CHAPITRE VIII
soirement administrée par MM. Mettling, Meyer, de Molins, Monet, Perrin, Pissaro.
Un de ces noms m’arrête.
METTLING
Il cherche le ton rare, la note personnelle, le fin dans le fin. Épris des coloristes, il va à la découverte ; par tous les bons chemins, il va. Ses toiles ont un séduisant négligé ; il y a du dénoué dans les rubans, du dérangé dans les collerettes. C’est la peinture d’un peintre blond qui a des nerfs ; ses premiers jets ravissent les délicats : c’est une esquisse et c’est un tableau. Encore quelques touches, et la fleur de couleur se ternirait. Les peintres l’achètent. Tout ce qui s’occupe d’art à Paris a vu V Enfant aux cheveux roux. Mettling a une manière à lui, faite de naïveté et de malice, il a la haute ambition d’étonner par la grâce.