‹ Petit manuel d'archéologie grecque d'après J.P. Mahaffy [microform]Chapitre 13 sur 25 · CHAPITRE VIU Cbronolosic et mctroI»S»c · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIU Cbronolosic et mctroI»S»c

1 V ™nfl./.tnitmue — Noms des mois atliôuiene. — Chronologie matliumatique. x-i ,

Le calendrier athénien : mois et décades. - 1;'^^' ^*'^"'

Ues olymi.iades. - Métrologie. - Mesures de longueur^

Mesnrcs de capacité. - Poids et monnaies. - Les

poids! - Les monUes. - La numération. - Conclus.on.

Chronologie mathématique. - Les Grecs, comme tous les autres peuples de l'antiquité, avaient pris pour mesure du temps les mouvements des corps célestes. Mais, ils ne devaient pas tarder à s'apercevoir combien il est difficile de faire concorder les mois et les années avec les changements des saisons-

Trois sortes d'unités chronologiques s'offraient à eux: le jour naturel, le mois lunaire, les saisons solaires. Le jour mturel étant de durée variable, ils le rendaient à peu près fixe en constituant le jour

CHRONOLOGIE ET MÉTROLOGIE. 133

civil par l'addition du jour et delà nuit (vv.efltxgr.ov) ; le mjchthémère commençait au coucher du soleil. La révolution de la lune autour de la terre servit à fixer le mois (.£/.âv). Enfin, l'année solaire étant très difficile à déterminer, les anciens Hellènes ne surent d'abord distinguer que deux saisons : la saison chaude (ôépo;) et la saison froide (/.sepiwv) ; il les délimitaient à l'aide des Pléiades qu'ils voyaient se lever le matin en été, se coucher le matin en hiver. Au temps d'Homère ils connurent trois saisons proprement dites «pat : le printemps (êao), l'été et l'hiver, et une arrièresaison (o7rf;)pa) entre l'été et l'hiver ; cela revenait à la division actuelle en quatre saisons.

Le problème que les Grecs cherchèrent à résoudre était le suivant : faire concorder les mois lunaires avec l'année solaire. Ils imaginèrent l'année lunisolaire. L'année au temps d'Homère était encore mal. fixée : les 350 bœufs du soleil, dont parle le poète, pouvaient être une ébauche de l'année lunisolaire. Cléobule de Lindos comparait l'année à un père de 12 fils, lesquels ont chacun 30 filles. On voit aussi le peuple athénien distribué, comme l'année elle-même, en 4 phylœ (saisons), 12 phratries (mois) et 360 gentes (jours).

Primitivement on compta 12 mois lunaires de 80 jours chacun. Plus tard, pour les faire mieux concorder avec le cours de la lune, on les fit alternativement de 29 et 30 jours, ce qui formait une moyenne égale à

29 jours 1/2, durée approchée de la révolution synodique de la lune. Les mois de 30 jours s'appelaient mais pleins, p^vs; Tr^oet;, ceux de 29 jours mois creux, l^Hvi; y^oïlot. Mais Cette méthode de compensation formait une année de 354 jours, c'est-à-dire une période de temps trop courte de 11 jours par rapport à l'année solaire. Il fallut recourir à des intercalations pour maintenir les saisons à leur place.

C'est alors qu'on inventa des périodes intercalaires. On intercala tous les 2 ans, puis tous les 3 ans, un troisième mois qu'on plaçait à la fin de l'automne. Au temps de Selon, la période intercalaire fut de 8 ans, octoétéride (5 années ordinaires de 12 mois, 6 pleins, 6 creux, et 3 années intercalaires de 13 mois, 7 pleins, 6 creux). Enfin, au temps de Périclès, l'astronome Méton établit un cycle de 19 ans, ewneadecae^eride, qui porte son nom: 255 mois lunaires y étaient considérés comme équivalant à 19 années solaires ; et, sur ces 19 ans, 7 étaient intercalaires.

De toutes ces réformes, il résulta pour les Athéniens eux-mêmes une certaine confusion dont nous trouvons un témoignage dans les JVwe'es d'Aristophane: les Nuées se plaignent fort plaisamment de toutes ces mutations, où les dieux, disent-elles, n'entendent rien, ce qui fait que souvent ils se trompent sur le jour des sacrifices et sont réduits à se passer de dîner.

Noms des mois athéniens. - Les noms des mois variaient suivant les pays. Nous nous con-

tenterons de donner ceux des mois du calendrier athénien.

L'année commençait avec le solstice d'été; le premier mois (21 juin au 21 juillet) était appelé Hécatoynbœon; ce mois-là on célébrait annuellement les Panathénées, et tous les quatre ans les Grandes Panathéiées. Le second mois s'appelait Méiagitnim ; le troisième Boédromion, mois des fêtes d'Eleusis ; le quatrième Ptjanepsion, mois des Apaturies ; le cinquième Mœmacterion, correspondant à novembre; le sixième Posidéon, époque des Dionyms de la campagne et du Pirée ; le septième Gamélion ; le huitième Anthestérion, le mois des fleurs avec les Anthestéries fêtes en l'honneur de Dionysos; le neuvième ElapheloUon, époque des Grandes Dionysies; le dixième Mimychion; le onzième Thargelion, moment des fêtes purificatoires en Thonneur d'Apollon, appelées Thargélies] le douzième Scirophorion.

Certains jours de chaque mois étaient consacrés à diverses divinités, par exemple le 1« et le 7 à Apollon, le 4 à Hermès, le 6 à Artémis, le 8 à Thésée. Enfin, comme à Rome, il y avait à Athènes des jours néfastes, on les disait ànofpàh;.

Calendrier athénien : mois et décades. -

Voici le calendrier athénien mis en concordance avec le nôtre.

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