CHAPITRE XXIII
l’ouvrier au repos
Le déjeuner est pris, la chopine, la portion et le fromage ; on peut rire ; le pain coûte tout près de vingt sols les quatre livres : ça rend l’ouvrier sérieux quand il mange. Il regarde passer les militaires gradés, les voitures, les belles filles. Celles qui passent tout près, on leur parle ; ça les fait rougir, ça les amuse de rougir. Ils sont coquets ; il y en a un qui a la poitrine velue et qui laisse exprès la chemise ouverte; vaniteux ! Un autre ouvrier est fier de son biceps: il le fait saillir. On regarde passer les jolis commis à moustache ; on dit
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un tas de choses aux marchandes de légumes qui poussent la voiture. Et puis il y a des vaillantises d'homme fort : Je le prendrais d’une main...
On se raconte ceci, cela : Pierre enlève le gros marteau, Jean enlève le billot... Je fais fort que ça.
On cite celui qui boit le plus, on parle du grand Jacques qui en sait de bonnes, de la grosse voix de Louis.
Le coup de cloche !
— Allons, rentrons. La gueuse, elle sonne. A b£ft la pipe ! Le vin est bon chez Taupin. Il faut y mettre seize sous. Mais il est bon. On rentre.
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