I.E FOH.MAT
'l coquclles dimensions, en in- 18 ou in-'2i.
Mais rin-8 ne tarda pas à triompher, et il i*est pas de bibliographe de la première noitié du dix-neuvième siècle qui ne le prône 3t ne le recommande. L'érudit et conscienl'ieux Gabriel Peignot notamment insiste fQainles fois sur les mérites de l'in-S :
Nous citons de préférence les éditions I V ('crit-il dans son Manuel du bibliophile^ parce que ce format, tenant le milieu entre ies plus grands et les plus petits, nous paraît c plus décent, le plus convenable, le plus propre à former une bibliothèque qui présente an aspect régulier; d'ailleurs, l'in-S est ordilaircment imprimé en caractères assez forts pour ne point fatiguer les vues faibles. »
Et ailleurs- :
« Si un amateur ne voulait posséder qu'une collection choisie de 500 volumes, je lui conseillerais de tâcher de la former entièrement l'ouvrages de même format, et de prendre i"in-8. »
Peignot va môme jusqu'à souhaiter qu'il
1 Inllic II. 1». 13U.
"p. cit., t. II. p. 421.
Si l'ETlT MANUEL DE E'AMATEUR DE LIVRES.
n'y eut plus au monde qu'une seule espèce de formai ^ « je veux dire Tin-S : il est le plus commode, le plus apparent et le plus décent, si j'ose me servir de ce terme; il tient, le milieu entre Tin-folio et l'in-i, d'une part, et entre l'in-l'i et l'in-lS de l'autre; il les remplacerait avec avantage. Quant aux planches, cartes géographiques, gravures et tableaux imprimés, qui, trop grands ou trop volumineux, ne pourraient entrer dans ce format, on en formerait des atlas de hauteur uniforme. Alors les bibliothécaires n'auraient pas Iv désagrément de voir deux ouvrages (qui, dans l'ordre bibliographique, doivent se suivre) être séparés par plusieurs rayons par la seule raison que l'un est in-18 et l'autre in-folio : si tous deux étaient in-8, on les placerait l'un à côté de l'autre; la classification ne serait pas plus interrompue dans nos bibliothèques que dans nos catalogues les mieux faits, et ces bibliothèques procureraient le coup d'œil le plus agréable. Cepen-
1. Un seul format! Un beau rêve, que tout collection neur de livres a souvent dû faire, — mais rien qu'un rêve, hélas!
LE FOIIMAT.. 83
dant, » ajoute Peignot, — cl voilà déjà les objections qui surgissent, — « les ouvrages de })ur agrément, tels que romans, poésies, etc. , semblent exiger un format plus portatif que rin-<S, ou du moins il serait quelquefois plus commode de les avoir in-JS : réservons donc ce dernier format pour la classe des romans -fiilement... » ^
Ludovic Lalanne- patronne également le format in-8, auquel on revient toujours, » déclare-t-il.
Le format emi)loyé et vulgarisé, à partir de 1858, par l'éditeur Gervais Charpentier, et connu sous le nom de format Charpentier^
c'est un in-18 jésus ayant pour dimensions 0,117x0,185 — est actuellement le plus j répandu, pour les ouvrages de littérature du I moins, et il nous parait tout à fait digne de sa vogue, il mérite toutes nos préférences.
En voici les motifs.
Le malheur veut que la plupart des liseurs sassidus, des plus constants amis des livres
' Gabriel 1*kignot, Manuel bibliofjraphiquc^ p. 02.
Op. cit., p. 204.
■■• <:r. Edmond Wehdet, De la librairie franraixc.
.s'i PKTIT MAMEL DE LAMATEIR DE LIVRES.
deviennent m} opes, parfois même longtemps avant la vieillesse. Il leur faut tenir à la main, à proximité de leur yeux, le volume qu'ils lisent; si, au lieu de le tenir, ils le posent devant eux sur une table, cela les contraint à pencher la tcte, souvent très bas, selon leur degré de myopie : d'où une congestion plus ou moins rapide*. C'est donc d'ordinaire et presque forcément //r)'e en main qu'ils lisent. D'une fa(^on générale, on pourrait dire, presque poser en principe, — quoique les livres d'autrefois, les livres des Bénédictins, pnr exemple, fussenl, pour la plupart, des in-folio ou des in-4, — que les volumes qu'on ne peut tenir commodément d'une main, les volumes de grand (ormaii, ne sont jamais lus; ils ne sont bons (|u"à èlrc feuilletés et consultés. Aujourd'hui les lecteurs, myopes ou non, veulent leurs aises; ils demandent, ils exigent que toute gêne et toute fatigue leur soient épargnées. Il est donc indispensable
]. Do im^'ine. i)Our bien lire à haute voix, sans fatigue^ il l'iiul apin-oclicr le livre <1(.' >('s yeux, el non se pencher, sur lui. ce qui gêne certains muscles pectoraux el entrave^ la respiration : cf. Ernest Legouvé, la Lecture en action^ p. 34.
<|iie les livres destinés à être lus, à être relus '1 savourés, soient légers aux doigts, soient laciles à maintenir près des yeux. Le docteur Emile Javal, le célèbre ophtalmologiste, dont la compétence, dans les questions typographiques, est universellement connue, n'hésite pas à recommander les livres de petit format*. L'in-i8, moins grand que rin-8, pèse moins (jne lui, avec un nombre de pages égal et de même pâte de papier, et, par conséquent, fatigue moins la main.
Considérons, en outre, que nos appartements modernes, dans les grandes villes, à Paris principalement, sont exigus, et que la place nous y est parcimonieusement mesurée : J in-18 est moins encombrant que rin-8, et, sous un format plus restreint, contient ou peut contenir autant de matière. Il n'y a souv.Mit que les marges qui diffèrent.
D'autres motifs militent encore en faveur
<ln format in-18 et le font de plus en plus
pK'férer à rin-8 ^ : rin-18, de dimensions
I. (( ... Ceci nous amène adonner la préférence aux iK'lils volumes, qu'on peut tenir à la main,... )) (Emile \L, op. cit., p. 187.) '. Nous rappelons ce que nous avons dit, |)aiie GO.
KO pi-rrrr mâmtl de i/amathiii i»i: i.ivmks.
moindres que rin-8, coûte moins cher d( reliure ; il se mel plus commodément dans la| poclie; etc.
Il va sans dire que certains ouvrages d'étendue considérable, comme les encyclopédies et dictionnaires; d'autres, moins développés que ceux-ci, mais ayant néanmoins des dimensions qui obligeraient à les composer en trop menus caractères, ou à les sectionner en deux volumes, ce qu'on tient parfois expressément à éviter; d'aulres encore, accompagnés d'illustrations ou de planches, de tableaux synoptiques, etc., exigent un format plus grand que rin-l(S.
Il va de soi également que nous ne répudions pas les formats qui se rapprochent de très près du format Charpentier, celui, par exemple, de l'ancienne petite collection Lefèvre (0,105x0,166) et de l'anciennf « Librairie nouvelle » de Bourdilliat (mêmes dimensions), de la « Nouvelle Bibliothèque classique » de Jouaust (0,115x0,18), etc. Quant aux in-52 jésus (0,88x0,158), aux
que nous entendons toujours par in IS lin- 18 Jésus, (0,117X0,183), et par in-8 rin-8 cavalier {i\,V):)><iK-i:]).
IJ-: FOHMAT. S7
iii-r)6, etc., à tous ces volumes ([ui, d'une façon générale et en termes vulgaires, sont moins longs que la main, ils sont trop peu pratiques, offrent de trop nombreux inconvénients, pour être recommandés.
D'abord l'impression y est très souvent cl presque forcément microscopique; ou bien, si elle est de grosseur moyenne et convenable, le lecteur n'est occupé qu'à Iniirner les pages. En outre, par suite de cette courte justification, de Télroitesse des lignes, les règles typographiques y sont fatalement encore et fréquemment enfreintes.
Ainsi on est obligé de couper, presque à tout bout de ligne, les mots où il ne faudrait pas, ayant une syllabe muette, par exemple : fabri-que, entrepren-dre, notoi-re, etc., la place manque pour procéder régulièrement. Ensuite ces petits volumes s'accommodent mal de la reliure : les pages n'ayant pas assez (Ir marge intérieure, de fond, ni assez de jeu, ni assez de poids, ils s'ouvrent mal, quand îls sont reliés : on ne peut quasi plus s'en -( r\ ir. Les travailleurs, qui, — au risque de scandaliser et d'indigner MM. les bibliophiles
88 PETIT MAM El, DK I/AMATEl R DE LIVUES.
et bibliotaphes, — ont parfois besoin d'inscrire quelqne annotation sur les marges de leurs livres, ne peuvent le faire avec ces « éditions diamants » : ici encore, la plar* manque. Elles n'ont leur utilité que pourlco ouvrages qu'on désire emporter avec soi, les vade-mecum qu'on tient à avoir toujours dans sa poche, afin de les consulter ou do les relire à volonté, tels que certains manuel?, guides, indicateurs, etc., ou des chefs-d'œuvr< comme les Fables de la Fontaine, les 0(h d'Horace, les Satires de Régnier, le T/h'^Vi de Molière ou Racine, etc.
M. Emile Leclerc résume ainsi, dans son Nouveau Manuel complet de typographie^ l'emploi des formats :
« L'in-plano n'est guère employé que pour les affiches, les placards, les textes destinés à accompagner les planches, les tables chronologiques, les tableaux synoptiques, les imprimés administratifs et autres ouvrages du môme genre....
« L'in-folio est réservé pour les impressions de luxe, pour les ouvrages de recherches. 1. Paore 288.-
LE FOlîMAT. 89
que l'on consulte parfois, mais dont on ne se ^'^ri pas habituellement.
L'in-4, très usité autrefois, s'emploie pour les dictionnaires, mémoires, rapports, ouvrages scientifiques et ceux qui contiennent des tableaux ou des opérations exigeant une grande justification.
« L'in-8 joint l'élégance à la beauté ; l'usage cii est fort commode, et il figure agréablement dans une bibliothèque. C'est le format préféré des lecteurs en général et des bibliophiles en particulier. Il convient à toutes sortes d'ouvrages; il tient le milieu, pour les dimensions et pourles caractères, entre tous les autres formats : c'est le type le plus répandu.
« L'in-1'2 est généralement adopté pour les < lassiques, les romans et autres ouvrages usuels, qui en rendent l'emploi assez comnim....
L'in-lO s'emploie pour les livres d'instruction et de récréation.
« L'in-18, d'usage fréquent, est surtout le format des romans.
La double couronna en in-10 remplace le ,1 'MIS en in-18; la grandeur du volume est la
<.)(i PETIT MAM EL DE L'AMATEI'U r>E LIVRES.
môme, et l'impression des quarts, demis et trois quarts (de feuille) se fait sans perte de papier*. »
1. Nous avons déjà noté que certains in-12, in-10 et in-18 ont les mômes dimensions, et peuvent être considérés connne « synonymes ». Inutile de faire observer que, dans la citation précédente de M. Emile Leclerc, les formais mentionnés manquent de précision, qu'il eût été bon de dire de quel in-4, de quel in-8, in-12, in-lG, etc. il s'agit, puisqu'un in-4 peut être plus petit qu'un in-s (in-4 écu < in-S colombier), un in-8 plus petit qu' in-12, etc. (Voir ci-dessus p. GO, et le tableau de la page 7 Mais, encore une fois, l'usage est fréquent de désigna les formats par le nombre seul des plis de la feuille, sai faire connaître les dimensions de celte feuille, la sorte papier employée : jésus, raisin, colombier, etc., et de donner ainsi de ces formats qu'une idée approximative.
L iiii|)i iiHMic « iiiùre en naissant » ; sa glorincntion. — « Ménage-i vos yeux » : pas de livres impriniùs en caractères trop lins. — Le point typographique. ŒU d'une lettre"; corps', force de corps ; haxUrur en papier; talus; approche \ queue; pleins; déliés; obit ou apex, empattement; espaces; cadrais ;-cadratins; demi-cadraLips; gai'nitures ou lingots, etc. — Anciens noms des caractères d'imprimerie avec leur force de corps. — Caractères : romain (romain Didol, Raçon, Grasset, etc.; caractères distinctifs del'Im- ]tnmerie nationale) ; e/z''i'<'r, italique. — Caractères de fantaisie : allongée, alsacienne, antique, classique, égyptienne, ildlienne, latine, normande, etc. — Casse. — Police des leltres. — Empreintes. Ciichage et stéréotypie. Procédé nnnslatique. — Machines à composer : linotype, èlectrotypographe, etc. —Avilissement de la Iii)rairie. — La correction typographique. —Plus de correcteurs. — Aucun livre sans faute.
L'imprimerie, cette invention qui, selon le mot de Louis XII, « semble estre plus divine 'lue humaine' », atteignit, dès l'origine et
' Déclaration du 0 avril 1513, Cf. G.-A. Crapklet, "les pratiques el littéraires sur la typographie, l>. "^8, qui constate encore (p. 2) que « l'art typographique..., cette admirable invention était regardée coinine l'œuvre de la divinité même, » et (p. ij) que, a dès ses premières œuvres, l'imprimerie fut divinisée ».
!t2 PETIT MANl El, DE l/AMATEUU DE LIVRES.
presque d'emblée, un degré de perfection qu'elle n'a jamais dépassé. « Le Livre mériterait la devise Nascendo ninlurus, mûr en naissant (qui accompagnait, au xvi^ siècle, les portraits de Gaston de Foix, et formait la légende d'un emblème : une plante aussitôt mûre que poussée).... On peut dire que, dès l'instant où Gutenberg eut l'idée de séparer les caractères, de les placer dans la forme e^ alignant des mots, d'encrer le tout et de tir^ sur papier une épreuve de la compositic ainsi obtenue, le Livre était parfait. Tout plus pouvait-on entrevoir, dans un tem] prochain, quelques modifications de détail: l'imprimerie était mûre, mûre en naissant'. » Et l'on peut dire encore que nulle part, dans ces premiers temps, on n'a fait mieux qu'en France. Le plus ancien historien de l'imprimerie parisienne, André Chevillier (IGoCnOO), invoquant l'autorité dun écrivain d'outre-Rhin, le constate en ces termes : « Si les Allemands ont eu la gloire d'avoir inventé l'imprimerie et de l'avoir pratiquée les pre-
1. Henri Bouchot, le Livre^ V Illustration, la Bel in. re. p. 10.
miers, les Français ont eu celle de s'ôtre distingués dans cet art, et de l'avoir porté jusqu'au point de sa dernière perfection. Un savant Allemand, Henry Meibomius (1555i()'25), qui écrivit, l'année 160i, le C/ironicon Riddaghusense^ en tombe d'accord, quand il dit : « Quod scribendi genns ut Monguntia^ « in Germania inventum, ita apud Italos « excultum, et in Galliis demum perfectum « est ». Ce sont les Français qui ont fait les plus beaux ouvrages de l'imprimerie* ».
Fne autre particularité à noter, c'est que l'invention de l'imprimerie, en même temps qu'elle donnait au Livre, dont elle abaissait considérablement le prix de revient et par suite le prix de vente, une soudaine et très grande extension, en amoindrissait aussi les mérites artistiques et la somptuosité. C'est, du reste, une règle générale et infaillible : ce qu'on gagne en quantité on le perd en qualité.
A propos de l'impression, nous adresserons
Viulré Chevillier. V Origine de l'imprimerie de Paris.
'J4 1>ET1T MAMEI. DE LAMATEUR DE LIVRES.
encore une fois aux lecteurs la recommandation que nous leur avons faite en parlant des papiers : « Ménagez vos yeux ! »
Donc, à part les dictionnaires et ouATag-es de référence, à part les sommaires, les notes, index, tableaux, etc., où l'on est bien obligé de réduire et serrer le texte, pas de livres imprimés en caractères trop fins, et, pour préciser, en caractères inférieurs^ au « corps huit». On sait que les caractères d'imprimerie, — qui sont composés de plomb et d'antimoine ou régule (environ 4 de plomb pour 1 d'antimoine), — se mesurent et se classent par points, quel que soit d'ailleurs leur genre, qu'ils appartiennent au romain^ à VelzGvier ou à Vitalique : nous verrons dans un instant ce que signifient ces noms. Le point, unité typographique, dont l'invention est due à Fournier le jeune (1712-1708), na pas une valeur absolument fixe et partout la même. « Le point de l'Imprimerie nationale mesure 0 ""^,40. Certaines imprimeries se servent encore du point Fournier, de i)""\7)b.... A Paris, on emploie généralement le point Didot, un peu plus récent, qui est précisé-
ment le sixième d'une ligne de pied de roi, soit 0""",376 (0"'"\r)8) ; il faut 27 points Didot iMMir faire un centimètre ^ »
IVatiquement le « corps un », c'est-à-dire ' !ype de caractères qui aurait cette micro-
opique hauteur, ne se fabrique pas; et les « corps » ne commencent guère à exister et à
"inployer qu'à partir du « quatre » ou du inq ». Le corps huit a une hauteur d'un , Il plus de trois millimètres (0™'",o8 x8), en mesurant non pas Vœil ou sommet des lettres basses, dites aussi lettres courtes : a, c, e, i^, în, n..., mais celui des lettres longues hautes c\ basses : les lettres longues hautes sont : Jt. d, f, h, 1, t; les lettres longues basses : g, j. p, q, y. Uodl d'une lettre est, en d'autres I rmes, la partie saillante qui forme Timpression de cette lettre ; et le corjjs ou la force de corps est la hauteur totale de cette partie saillante, hauteur calculée du sommet des Icllres longues hautes : b, d, f..., à l'extrémité inférieure des lettres longues basses : g,
1. Emile Javal, Physiologie de la lecture el de V écriture^ p. 213.
2. Cerlains typographes classent l'i (à cuuïjc du poinl) l'i'iiiii les lettres longues hautes.
90 PETIT MxVNUEL DE L'AMATEUR DE LIVRES.
j, p...; autrement dit, et selon la définition de .M. le docteur Javal*, « la distance qui sépare l'alignement supérieur de l'alignement inférieur des lettres longues ».
On nomme hauteur en papier ou simplement hauteur la dislance du pied de la tige de cette lettre à la surface de son œil. Cette distance doit évidemment être la même pour tous les caractères, puisque tous sont destinés à être employés ensemble, à figurer dans la même composition, à l'effet de produire une impression simultanée et commune. La hauteur en papier est, en France, de 62 points et demi, soit 25 millimètres et demi.
Le môme corps peut avoir et a ordinairement plusieurs variétés d'œil, et un caractère est gros œil ou petit œil, suivant les dimensions plus ou moins grandes données à la lettre ou au signe en relief, au détriment du talus : on appelle ainsi la partie inclinée du sommet de la tige des caractères qui se trouve d'un seul côté de l'œil dans les lettres longues ou accentuées, et des deux côtés