. f. Archéol. Anneau épais, sorte do frelte dont on habillait le fer de la lanee de Joute.

MORNE. E adj. Gnilii d'une monte. Blat. Qui n'a ni dents, ni bec. ni langue, ni ongles, ni queue, en parlant des bétes (lion, aigle, etc.). Se dit aussi des casques à visière complètement close.

MORNUXE n. i. Pop. Revers de main sur la face.

MOROSE (rd-ie) adj. (lat. morosus). Bourru. Chagrin, bizarre : vieillard, air morose. Ant. («ai.

MOllOSir (si/), IVK adj. (du lat. morosus, qui tarde). Dr. anc. Tardif, négligent : débiteur morosif.

MOHONITÉ (si) n. f. Caractère morose.

morphine n. f. (de Morphée, dieu du sommeil). Alcaloïde do l'opium, doué de propriétés soporifiques et calmantes, et dunt les sels (dits vulgairement morphine) sont employés en Injections sous-cutanées, ou piqûres, pour apaiser les douleurs ; la morphine est un poison violent.

MORPHINISME (nis-nte) n. m. Intoxication chronique par la morphine ou scs sels.

MORPHINOMANE adj. et n. Qui s'adonne à la morphinomanie : femme morphinomane.

MORPHINOMANIE (nf) n. f. (de morphine, et manie). Habitude morbide de l'usage de la morphine.

UOHPHIQ1B adj. Se dit des sels de morphine.

MORPHOLOGIE (fo-lo-i't) n. f. (du gr. morphi, forme, et logos. discours). Etude de la forme extérieure des êtres vivants : morphologie végétale. Histoire de la forme dos mots et de leurs transformations.

MORPHOLOGIQUE (fo-lo-ji-ke) adj. Qui a rapport à 1a morphologie : études morphologiques.

MORS (mor) n.- m. (lat. morsus). Levier de la bride, qui passe dans la bouclio du cheval et sert à le gouverner. Prendre le mon aux dents, se dit d'un cheval qui s'emporte . Fig .

S'emporter. (V. harnais.)'

MORSE n. m. (finnois mursu). Genre de mammifères amphibies, propres aux mors arctiques , et Mors«.

qui atteignent sept

m vires de long : on chasse les morses pour leur graisse, leur cuir et l'ivoire de leurs dents.

MORSURE n. f. Action de mordre. Plaie, meurtrissure, marque faite en mondant : la morsure du crotale est mortelle. Fig. Effet nuisible : les morsures de la gelée, de la calomnie.

MORT (mor) n. f. (Int. mors, mortts ). Cessation définitive de la vie : périr de mon violente. Peine capitale : être condamné à mort. FYg. Violente douleur : souffrir mille morts. Grands chagrins, tristesse profonde : avoir la mort dans l'âme. Défaut de vie, immobilité : un désert qui n'est que silence et mort. Cessation : la mort des empires. Causo de ruine : la guerre est la mort du commerce. Squelette nu, ou vêtu d’un linceul, qui figure la personnification de la Mort. Etre à la mort, à deux doigts de la mort, à l'article de la mort, à son lit de mort, être sur le point de mourir. Etre entre la vie et la mort. être dans un grand danger de mourir. Mort de l'âmê, mort étemelle, privation do la vie bienheureuse. Mort civile, privation des droits de citoyen.

Mort-aux-rats, composition pour le* détruire, généralement a base d arsenic. Loc. adv. : A la mort, excessivement : haïr a la mort. A la vie et a la mort, pour toujours : cire amis a ta vie et a lu mort. Ant. N'ui»»aMce>

NIORT (mor), E adj. (lat. mortuus). Privé d'animation. de commerce, etc. : ville morte. Qui manque d'ardeur : langage mort. Fig. Etre plus mort Que vif,, très effrayé. Eau morte, eau stagnante. Mature morte, peinture représentant des objets inanimés nutres que le paysage et les cadavres humains. Point mort, endroit de la course d'un organe, où, ne recevant plus aucune impulsion du moteur, il ne continue à se mouvoir qu’en vertu de la vitesse acquise. Œuvres mortes, accastillage d'un navire. N. Personne morte, cadavre : les Domains brûlaient leurs morts. Faire le mort, faire semblant d'étre mort, ne pas manifester sa présence. Au whist, au bridge, joueur momentanément hors de la partie. Jeu étalé sur la table. Jour des mort*, deuxième jour de novembre, consacré, chez les catholiques, à des prières pour les morts. Prov. : Qui coun après les souliers d’us mort risque souvent d’aller nu-pieds, fonder ses calculs sur la mort d'une personne dont on doit hériter, c’est s'exposer à des mécomptes. Ant. Vivant.

MOitTAOELLE [dé- le) n. f. (itgl. mortadella ). Gros saucisson d Italie, fabriqué surtout à Bologne.

MOUTAILLABI.E (ta. Il mil.) adj. et n. (de mortalité). So disait d’un serf qui no pouvait rien laisser a scs héritiers.

MOHTA 11.1. E (ta. U mil.) n. f. (de mort, et tailler). Dr. féod. Droit de certains seigneurs 4 l'héritage de leur serf mort sans héritier naturel.

MORTA image ( ti-za-ie ) n. m. Action de mortaiscr : le mortaisage d'une nièce de bois.

MORTAIMB (ti-ze) n. f. Entaille pratiquée dans l'épaisseur d'une pièce de bois ou dé méinl. pour recevoir le tenon. Ouverture dans une g&che, pour recevoirje pêne.

MOHTAISEH Ué-zé) v. t. Pratiquer une mortaise.

MORTAIHEUHE (liseuse) n.

f. Machine à mortalser.

MORTALITÉ n. f. (lat. mortalilax). Condition de ce qui est sujet à la mort. Quantité d'individus qui meurent annuellement : Morunv.

la mortalité est considérable dans les pays marécageux. Mort d'un grand nombre d'hommes ou d'animaux, par suite U une épidémie : grande mortalité. Tables de mortalité, Ublos dressées pour faire connaître le nombre des morts par année, sur un nombre donné de vivants de chaque âge/ Ant. Natalité. •

MORT-BOIS ( mor-boi ) n. m. Bois de peu de valeur. comme les épines, les ronces, le bols blanc.

MORTE-EAU (mor-lâ) n. f. Nom donné aux marées les plus faibles, entre la nouvelle et la pleine lune. Epoque de ces marées.

mortel, ELl.E (lèl, i-le ) adj. (lat. mortalis). Sujet 4 la mort ; tous les hommes sont mortels. Qui appartient 4 l’homme : la race mortelle. Qui donne ou est propre'A donner la mort : maladie, blessure mortelle. Acharné jusqu’à désirer la mort : un ennemi mortel. Péché mortel, qui fait perdre la grâce de Dieu. Dépouilles mortelles, reste* mortels, cadavre. Fig. Cruel : douleur mortelle. Longet ennuyeux: dix mortelles lieues. N. Homme, femme : c'est un heureux mortel. N. m. pl. Les mortels, le genre humain. Ant. Immortel.

MORTELLEMENT (té-le-man) adv. A mort :

blessé mortellement. Fig. Extrêmement : discours mortellement ennuyeux.

MORTE-PATE (pè-i) n. f. Autre!’. , soldat entre- • tenu en temps de paix comme on temps de guerre- Vieux domestique qu’on garde sans le faire travailler. Celui qui ne peut payer bcs contributions. Pl. des mortes-payes.

MORTE-SAISON (sé-son) n. f. Temps où, dans certaines professions, on a moins de travail, moins de débit qu à l'ordinaire. Pl. dei mortes-saisons.

MORT -GAGE n. m. Gage dont on laisse Jouir un créancier, sans que les fruits dont 11 profite soient imputables sur la dette. Pl. des morts-gages-

MO R

MOT

m. (lit. mortarium). Mélange s de

Mortier.

Moi lier.

MonTlER tti-é) n

«le chaux, de sable et «l'eau, pour unir les pierre construction : lier des moellons avec du mortier. Par anal. Matière pâteuse et épaisse. Vase où ion pile lesdrogues Houche afeu. très courte, pour lancer des bombes. (V. la planche armes.) Auliel' bonnet rond de velours noir, que portaient les présidents de parlement : président a mortier. Bonnet que portent les magistrats delà Cour de cassation et de la Cour des comptes MOMTIFKHE adj. (du lat. mors, mortis. mort, et ferre, porter). Qui cause la mort : plante mortifère.

(Peu u«.t

MORTIFIANT tfi-an), K adj.

Qui mortifie : pratiques mortitiuiiles. Qui humilie : refus mortifiant.

MO HT II J CAT ION (si-ou) n. f. Action de mortifier son corps : les mortifications des ascètes, i't'i. Humiliation : s uOir une c mette mortification. M< ,1. J'.tat des chairs mortes, gangrenées. Commencement de décomposition qui rend le gibier plus savoureux. i Mon i il ii.it ( fi-èj v. t. tlat. morhficare ; de mors, mortis, mort, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Rendre plus tendre, en parlant de la viande : on mortifie les viandes en les faisant mariner . Affliger son corps par des jeûnes, des austérités. Fi, j. Humilier. Causer un vif déplaisir.

MOltri aatai.iti-: n. f. Etat des enfants mortnés. Happort du nombre des enfants mort-nés a celui des naissances normales.

MOHT-lVE, E (niorjadj. Mort en venant au monde: enfant mort-nè. Fig. yui echouc dés son commencement : pro/et mort-né N. m un mort-uA PI. des entants mort-ués, des brebis mort-nées.

momttaihe (iw-è-reladj. (lat. morluarius). Qui appartient au service, à la pompe funèbre : service mortuaire. Itegistre moi tuaire oit sont inscrits les noms des personnes décédées. Extrait mortuaire, qu’on tire de ce registre. Domicile, maison mortuaire, maison ou une personne est «lécedee.

MO H CK (ni) n. f. Gros poisson du genre gade, atteignant jusqu'il 1">.'>0 : la morue est très vorace. — La morue vit dans les mers arctiques, surtout entre Terre-Neuve et l lslande. où l'on va la pécher en été. dès le mois de mai. Sa chair fraîche constitue le catjillaud; salce, c'cst la morue verte ; sèche V est la merluche, et l’on tire de son foie une huilo employée connue reconstituant.

MOHITIKK (ti-é) ou MOKl VER (ru-ié) n. et adj in. Se dit des navires et des hommes qui font la pèche de la morue.

MOUTANDEAI , EUE (dtS. ide) adj. et n. Du Morvan : nourrice morvandelle. (On dit aussi vor-

VANDIAt: et MORVAN MOT, E.)

HOIIVE n. f. Maladie contagieuse des chevaux transmissible à l'homme par inoculation, et qui est caractérisée par une inflammation de» fosses nasales les animaux atteints de morve doivent être abattus Humeur visqueuse, qui découle des narines.

MORVEtl.EIIW (reil. eu-ze) adj. Cheval morveux. qui est atteint de la morve. Qui a la morve au nez : enfant morveux . *"

Fam garçon, nence traitée <?

mouche

prend qu- , ■ vu |,«. uc mi •*«■ s'applique ce que l’on vient Ei* de dire.

momaïçi E ( sa i-ke ) n. f. jjfësagtS . .

(ital. mosatca;. Ouvrage corn- „ 1 . . .

posé de pièces rapportées “°“"<uc'

'pierres, émaux' vitre, boii, de di*-rf-ntes couleurs et fci toaiit psr leur ammblage une» iti>d*t“ie

Morue.

vient |jî^5*|JJKSE]|ig

ture. Ai t de faire des ouvrages de ce genre : Fig. Ouvrage d'esprit, composé <fo morceaux dont lê« sujets sont différent*.

morai’qi E (sa-i-ke) adj. Qui vient de Moïse.

MOSa'iMUE ( za-is-me ) n. ni. Loi de Moïse.

mosaïste (a/z i*-le)adj.etn. Artiste en mosaïque.

MOSAHAKE (SO) adj. V. MOZARABE.

momi atki.i.e (mos-ka-tile) n. f. Petite plante qui croit au bord des ruisseaux d'Europe.

MOMCOLADE (mos-kou) n. f. Sucre brut.

moscovite (mos-l.o ) adj. et n. De Moscou, et, pur e il., de Russie (autrefois Moscovie).

ROSETTE (mo-si te) ou IIUXETTE n f. (ifal. mozetta\. Camail que portent les cordeliers et certains

dignitaires ecclésiastiques (évêques, chanoines, etc ).

HONQt'EF. (mos-ké) n. f. (de l’ar. mesdiid). Teuiple des mahométans : l'église Sainte-Sophie de Constantinople fut transformée en mosquée.

MOT ( mo j n. m. (du lat. muuu.ni, grognement). Son ou réunion de sons correspondant a une idée • mot de plusieurs syllabes. Caractère ou ensemble de caractères qui figurent ce son : un mot illisible. Parole vide de s.-ns : se payer de mois. Ce qu'on dit, ce qu'on écrit brièvement : dire un mol à l'oreille; écrire un mot à quelqu'un. Scnlcnce, parole mémorable : beau mol de buccale. Grand mot, expression pompeuse. Fin mot, raison, sens caché d'une chose • nous saurons enfin te fin mot de [histoire. Dernier mut, dernier prix. Mots couverts, tenue» qui voilent la pensée: parler à mots evurerts. Mots croisés . mots disposés horizontalement et verticalement de sorte que certaines de leurs lettres eorncidc-nt ; jeu qui consiste fl trouver ccs mots d'apres des définitions. Au bas mot.cn evaluantau plus bas prix. Jouer sur les mots, faire voloniairement des équivoques. Mot propre , mot qui traduit exactement la pensée. Manger scs mots, prononcer indislinrte- I ment, fie dire, ne souffler moi. garder le silence. Mot pour rire, saillie plaisante : avoir toujours le mot pour rire. Mot d'une énigme, nom de ia chose | donnée à deviner dans une énigme, etc. Mot d'ordre,

; qui sert pour reconnaître, bon mol, parole spirituelle. Gros mots, paroles grossières. Prendre au mot. accepter- du premier coup une proposition. Se donner le mot, être d'intelligence. Trancher le mot. parler net, sans ménagement. Entendre à demi mot, comprendre ce qui n'est dit qu'à moitié. Loc. adv. : Eu un mol, enlin. Mo» m mol, sans rien changer. N. m. Traduction mot à mot : faire un mot a mot.

MOTET (lé) n. m. (de mot). Morceau de musique religieuse vocale, composé sur des paroles liturgiques latines : Hameau a composé de beaux motets MOTKIK, TKICE adj. (lat. molor, tris; de motiim, supin de movere, mouvoir). Qui donne le omu vement : Tenu est ta force motrice la moins coûteuse. Anal.

Qui transmet le mouvement: /es muscles moteurs de l'oeil,

N. m- Tout ce qui, en mécanique, imprime le mouvement, comme l'eau,

1 air, la vapeur, etc. Par ext. :

Dieu est le grand moteur de l’univers.

Ap pareil qui engendre l'énergie : moteur à explosion. Fig. Instigateur : être le moteur d'une entreprise. Cause d'action: Tenthoxsiasme, ce moteur de Mme.

MOTIF n. m. (du lat. molt'mtj. qui meut). Ce qui porte à faire une chose. Raison d agir : se fâcher sans motif. Bx-arts. Sujet de composition, intention générale d'une œuvre. Musiq. Phrase musicale qui se reproduit avec des modifications dans un morceau e* lui donne son caractère.

MOTILITE o f Fsc'iGA je se trv.ecR,

MOT

MO ü

MOTION («i on) n. f. (lat. motio). Impulsion qui détermine le mouvement. (Vx.) Proposition faite par un mrmtire dans une assemblée délibérante.

MOTIVER (u i) v. t. Exposer les motifs d'un arrêt, d’une opinion, etc. Servir de motif à, justifier : rien ne motive cette mesure.

MOTO, préf. indiquant l'emploi d'un moteur dans une machine, une opération : moto-pompe, m ototracteur, etc. N. f. Fam. Motocyclette.

MOTOCULTEUR n. f. Application du moteur à l'agriculture. Culturca l aide d ustensilesmécaniques.

M OTOCYCLE n. m. Cycle mû par un moteur.

MOTOCYCLETTE (klè-te) n. f. Appareil de locomotion. à deux roues, mû par un moteur.

MOTOCYCLIMTE (* i-klis-le) n. Personne montant une motocyclette.

MOTOHINATION n. f. Action de motoriser.

MOTORIMEH v. t. Pourvoir d'un moteur automobile un appareil, un homme, précédemment traîné ou porté par un cheval.

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