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grains, mais encore il ameublit la terre, et permet aux tiges des plantes de sortir avec plus de facilité.
Q. Quels sont les principaux défauts des hersages, tels que pratiqués en ce pays ?
R. Très-souvent ces hersages sont pratiqués sans nul soin.. Dans maintes paroisses encore, on ne connaît pas l’usage des herses À dents de fer; et le plus souvent on se contente de pratiquer un seul hersage, là où il en faudrait deux ou trois La terre, alors, au lieu d’être hersée, n’est qu'égratignée, de sorte as voit encore toutes les tranches du labour.
rand nombre de pièces ne produisent presque rien, à cause d’un défaut àe hersage suffisant.
Roulage.
Q. Comment s'exécute le roulage ?
R. Le roulage s’exéoute en promenant sur la terre, après le hersage, des rouleaux de bois ou de fer. Ces rouleaux sont tirés par des chevaux.
. Q. Quels sont les effets du roulage sur les terres fortes ?
R. Sur les terres fortes, le roulage a l'effet de briser les mottes, de les réduire en poussière, et, par conséquent, d’ameublir la terre.
Q. Quels sont les effets du roulage sur les terres légères ?
R Sur les terres légères le passage du rouleau a l’effet de tasser la terre, de lui donner plus de consistance et plus de force.
Q. Quel est le meilleur temps pour pratiquer le roulage sur les terres fortes ?
R. Pour pratiquer le roulage sur les terres fortes, il faut choisir le temps où la terre n’est ni trop humide, ni trop durcie par la sécheresse. Lorsque la terre est trop humide, les mottes, au lieu de se réduire en poudre sous le rouleau, ne font que de g’aplatir ; et, en outre, le rouleau forme alors une
croûte qui, plus tard, se durcit, et s’opposo à la
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sortie des plantes. lorsque la terre est trop sèche, les mottes durcies ne se brisent pas sous le poids du rouleau.
Q. Le roulage est-il bien utile sur les terres fortes ? R. Le roulage est très-utile sur les terres fortes ;
: il complète l’ameublissement commencé par le labour
et par le hersage. Hi Egouttement.
Q: Qu’entend-on par égouttement ?
R. On entend par égouttement toutes les opérations qi ont pour but d’enlever l’excès d’eau ou d’humi-
ité contenue dans la terre.
Q. Comment se pratique l’égouttement ?
KR. L’'égouttement se pratique de deux manières : 1° par les raies, les rigoles et les fossés ouverts ; 2° par le drainage.
Q. Comment agissent les raies, les rigoles et les Jossés ?
R. Les rates reçoivent l'excès d’eau ou d’huraidité qui se trouve sur les planches ; les rigoles reçoivent l’eau des raies, et la déversent dans les jossés.
Q. À quels signes reconnaîtrez vous qu’une raie est bien faite ?
R. On reconnaît qu’une raie est bien faite aux signes suivants : 1° elle est légèrement et également en pente, de manière à permettre à l’eau de s’écouler librement vers la rigole ou vers le fossé ;.2° elle est droite, parce que l’eau s'écoule mieux en suivant une ligne droite qu’une ligne courbe ; 3° il n’y a dans cette raie ni buttes, ni mottes de terre, ni pierres, ni morceaux de bois qui s'opposent à l'écoulement facile de l’eau ; 4° ces raies ne doivent pas être trop creuses, surtout lorsqu’on se propose d'employer les Jfaucheuses ou les moissonneuses. ;
Q. Est-il bien important que légouttement soit bien conditionné ?
R. En vain le labour, le hersage et le roulage seraient sans reproche ; si la terre est mal égouttée,
elle restera infertile ; les mauvaises herbes, les grattes, etc, prendront la place du bon grain. Sur les prairies mal égouttées l’eau se prend en glace, qui congèle les racines du foin. Enfin, les terres mal égouttées ne peuvent être travaillées que difficilement, et ne peuvent être ensemencées que tort tard au printemps.
Q. A quelle époque doit-on surtout corriger les défauts des rates et des rigoles ?
R. Pour les pièces ensemencées en grains ou en légumes, c’est aussitôt après l’ensemencement qu’il faut corriger ces défauts ; pour les prairies, c’est surtout l’automne avant les gelées.
Q. Quel est le meilleur temp: pour constater les défauts des raies et des rigoles ?
R. Le meilleur temps est après les grosses pluics ; on voit bien alors les endroits où l’eau séjourne, et on comprend mieux les causes qui empêchent légoutlement.
Q. Quels défauts remarque-t-on dans l’égouttement, tel que pratiqué dans ce pays ? .
R. Il s’en fant que l’on apporte dans l’égouttement tout le soin désirable. Le plus souvent, au lieu d’être droites, les ra’es et les rigoles sont tortueuses ; au lieu d'avoir une pente uniforme et égale, elles présentent des enfoncements.où l’eau séjourne ; elles sont obstruées par des pierres, des mottes de terre, des morceaux de bois. La terre qui provient des curures des fossés, au lieu d’être employée comme amendement, est jetée de chaque côté des fossés où elle forme des abotteaux qui bouchent l’extrémité des planches et des raies, et s’oppose à l’égouitement.
Q. Comment pratiqueriez-vous le drainage ?
R. On pent pratiquer le drainage de plusieurs manières. Mais, quelle que soit la méthode qu’on emploie, on commence par ouvrir des fossés dont la pente est dans la direction d’un fossé principal plus profond, et qu’on nomme collecteur. ”
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Q. Que faites-vous ensuite ?
KR. Ensuite on introduit dans ces fossés, et bout à bout, des tubes de grès qu’on recouvre de terre.
Q. Au lieu de tubes de grès, peut-on employer, en ce pays, d’autres substances plus économiques ?
R. Au lieu de tubes de grès, on peut employer à cet usage les pierres, les cailloux dont quelques-unes de nos terres sont garnies. Mais un drainage économique, facile, et aussi très efficace, est le suivant : dans les fossés ouverts comme il a évé dit plus haut, on couche deux morceaux de bois rond, des sapins dépouillés de leurs branches, de la grosseur du bras ou de la jambe. Entre ces deux morceaux de bois on laisse un espace libre de deux à trois pouces. Par-dessus ces deux tronçons de sapins, on en couche un troisième ; ou mieux, on les recouvre d'une croûte. On continue ainsi à disposer ces morceaux de bois dans toute la longueur du fossé, jusqu'au fossé principal, ou collecteur. Ces fossés, ou drains, sont ensuite remplis de terre.
Q. Connaissez-vous encore une méthode de drainage simple et économique, qui puisse être facilement employée en ce pays ?
KR. Cette méthode consiste dans l’emploi de dosses de pins (slabs) au lieu de pierres ou de tronçons d'arbres.
Q. Comment disposez-vous ces dosses ou slabs ?
R. Absolument commelestronçons d'arbres ; c’està-dire qu’on couche, au fond des fossés ou drains, deux dosses côte à côte, en laissant entre les deux un espace de deux à trois pouces. Ces deux dosses sont ensuite recouvertes d’une croûte.
Q. Arrive-t-il souvent que des pièces de terre peuvent être plus facilement et plus économiquement égouttées de cette manière que par des fossés ouverts ?
R. Oui, comme lorsqu'il s’agit d’égoutter des
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mares, des terrains bas et marécageux, ou sourceux, qu'on ne pourrait dessécher qu’à l’aide d’un trèsgrand, nombre de fossés ouverts.
Q. Quel avantage offre le drainage dans ces cas ?
R. Dans ces cas, le drainage offre l’avantage que le terrain, ne présentant pas de fossés ouverts, pent être ensemencé dans toute sa longueur, sans compter que l’égouttement est bien plus parfait avec le drainage qu'avec les fossés ouverts,
Q. Quelles conditions principales doit présenter un terrain à drainer ?
R. Les conditions principales que doit présenter un terrain à drainer sont : 1° que les drains puissent aboutir à un fossé principal plus profond que le drain Jui-même, qu’on appelle coflecteur ; 2° que la couche de terre soit assez profonde pour que les drains puissent être recouverts d’une couche de terre assez épaisse, añn de permettre à la charrue de passer par-dessus.
Engrais et fumiers.
Q Qu’entend-on par engrais ?
R,. On entend par engrais toutes les substances qui, introduites dans la terre, ont l'effet de l’engraisser, c’est-à-dire, de lui fournir les substances dont les plantes ont besoin pour leur nourriture.
Q. Quelles sont les espèces d’engrais qu’on peut le mieux utiliser’en Canada ?
R. Ces engrais sont: 1°le fumier d’étable ; 2° les engrais verts ; 3° les cendres ; 4° la chaux ; 5° le plâtre ; 6° le poisson et le varech ; 7° les eaux sales de toute espèce, &c.
Fumier d’étable.
Q. Le cultivateur peut-il aisément angmenter la quantité et la valeur du fumier d’étable ?
R. Le cultivateur peut aisément augmenter la quantité et la valeur du fumier d’étable au moyen des litières.
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Q. Qu’entendez-vous par litières ?
R. On entend par litières toutes les substances qui, étendues sous les animaux ou dans leur , voisipage, peuvent. leur servir de lit, et se môler au fumier.
Q. Quelles sont les substances le plus fréquemment employées comme litières ?
R. Les substances le plus fréquemment employées comme litières sont : les pailles de toute espèce, les feuilles d’arbres, les mauvaises herbes provenant des sarclures, les fougères, la sciure de bois, le tan, la terre de savane, la terre ordinaire, &e., &c.
Q. Comment s’emploient les litières ? .
KR. Quelques litières, comme les pailles, les mauvaises herbes, les fougères, &c. sont étendues sous les animaux, et leur servent de lit. D’autres, comme la terre ordinaire, la terre de savane, et toutes les substances terreuses, doivent être étendues dans l'allée qui se trouve en arrière des animaux. Ces dernières litières n’ont d’autre objet que d’absorber Ja partie liquide du fumier, et d’en augmenter la quantité.
Q. Comment agissent les Zitières ?
R. Les lüiéres agissent de plusieurs manières : 1° les litières pailleuses, employées sous les animaux, contribuent à les tenir dans un grand état de propreté ; 2° les litières pailleuses, de même que la terre ordinaire, ou les substances terreuses, retiennent les urines et la partie liquide des fumiers qu’on appelle purin ; 3° elles augmentent la quantité des engrais et leur qualité.
Q. Les urines des animaux et la partie liquide des fumiers ont-elles une grande valeur ?
R. Les urines et la partie liquide des fumiers, ou purin, ont beaucoup plus de valeur qne la partie solide, et on ne doit rien négliger pour les recueillir et les conserver.
Q. A part l’emploi des litières, connaissez-vous .
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