‹ Petit mois des âmes du purgatoire [microforme]Chapitre 10 sur 38 · SEPTIÈME JOUR CONSOLATION · texte numérisé non relu

SEPTIÈME JOUR CONSOLATION

1 Nous l’adressons à tous cette page À écrite seulement pour la consolation À d'une seule âme. Nous tous qui aimions et à qui la mort a ravi ceux | que nous aimious, nous avons tous | besoin des mêmes paroles qui élè- | vent et qui apaisent.

1 “Vous ne pouvez vous faire à la | pensée de ne plus trouver nulle part { sur la terre celle dme à laquelle votre vie semblait altachée. Elle est À douloureuse, bien äouloureuse cette 1 séparation qui est venue déchirer votre cœur, mais rappelez-vous que | nos liens ne se brisent qu’en apparence. Dieu, qui les a formés sur la terre, transporte au ciel ceux que nous aimons pour nous forcer à lever les yeux vers leur éternelle habitation. L'œil chrétien regardé l’autre monde, mais l’œil du cœur s’ar- | rête sur un vide désolant. Vous 1 Surtout qui pouvez espérer le salut de Votre sœur, ne lui enviez pas la

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société des anges. Sa vie pieuse,-sa mort édifianie, font présager qu'elle ette page jouit d'un bonheur que vous ne pounsolation viez lui promettre ui lui donner. Di- 18 qui ai. es plutôt, en pensant à son absence: "AVI ceux Nous nous reverrons bientôt et rien ons {ous he viendra plus nous séparer !— | qui élè- pus donc plutôt sur vous que sur elle.

faire à la f ‘“ÆEntrons dans les vues divines : ulle part Dieu nous frappe quand il veut, et | ruelle vo- à l'endroit le plus sensible. La foi Elle est seule nous aide à faire ces sacrifices se cette naturellement impossibles. Un chrédéchirer jen ne. peut s'afliger comme ceux .

ous que qui n'ont pas d'espérance. Parlez

Deu aux hommes, mais beaucoup à Dieu de votre chagrin. Pleurez, mais résignez-vous ! N'oubliez pas qué ‘pleurer est un soulagement, mais ce n'est pas aimer; et il faut en tout temps aimer Dieu qui est si bon lors [même qu’il nous afilige. Lui reprocherez-vous d’avoir récompensé de D ses souffrances celle qui lui avait fait un si généreux sacrifice de sa .

jeunesse, de sa beauté, de sa fortune,

en appamés sur eux que cer à leelle hade l’aueur s’ar- , Vous le salut Z pas la

et de sa vie? Rappelez-vous le monent solennel où le prêtre, sans baisser la voix, lui vint dire: ‘ Sortez, âme chrétienne, sortez de ce monde!’ Et comme elle répondit avec un angélique sourire: ‘ Oui, mon Dieu, tout de suite si vous le voulez !'"’— Elle était donc prête pour ce voyage { sans retour | Si, comme tant d’au- { tres, elle n’eût pas été prête ou que son regret de quitter la Ÿie, ceux qu'elle aimait, se fût trop vivement manifesté, ah ! je l'avoue, vous pourriez pleurer d’avoir vu à son heure suprême que Dieu: n’était pas son seul désir, son unique pensée ! Il n’en a point été ainsi, elle est morte | comme meurent les saints. Elle s’en- . vola vers le lieu du bonheur où l’attendait, pour la couronner, le Dieu qu’elle aime tant. Regardez le ciel, À et ce regard soutiendra votre cœur | À brisé. Allez devant le tabernacle. | | Que faire ailleurs d’un cœur désolé 4 qui, à tout moment, cherche à s’ac- À | crocher aux créatures? Souffrez au- E près de Jésus-Christ, vous souffrirez Ë

= — en aimant. L'amour adoucit toutes choses, et console de rester sur |.

terre après le départ de ceux que nous aimiqns plus que nous-mêmes.”?

Mon Jésus, miséricorde. (5 fois.) : Doux cœur de Marie, soyez mon salut. (5 fois.) HUITIÈME JOUR CONSOLATION.

Notre-Seigneur Jésus-Christ vou: | lut, pour notre consolation, expérimenter l’amertume que fait sentir au |: :

cœur humain la perte de ceux qu’il

on | aime. | | A Il ‘ Lazare n’était que son ami, dit | te Mgr de Ségur ; Jésus allait le ressus- | n- citer, il le savait, et cependant ila & it. voulu éprouver, pour les sanctifier, E :

u les douloureuses émotions de la sé- |

1, £ -paration, 4 a voulu pleurer. Quand fr | elles sont vivifiées par le divin a 1°.

3, mour, rien de plus sanctifiant que F

les larmes. : | Fe |

“La mort de ceux qui nous sont |.

intimement chers est, on peut le dire, la douleur des douleurs. Vous voyez £.

ce cercueil, me di vrier

fille n'avait q ien,

je le déclare, j'aimerais mieux endu-

rer six fois les Souffrar ces, bien hor.

l’agonie

» et pour ces

a Si bien appelées leur folle, il n a |

l0n: celle qu leu! Prè

— Vous devez être bien malheureuse, :

disait-on à une mère fortement chré- À :

tienne qui venait de perdre sa fille. | … —Malheureuse ? répondit-elle douce- | ment, oh ! non ! je souffre bien ; mais je sais que mon enfant est avec Dieu.

—Mon cœur est brisé, disait un | … pauvre père à qui on rappelait la | * mort de son fils, l’unique soutien de | sa vieillesse, mais j'ai tout de même une grande joie au fond de ‘âme: | Mon enfant est sauvé ! Vous savez |:

ce qu'ilétait pour moi; vous savez | :

comme je l'aimais et comme il m'ai- | mait : Eh bien, st le bon Dieu me |:

1e é proposait de me le rendre jen ac- |.

Z, | ceplerais pas. Mon fils est sauvé, | IS sauvé pour l’élernilé : Tout le reste |:

À n'estrien ! 0 ue e —‘ Voilà que votre fils est en as- |:

i surance et possède le salut éternel: |:

) <crivait à une mère, S. François de | Sales. Le voilà écharpé et garanti:

du désir de le perdre !.… C’est pour | de favoriser cet enfant que Dieu l’a |, sauvé de bonne heure... Oh! qu'il | vous sait gré du soin que vous avez |.

eu de lui ce peu de temps qu'il a été à votre charge, et surtout des dévotions faites pour lui. En échange, il prie Dieu pour vous et répand mille souhaits sur votre vie afin qu'elle soit de plus en plus conforme à la volonté céleste, et que par là vous puissiez gagner le ciel dont il jouit. Demeurez donc en paix et tenez bien votre cœur au ciel où vous avez ce brave petit saint.”’

Les voilà, les seules pensées consolantes. Celui Lis Je pleure est au Ciel, il est à l'abra des misères… et il m'attend !

Mon Jésus, miséricorde. (5 fois.)

Doux cœur de Marie, soyez mon }

salut. (5 fois.) :

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