CHAPITRE XIII
l’écorce, se répand et faitsortirdu tronc noueux les jeunes rejetons. Peu abondante dans le vieil arbre séculaire, mais prolifique encore, elle fait son œuvre modeste, tandis que, s’élançant du cœur même du chêne vigoureux, elle donne d’éclatantes preuves de sa puissance féconde.
« Ils marchaient à petits pas.
« Je vous aime, dit-il. »
{Le Roman de la chair.)
Etude d’après nature : la faim (i).
« La langue devient sèche, la peau grise et terne; aux tempes des plaques jaunes, des taches vertes sous les yeux. Les affamés ont de beaux yeux doux et profonds. Il passe parfois des éclairs de colère dans ces beaux grands yeux-là ! Sous le poids léger de la
( r ) Avant le déluge.
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pauvre maigre échine, qui le croirait? les jambes fléchissent. Il y a des périodes aiguës et des périodes d’engourdissement. Au sommet de la tête, un battement régulier, continu, fait beaucoup souffrir. On est très-long à mourir, allez ! On est moins mal couché que debout; on se couche, mais on ne peut pas dormir. On est tout faible, tout étourdi... on nJa plus 'd’idées très-nettes... on se dit : Il y a soixante-douze heures que je n’ai mangé! Puis, on répète machinalement, mollement : Soixante-douze heures... soixante-douze... On s’affaisse, on se ranime; un peu de patience encore... enfin on meurt ! »
Un enterrement (i).
« Mai 1872.
« Un cortège défilait, défilait. Quelqu’un demanda :
(i) L'Evénement,