Au début de l'imprimerie, les formats empluycs
étaient généralement l'in-folio et l'in-quarlo, et certains
auteurs ont supposé qu'aucun livre, avant 1480, n'avait
' iînprimé sous un format plus petit. » (Trad. de VEn-
Inpxdia britannica, t. Hl, p. 052, col: 1.) Néanmoins,
<ial»riel I'eignot, dans son Dictionnaire raisonne de.
bibliologie, art. Format, mentionne des éditions des plus
'•"'ils formats antérieures à l'iHO; mais on peut consi-
r ces « petits livres » comme des exceptions.
. Cf. Ludovic Lalanne, C((r'"<!f'-^ l>'>hlin(jraphiques;^
VXi,
81 li.TlT MANUEL DE L'AMATEUR DE LIVRES.
pour la petitesse de ses livres; et J. Morel, l'un dos plus grands imprimeurs de son temps, se plaignait au savant Puteanus, rival de Juste Lipse, que ses livres étaient trop petits pour la vente, et que les chalands n'en voulaient pas' ».
Les livres de format inférieur à l'in-i, les in-8 ou in-12, étaient surtout alors dos livres de piété, des « livres d'heures ».
Il est juste cependant de reconnaître que rin-8, dont l'origine est attribué à Aide Manuce, — l'inventeur de la lettre italique, dite aussi et par suite aldine, qu'une légende affirme avoir été exactement copiée sur l'écriture de Pétrarque, — avait de toutes parts rencontré bon accueil.
Au dix-septième siècle, et en dépit du succès des elzeviers, les gros et grands volumes étaient encore les plus appréciés.
Nous voyons au dix-huitième siècle le format in-4 employé de préférence par les imprimeurs de Hollande, même pour les recueils de poésies, que nous imprimons à présent, au contraire, en volumes de menues