Ibid
tenait strictement à l'énoncé des titres, cepublications seraient partagées en plusieurs groupes, sous les rubriques : Aérien (Navire). AÉRIENNE (Locomotion), Aérienne (Naviga tion), Aériens (Voyages), Aéronautes, Aéro NAUTIQUE, Aérostat, Aérostation, Airs (Voyages dans les). Ballons. Ce système esl admis sible, surtout pour le premier établissement du répertoire; mais, à un moment donné, il sera bon de rassembler sous une seule ci môme rubrique toutes les indications rela Uves à l'aérostation, sauf à représenter les autres rubriques par une simple mention avec renvoi à la rubrique adoptée comme type principal. On aurait ainsi ces articles de rappel :
Aérien (Navire) : voir Aérostation.
AÉRIENNE (Locomotion ou Navigation) :
voir Aérostation.
Aériens (Voyages) : voir Aérostation.
Ballons : voir Aérostation. »
Et, sous cette rubrique générale Aérostation, on rangerait tous les titres d'ouvrages
(^LASSIFK^ATION BIBMOGIUPHIQUE. n\
se rapportant aux rubriques particulitM('s :
AÉRIEN, AÉRIENNES, etc*.
Mais, comme un lien existe entre toutes les branches du savoir humain, et qu'on peut avoir besoin, dans les travaux bibliographiques, de saisir ce lien, de tenir ce fil, pour se guider à travers ce lacis de ramifications, et se reporter d'une science à une autre, les Américains ne se sont par arrêtés à leur Dicllonary-Catalogue; ils ont cherché un système qui pût embrasser toutes les questions, même les plus menues, et aussi qui fût indépendant des pays et des langues, susceptible d'être rapidement sinon instantanément compris de tous les bibliographes, de tout le monde.
La Classification décimale, imaginée par M. Melvil Dewey, directeur de la Bibliothèque de l'Etat de New-York et président de l'Asso-
1. Voir, dans l'ouvrage cité dr .M. Léopold Dklisle, p. 37-30, la hihliograpliie détaillée de ce mot-souche
AÉROSÏATIOX.
232 l^ETIT MANUEL DE L'AMATEUR DE LIVRES.
cialion des bibliothécaires américains, a fait grand bruit, il y a une douzaine d'années, et Ton a pu croire un instant qu'elle serait à même de remplir ces desiderata. Au mois de septembre 1895, une Conférence bibliographique internationale s'est tenue à Bruxelles, sous le patronage du gouvernement belge ; elle a décidé la création d'un Institut international de bibliographie, et provoqué la formation d'un Office international, subventionné par les gouvernements, « pour préparer un Répertoire bibliographique universel et assigner aux publications faites dans les divers États la cote de classement que devra recevoir chacune d'elles et qui sera apposée sur les exemplaires de toutes les bibhothèques affiliées à l'Office international* ». D'autres conférences analogues eurent lieu à Londres ou 1S1I0, et à Bruxelles en 1898; mais de nombreux désaccords se sont produits entre les promoteurs de ce mouvement, qui s'est peu à peu trouvé enrayé et arrêté.
Néanmoins, l'Office et l'Institut internatio-