PETIT
Se
Nutrition des plantes.
Question.—Comment les plantes se nourrissentelles ?
Réponse. Les plantes se nourrissent principalement par leurs racines et par leurs feuilles,
Q. Comment agissent ces racines et ces feuilles ?
R. Les racines agissent comme autant de petites bouches qui enlèvent à la terre une partie de la nourriture dont les plantes ont besoin; et les feuilles trouvent dans l'air l’autre partie de la nourriture qui est nécessaire à la vie de ces mêmes plantes,
Q. Qu’entend-on par ces mots: terre riche ov fertile, et terre pauvre ou infertile ?
R. On dit qu’une terre est riche ou fertile, quand elle renferme, en quantité suffisante, les substances qui sont nécessaires à la nourriture des plantes ; on dit qu’une terre est pauvre ou infertile, quand elle ne renferme pas ces substances, ou ne les renferme qu’en petite quantité. *
Q. Pourquoi la plupart de nos terres sont-elles aujourd’hui pauvres ou infertiles ?
R. Parce qu'ayant été cultivées pendant une longue suite d’années sans fumier, sans engrais, ces terres ne contiennent plus les substances nécessaires à la nourriture ct à la vie des plantes,
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dés ns Espèces de terres.
Q. Combien y at-il d’espèces principales de terres ?
R. Pour les besoins ordinaires de la pratique, on peut diviser les terres en deux espèces principales : terres fortes ou glaïseuses, terres légères ou sableuses.
Q. Quelle différence y at-il dans la composition d’une terre forte et celle d’une terre légère ?
R. Dans les terres fortes, il y a beaucoup de glaise et peu de sable ; dans les terres légères, il y a beaucoup de sable et peu de glaise.
Q. Les terres furtes sont-elles toutes de la même espèce ?
R. Non; il y a des terres tellement fortes qu’elles sont tout à fait impropres à l’agriculture. Les meil- Jeures sont celles quisont formées d'un mélange de glaise et de sable, en de justes proportions.
Q. Quel nom donnez-vous aux terres formées d'un mélange de sable et de glaise en de justes proportions ?
R. On donne généralement le nom de terres /ran-
ches aux terres formées d’un mélange de glaise et de
sable en de justes proportions.
Q. Les terres légères sont-elles toutes de la même qualité ?
R. Non; il y a des terres si. légères, comme les sables des rivages, qu’on ne peut pas les cultiver. Les bonnes terres légères sont celles qui contiennent une certaine quantité de glaise.
Q. Quels sont les défauts des terres trop fortes ?
R. Les défauts des terres trop fortes sont les suivants : 1° ces terres sont pesantes, compactes, difficiles à labourer et à travailler, et se laissent pénétrer difficilement par l’air, et par l’eau des orages ou des pluies ; 2° une fois imbibées d’eau, ces terres la conservent longtemps, et en grande quantité, ce qui, parfois, fait pourrir les racines ; 3° dans les
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grandes sécheresses, ces terres se crevassont, 80 tendillent, et les racines-des plantes, se trouvant par
Le . à déchaussées, exposées à l'air ou étoufiées, . périssent,.
nn Q. Quels sont les défauts des terres rop légères ?
À au QP R. Les défauts des terres trop légères sont : 1° de
“ se laisser pénétrer trop facilement par l'air, et surtout
par la chaleur du soleil ; 2° de ne pas retenir l’eau
| des orages ou des pluies assez longtemps, et de se 56 dessécher très-vite.
Q. Comment agissent les fumiers dans ces deux espèces de terres ?
pe . Dans les terres fortes, les famiers se décomposent lentement, et font sentir leurs bons effets penles dant longtemps ; dans les terres légères, au contraire, il- les fumiers se décomposent rapidement, et leurs de bons effets sont de courte durée.
ù Q. Peut on diminuer la trop grande force ou la trop 108 r | + grande légéreté des terres ? ù Les R. On pevt diminuer la trop grande force ou la | trop grande légèreté des terres au moyen des amende- | a ments.
de Ë | Amendements.
ne Q. Qu’entend-on par les mots amender une terre ? KR. On dit qu’on amende une terre quand à une les espèce de terre on en mêle une autre espèce qui a des qualités différentes.
Q. Donnez des exemples d’amendements.
9 R. Si je charroie, sur un arpent de terre trop forte,
= 4 A de la terre légère, du sable, du tuf, des graviers, de sui- { ÿ ‘avIers,
| la chaux, de la terre de savane, &c., alors je fais un és amendement. Si, sur un arpent de terre trop légère, ont je charroie de la glaise ou de la terre forte, je fais né encore un amendement.
bed Q. Quel est l’eftet de ces amendements ?
Les R. L'effet de ces amendements est de rendre les
terres fortes plus légères, et les terres légères plus » | |
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fortes. Ces terres, ainsi amendées, sont meilleures, vu que les engrais de toute espèce, l’eau des pluies, &e., agissent sur elles avec beaucoup plus d'efficacité.
Q. Ces amendements sont-ils toujours faciles à pratiquer ?
R. Parfois ces amendements sont faciles à pratiquer ; Liu au contraire, difficiles et coûteux.
Q. Donnez un exemple d’amendements faciles à pratiquer. |
R. Si, à une petite distance d’une terre trop forte, il se trouve une butte de terre sableuse ou légère, de la terre de savane, etc, l’amendement est facile, parce que les charroïis ne sont pas longs, et qu’ils sont peu coûteux. Si, au contraire, cette butte de sable, ou cette terre de savane, se trouvent à une grande distance, alors l’amendement devient coûteux à cause de la distance des charrois.
Q. Quel temps doit-on choisir pour pratiquer ces charroïs et ces amendements À
R. On doit choisir le temps des morte-saisons, c’est-à-dire, ces époques de l’année où l’on a le moins d'ouvrage à faire.
Q. Les curures des fossés peuvent-elles être utilisées pour pratiquer ces amendements ?
R. Les curures des fossés devraient toujours être utilisées comme amendements. Lorsque ces curures sont composées de terre forte, on devrait les jeter sur les terres trop légères ; lorsque ces curures consistent en-terre sableuse ou tufeuse, on devrait les jeter sur les terres trop fortes.
Q. Que fait-on, ordinairement, des curures des fossés en ce pays ?
R. Les curures des fossés sont ordinairement déposées sur les rebords de ces fossés et deviennent nuisibles, parce qu’elles s’opposent au libre écoulement de l’eau, et à l’égouttement.
Q. Lorsque vous avez transporté de la terre forte sur une terre légère, ou de la terre sableuse ou légère sur une terre forte, que devez-vous faire ?
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R. On doit faire un labour plus ou moins profond pour bien mélanger ces deux espèces de terre ensemble. ù
Q. Lorsque la terre employée comme amendement est de la terre forte, doit-on faire le labour aussitôt après le charroi ?
R. Lorsque la terre employée comme amendement est de la terre forte, il est d'Arts mieux de la laisser sur le terrain pendant quelques mois avant
‘de labourer, afin de donner aux mottes le temps de se pulvériser et de s’ameublir.
Q. Les amendements, dans certains cas, peuvent-ils
se es d’une manière encore plus économique ? .
Oui, cela peut se faire, par exemple, lorsque
- sous une couche de terre trop forte, il se trouve une
couche de terre légère ; ou lorsque sous une couche e terre trop légère, il se trouve une couche de terre plus forte.
Q. Comment, alors, opérez-vous l'amendement ?
R. On opère alors l’amendement par des labours profonds qui mélangent ces deux espèces de terres ensemble.
Q. Connaissez-vous quelque autre méthode pour amender les terres trop fortes ?
R. On amende encore les terres trop fortes par des labours et des hersages fréquents, par la culture de certaines plantes, comme les navets, les carottes, les betteraves, les pommes de terre, etc.
Q. Comment agissent les labours et les hersages fréquents, et la culture de ces divers légumes ?
, R. Les labours et les hersages fréquents, et la culture de ces divers légumes, agissent en pulvérisant la terre, et en en diminuant la consistance et la force.
Q. Quels sont les principaux travaux à faire pour l’ensemencement des graines ?