‹ Petit mois des âmes du purgatoire [microforme]Chapitre 13 sur 38 · acte dont la conscience vous dit · texte numérisé non relu

acte dont la conscience vous dit

‘| Ceci, certainement, incontestable- : f'ment, c’est le mal. Le prêtre n’arrive | pas pour recueillir votre aveu, l’offrir à Dieu et vous pardonner en son

… | nom: Que faire? Vous avez un cœur:

vous en tirez un souffle, un cri, une

ei des

larme, un regret, un acte d'amour, |.

un seul ! vous voilà absous, purifié, pardouné,. |. 0 hi “Cet homme qui va mourir, il | blasphémait tout-à-l’'heure ; le prêtre | est venu, il l’a repoussé ; le crucifix, | il l’a écarté de la main. C'’a été son dernier mot, son dernier acte. Puis il est tombé dans les ténèbres, et dans ces derniers .bégaiements que

l’homme n'entend plus. Les secours | …

de la religion ne pourront plus arriver jusqu'à son âme, désormais trop

avancée dans les ombres de la mort, |

Mais il lui reste son cœur: et pour être sauvé, pardonné, que faut-il ?

Un simple acte d'amour, un seul désir, un seul regret, un seul mot: | Mon Dieu, jevous aime! Hommes aveugles, qui pleurez de désespoir autour de cette couche! pendant ce

temps, peut-être, les anges empor: |

tent l’âme avec des cris de joie. Elle

a été sauvée par cet acte d'amour. | Le Purgatoire l’a reçue. |

: ‘Cet homme qui vient de se sui-

cider, oh! il a fait un crime affreux. | 4

L'Lglise se détourne avec horreur de ses restes mutiiés, et elle fait bien.

Mais enseigne-t-elle qu'il est certai-.

nement perdu sans ressources ? Non, certes : Car qui sait ce qu'a fait son âme au moment où elle partit, blessée, de ce monde ? Qui sait ce qu’elle a vu à la lueur du coup qui l’a tuée, quelle révélation iui a apportée la décharge de l’arme à feu ? Elle a eu bien peu de temps! direz-vous. Eh!

qué fait le temps ici? Un mot, un.

cri, un regard, un élan d'amour vers :

Dieu, c'est assez pour qu'elle sorte purifiée de ce monde.”

Mon Jésus, miséricorde. (5 fois).

Doux cœur de Marie, soyez mon salut. (5 fois)

DCOUZIÈME JOUR g ESPÉRANCE.

Il |

“Oh! que nous connaissons peu le cœur de Dieu! Quand l’homme:

‘va mourir, cet homme qu'il a créé | de ses mains, qu'il a surveillé avec | tendresse pendant toute sa vie, qu’il

rreur bien.

ertai-.

Non, t son bles-

u’elle’

tuée, ée la

> A eu . Eh!

ot, un.

r-vers :

sorte

fois).

; mon

ns

a talonné, frappé, blessé, illuminé,

porr le rappeler à lui, qui n’a rien | écouté ; quand il va mourir, Dieu se | prépere à lui livrer le dérnier com-

| bat, le combat de l’amour, le combat |

suprême d’une mère qui voyant que |

! son fils va lui être arraché, devient |. :

folle, devient furieuse, arrive au

paroxysme de la colère et de l'amour. |.

il descend donc, ce Dieu de bonté, !

il se penche, ce père inquiet, sur la |.

couche douloureuse où va mourir un | de ses fils. Il fait appel à tout ce | qu'il avait employé déjà pour le vaincre, lumières, grâces, tendresses, bienfaits:

de t'en avais comble, je t'en veux sccabler !

Si le malade se rend aux premiers assauts, les hommes voient le triom-

| phe, et la religion se réjouit de la | { conversion d’un pécheur. Mais, si | … J'homme résiste et entre, avant d’a- | . voir cédé, dans les ombres qui pré- | cèdent la mort, le combat ne cesse:} -.

pas pour cela ; il continue, et la vic-

‘toire peut encore rester à Dieu, alors |

même qu'il n’y a plus pour les hommes aucun moyen de le savoir.

Quand les yeux du malade sont déjà envahis par les ombres-de la mort, quand ses pieds sont froids, quand pour s'assurer qu'il vit encore ox est obligé de poser la main sur son cœur, { si la main était plus sensible elle sentirait la lutte qui continae, la lutte suprême. Il s’agit d'obtenir un mot, rien qu'un mot; moins qu'un mot, un soufille, un simple élan!

Dieu y travaille avec l’obstination de : l'amour: et qui ne sent que Dieu, llutteur habile, bien souvent doit | l'obtenir ? | ‘ Vous me direz: Que savez-vous de tout cela ? çà avez-vous pris l’histoire de cette lutte? Et mot je vous réponds: Je l’ai prise dans votre cœur. Etes-vous père ? étes-vous mère ? Ce que je dis là, ne te feriezvous pas ? Éh quoi, le,cœur de Diew [ne vaudrait pas le vôtre ! et vous | auriez l'honneur de faire pour vos | enfants plus que Dieu ne ferait pour:

[les siens? Cela est impossible —Ët

Page 1