‹ Petit manuel de l'amateur de livresChapitre 12 sur 72 · Louis Figuier^ op. cit · texte numérisé non relu

Louis Figuier^ op. cit

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i^cs. On y ajoute aussi du blanc de zinc, du sulfate de baryte, du talc, du chlorure de jiiagnésium, etc. Le papier couché est surtout employé pour le tirage des similigravures, des gravures en couleur et des publications ornées de ce genre de vignettes.

On pourrait parfois confondre les papiers couchés avec les papiers simplement glacés ou satinés. Pour les distinguer, il suffit de mouiller le doi'gt et de frotter légèrement un coin de la feuille à examiner : si le doigt se salit, se couvre d'un petit dépôt blanchâtre, on a affaire à du papier couché ; dans le cas contraire, à du papier simplement glacé ou satiné.

Ces papiers plâtrés et glacés, d'une blancheur éclatante, si répandus aujourd'hui, et qui, d'ailleurs, sont de date récente, ont pour la vue de sérieux inconvénients, on peut môme dire de très graves dangers. On ne saurait mieux comparer l'effet produit par eux sur la rétine qu'à celui de la réverbéralion d'une route poudreuse tout ensoleillée ou d'un champ de neige, qu'on serait astreint à regarder. Des médecins allemands ont, il y

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a quelques années, dirigé des attaques très vives contre les papiers couchés et, en général, contre les papiers trop glacés et trop blancs.

La teinte qui semble la meilleure pour les yeux, « c'est la teinte bulle et principalement celle désignée dans les étoffes sous le nom de teinte mastic* ». Le papier de cette nuance doit même être préféré au papier vert, parce que l'encre noire apparaît rougeâtre et peu distincte sur le vert, et, par suite, fatigue la vue.

Les papiers se vendent par mains, par rames, et par rouleaux ou bobines.

La main se compose de 25 feuilles, la rame de 20 mains ou 500 feuilles.

Une bobine a de 5000 à 0000 mètres de longueur, et de 0 m. 46 à 1 m. 55 de largeur; son poids est des plus variables. La vente par bobine ne concerne que les journaux.

« On trouve du papier depuis 15 francs les 1. La Nature, 13 décembre 1890, p. 30.

100 kilos jusqu'à 15 francs le kilo. Le premier est celui des emballages ; il se compose (le paille non blanchie. Le second est celui des billets de la Banque de France ; on le tire des chiffons de toile neuve et de la ramie. Celui-ci coûtait même le double, 50 francs le kilo*.... »

Nous donnons, dans le tableau ci-contre, la liste des papiers actuellement le plus en usage, ainsi que leurs dimensions métriques ^ et leurs modes d'emploi ; quant à leurs poids, ils présentent, pour chaque sorte, de telles variations, qu'il nous a semblé plus prudent de ne risquer aucun chiffre.

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