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livre une notable et très légitime plus-value : elles permettent de le faire relier au besoin un plus grand nombre de fois, elles prolongent sa durée, en même temps qu'elles ajoutent à sa beauté artistique.
Le mieux, du reste, pour vous, pour vos in-18 cartonnés à la Bradel, c'est de faire seulement rogner et jasper la tête de ces livres, et en ébarber la tranche gouttière et la queue. La tête a besoin d'être rognée, égalisée, afin que la poussière pénètre moins dans le livre; c'est pour le même motif qu'on la dore ou la colore, qu'on la brunit à l'agate ou qu'on la jaspe.
Quant aux volumes de recherches et de référence, dictionnaires, manuels, etc., destinés à être fréquemment consultés, et que vous avez revêtus d'une demi-reliure, il est bon d'en faire rogner légèrement non seulement la tête, mais les deux autres tranches, afin de pouvoir feuilleter plus aisément ces ouvrages. Souvent même, pour certains de cee volumes d'usage constant et de fatigue, on arrondit les angles des pages, ce qui empêche tant soit peu celles-ci de se replier et
de se corner, et rend aussi le feuilletage plus facile.
A propos des marges des livres, doit-on conserver les fausses marges, ou doit-on les supprimer à la reliure? On sait ce qu'on entend par fausses marges. Les livres tirés sur papier de choix, hollande, chine, japon, etc., ofl'rent tous cette particularité, due aux nécessités du tirage, que les marges extérieures (ïnn certain nombre de feuillets dépassent, et souvent de trois ou quatre centimètres, les marges correspondantes des au 1res feuillets.
Ces fausses marges, qu'on a qualifiées de monstrueuses inégalités, sont de véritables nids à poussière, et il nous semble, comme à Tauteur du Livre du bibliophile^ qu'on a grande raison de les rogner : « elles proviennent, non d'une intention artistique, mais • ! Une nécessité matérielle; ces différences dans la dimension des papiers, loin d'être un f>niement, donnent aux livres un aspect irré- - 1 lier qui ne saurait être agréable ».