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1 sans établir ni classes, ni divisions, ni subdii visions, c'est-à-dire : Bible, non à Théologie, I mais à la lettre B...; Code, non à Jurispru- ^' DENCE, mais à la lettre €...; Logique, non à ( Philosophie, mais à la lettre L... » ; etc. h M. Léopold Delisle écrit, de son côlc, et I on ne lira pas sans intérêt ces lumineuses considérations :
« Combien de fois n'est-il pas arrivé aux meilleurs bibliothécaires de ne plus savoir exactement, quand ils reçoivent la suite d'un ouvrage, dans quelle casedu catalogue méthodique ils en ont, peu d'années auparavant, placé les premiers volumes? Comment les différents employés qui travaillent simultanément ou successivement dans une bibliothèque peuvent-ils s'astreindre à suivre, avec une rigoureuse uniformité, des règles qui n'ont rien d'absolu, qui reposent parfois sur des idées vieillies et dont la raison d'être a disparu dans les évolutions ou les révolutions qui, de temps à autre, viennent transformer le champ des sciences et des arts comme celui des institutions? L'expérience n'a-t-elle pas d'ailleurs suffisamment démontré que
très peu de lecteurs sont en état ou prennent la peine de s'orienter dans le dédale des catalogues méthodiques les plus perfectionnés? De là le discrédit dans lequel sont tombés les catalogues méthodiques, auxquels tendent de plus en plus à se substituer des bibliographies spéciales, dans lesquelles celui qui étudie un sujet déterminé trouve l'indicatioii de tout ce qu'il a intérêt à connaître, n seulement en fait d'ouvrages propremen dits et de mémoires publiés à part, mais encore en fait de travaux ou de communications insérées dans les recueils de tout genre.
« Mais, si Ton peut renoncer à un catalogue méthodique, ou du moins en ajourner l'exécution, il convient d'être toujours à môme de connaître les ressources qu'une bibhothèque présente pour l'étude d'une question, et de trouver une publication dont on ignore le nom de Fauteur. On atteindra ce but à l'aide d'un répertoire dans lequel les ouvrages seront enregistrés suivant l'ordre alphabétique des mots qui caractérisent les sujets traités dans ces ouvrages. Pour établir
ft| ce répertoire, il faut relever chacun des mots [;■ caractéristiques que renferme le titre du livre, en prenant soin, autant que possible : I" de traduire ces mots en français, quand le livre est écrit en langue étrangère, morte ou vivante: 2" de ramoner à un type unique les ; diverses formes sous lesquelles se présentent les noms d'hommes et de lieux; 5« d'adopter toujours le même mot pour répondre à la même idée, quand cette idée peut être exprimée par plusieurs synonymes*. »
C'est là, en effet, on le devine aisément, le point délicat et difficile : adopter toujours le même mot, — le même mot-souche, — ♦ pour répondre à la même idée ou à des idées de même genre, quand surtout les titres des ouvrages « renferment des mots très différents pour exprimer des idées semblables ou analogues- ».
Prenons pour exemple, toujours avec M. Léopold Delisle'% — « les récentes publications relatives à l'aérostation. Si l'on s'en