‹ Petit manuel d'agriculture [microforme]Chapitre 1 sur 8 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans la rédaction d’un petit manuel de ce

genre, deux graves défauts sont à éviter : 1° ne

pas atteindre le but ; 2° le dépasser.

On n’atteint pas le but, lorsqu'on omet quelques parties importantes, ou qu’on ne leur donne pas tout le développement nécessaire ; on dépasse le but, lorsqu’on traite de certaines questions difficiles, ou de pure théorie, dont l'utilité pratique peut être contestée.

Un autre point difficile à atteindre, c’est le choix des mots propres, des expressions convenables. Ayant toujours en vue que je m'adressais à des enfants de dix à quinze ans, j'ai évité, avec un svin scrupuleux, l’emploi de toute expression qui m’a semblé n'être pas à la portée de l’intelligence de ces jeunes enfants. Comme exemple, je me contenterai de citer les mots éerre forte, terre

franche, terre légère, terre sableuse, qui, dans tout.

le cours de cet opuscule, remplacent les mots argile, silice, terre argileuse, terre siliceuse. Toujours en vue d’être bien compris, j’ai cru devoir donner à certains mots une signification qui ne leur convient pas. Ainsi, le mot semence

D ME PRIE SNTEE

ES

D pe ss me Te

RSS

cs

mn IV —

remplace, en quelques endroits, le mot semaülle, parce qu’en Canada on dit généralement : faire. les semences, et non, faire les semailles.

Je n’ai pas craint, non plus, d'employer certains mots qui ont cours en ce pays, mais qui ne sont pas avoués des dictionnaires. Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, le mot épandage, n’est pas français; mais nos enfants d'écoles et nos cultivateurs comprennent si bien la signification de ce mot, et tant de raisons semblent militeren favenr de son introduction dans nos dictionnaires, que j'ai aimé mieux l’employer que d’avoir recours à une périphrase ennuyeuse. Je dois dire, en outre, que ce mot se trouve en toutes lettres dans quelques traités d'Agriculture en renom que j’ai sous les yeux.

Enfin, j'ai fait de mon mieux pour que chaque chapitre fût aussi complet que possible, et que ce manuel pût offrir aux cultivateurs tous les renseignements dont ils pourraient avoir besoin, dans

les cas ordinaires.

Avec ce court préambule, je laisse au Public le soin de juger si ma tâche a été, ou non, bien remplie.

Huseer La Rues,

Page 1