‹ Petit manuel de l'Apostolat de la prière [microforme]Chapitre 99 sur 123 · TI. — LES DOULEURS DE MARIE · texte numérisé non relu

TI. — LES DOULEURS DE MARIE

Comme la vie de JÉSUS-CHRIST, la vie de MARIE ne fut qu'un long martyre. La prévision des dernières douleurs et de la mort cruelle de son divin Fizs; la vue des persécutions et des mépris dont il fut l’objet, dès sa naissance ; le sentiment toujours présent de l'ingrati, tude des Cnrétiens, ses enfants, envers leur Sauveur, et de la perte éternelle d’une multitude d’entre eux, remplirent son cœur d'une tristesse inconsolable : — Ce ne fut, sans doute, qu'au pied de la croix, dit-Elle un jour à sainte Brigitte, que le glaive prédit par Siméon transperça tout-a-fuit mou âme ; mais, le jour de cette prédiction, la pointe y pénétra, et toute ma vie, je la sentis me déchirer sans relâche. ” (/évél. de sainte Brig. liv. 6. c. 65.)

La Résurrection de J'ÉSUS et son Ascension glorieuse ne mirent pas fin aux douleurs de MaRiE. C'était déjà assez de la perte des âmes pour fermer à la joi: son cœur maternel ; mais, désirant réparer d'avance notre ingrat oubli des souffrances et de l’amour de J'Ésus, Elle voulut encore consacrer les dernières années de sa trèssainte vie à honorer la Passion de son divin Fils en se

hourrissant, tous les jours, du souvenir amer de ses ignominies et de ses tourments. (Æérél. de sainte Brigitte, liv. 6. c. 65.) Parmi les douleurs de MARIE, l’Egli e en signale particulièrement sept à la compassion des fidèles : celles qu’Elle éprouva :

1. Lors de la prédiction du saint vieillard Siméon ; 2. Quand Elle dut fuire en Ezypte et demeurer en cette terre étrangère, pour soustraire son Fils à la fureur "jalouse d'Hérode ; 3. Quand Elle chercha, pendant trois jours et trois nuits, le divin Enfant demeuré à Jérusalem ; 4. Quand Elle rencontra J ÉSUS sur le chemin du Calväire :

5. Quand les bourreaux transperçèrent les picds et les mains de Jésus et l'élevèrent en croix; 6. Quand J'ÉSUS expira sur la Croix, et qu’un soldat

perça son sacré côté de sa lance; 7. Quand le corps inanimé de JÉSUS fut remis entre ses bras et puis enseveli.

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