‹ Petit manuel de l'amateur de livresChapitre 47 sur 72 · Id., op. cit.. [>. ISl · texte numérisé non relu

Id., op. cit.. [>. ISl

V Odyssée l'était en maroquin bleu. On pourrait aussi consacrer le violet aux œuvres des grands dignitaires de l'Église, le noir à celles des philosophes, le rose aux poésies légères, etc., etc. Ce système offrirait, dans une vaste bibliothèque, l'avantage d'aider les recherches en frappant les yeux tout d'abord. On pourrait aussi désirer que certains ornements indiquassent sur le dos si tel ouvrag sur l'Egypte, par exemple, concerne l'époqu^ pharaonique, arabe, française ou turque qu'il en fût de même pour la Grèce antique, la Grèce byzantine ou la Grèce moderne, la Rome des Césars ou celle des papes*. »

Jules Simon, qui possédait beaucoup de livres, « l'une des bibliothèques les plus nombreuses et les mieux tenues qu'on pût voir alors à Paris, entre toutes les bibhothèques privées ^ » se servait aussi des couleurs pour différencier et catégoriser ses livres. « L'histoire et la philosophie, comme

1. Ainbroise Firmin-Didot, V Imprimerie^ la Librairie et la Papeterie à V Exposition universelle de 1851 , Rapport du xvir jury, pp. 72-73.

2. Léon SÉCHÉ, la Bibliothèque de Jules Simon : Revue bleue, 14 juin 1902, p. 706.

des personnes graves, étaient habillées de couleurs sérieuses, en noir ou en marron foncé ; le roman et la poésie, car il en faut bien un peu dans la bibliothèque d'un sage, recevaient un vêtement plus clair : bleu de roi, vert d'eau ou jonquille; les voyages et les mémoires allaient du violet au grenat, ("était là leur marque distinctive, leur nu- 'iiéro de classement. De même que dans Tanlenne armée, on reconnaissait les grenadiers et les voltigeurs à la couleur jaune ou rouge de leurs épaulettes, Jules Simon reconnaissait ses livres à la couleur de leur habit. Il n'avait, pour se guider, ni fiches ni catalogue. Quand il avait besoin de consulter un ouvrage, il allait tout droit au rayon où il >(' trouvait. Il est vrai qu'il était servi par une mémoire prodigieuse'.... »

On ne lira pas non plus sans profit les très judicieuses réflexions suivantes de Charles lUanc, extraites de sa Grammaire des arts <l(''coratifs ^ :

« Plus le livre est sérieux, plus il est séant

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