QUATORZIÈME JOUR DEUXIÈME SOUFFRANCE
La peine du dam. |
La peine du dam, c’est-à-dire I& séparation forcée de Dieu—c'est-àdire la force irrésisiible qui, à chaque instant, éloigne brusquement
e Dieu l’âme qui,à chaque instant, s'élance par l'instinct de sa nature pour s’unir à Dieu—est certainement la peine la plus terrible du purgatoire.
On peut s’en faire une idée par le supplice d’une mère qui, appelée par son enfant sur le point d’être dévoré par une bête féroce, serait retenue par uné force invincible au moment où elle s’éncerait et cela |
non pas une fois, mais dix fois, mais cent fois.
Il y a dans ce supplice, disent les Saints, une angoisse plus sensible |: en quelque manière que la même an- |.
goisse endurée dans l'enfer. Les'| malheureux damnés n'aiment pas Dieu, leur désir insatiable et tou- { jours renaissant est de voir Dieu anéanti mais les saintes âmes du purgatoire, elles aiment Dieu, elles i'aiment d’autant plus qu'elles le connaissent,qu'elles l’ont vu,qu'elles ont compris Son amour pour elles, quelles sentent combien il a été | bon pour elles, qu’elles savent combien près de Lui et unies à Lui elles.
seront heureuses... et elles sont retenues loin de Lui! et elles ne peuveñt rien, rien pour s'approcher de Lui! C'est une soif sans mesure |:
qui n’a rien pour se désaltérer; c'est une faim sans bornes qui ne : trouve rien pour se ratsusier; C'est un poids énorme qui étouffe et dont on ne peut se débarrasser.
Ste Thérèse a éprouvé quelque
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4 chose de ces mystérieuses angoisses:
1 ‘« En vain, dit-elle, j'en voudrais.
‘| faire connaitre la nature. L'âme, J: parfois, sent un désir irrésistible de 4 Dieu qui la met dans un profond A désert où elle ne voit plus rien sur A quoi se reposer. Nulle consolation | ni du ciel où elle n’est pas encore, : 1 ni de la terre à.laquelle elle ne tient A plus. Elle est réellement confnée |, i entre le ciel et la terre, en proie à 4 une indicible souffrance, sans soulagement d'aucune sorte; ce sont les suprêmes angoisses du trépas…. | 1. O Jésus; s’écrie-t-elle, qui pourrait, |, 4 de cet état, faire une peinture fidèle? . À C'est un martyre que la nature sup- 1 porte à peine, mes os se séparent et 4 demeurent déboités; mes mains x sont si raides que je ne puis les À joindre ; et, jusqu'au lendemain, il * À me reste une douleur aussi violente 4 que si tout mon corps eut été dislo- | qué; un seul désir me consume : |.
mourir! mourir! aller à Dieu— | 1 Cet Li SI la Sainte, est celui 1 des âmes du purgatoire.
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- Dos ia Où! vous qui dvez tant: éimé qûr
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idrais : la terre et que la mort da ceux: ie À ! âme, | À ‘| vous aimiez a laissés si cruellément |. le de affligés, vous que la séparation tor- | ofond ture encore, —écoutez, écoutez le cri |” 'n sur de ces pauvres âmes qui appellent | lation leur Dieu, qui veulent leur Dieu.et |: core, ‘qui vous disent: Vous pouvez nous.
tient |, le donner, oh! donnez-nous notre:
afinée |, Dieu! rendez-nous dignes de Lui l :
oie à Mon Jésus, miséricorde. (5 fois.) : | : , sou- |: Doux cœur de Marie, ‘aus mon: |:
) sont salut. (5 fois.) ADS
pas... QUINZIÈME JOUR rrait,
èle? | Lu TROISIÈME SOUFFRANCE :
> SUP- Impuissance de se soulager ent et | elles-mêmes.
mains |. | L'état des âmes du Purgatoire,
s les dit le P, Faber, est l'impuissance la | in, il plus absolue. LE lente |: D |! Elles ne peuvent ni faire pémi- | : dislo- | | {tence, ni mériler, ni salisfare, ni | \ me : |. gagner aucune indulgeñce, ni rece- | RE PR voir les sacrements. Quelques thé- | celui ologiens assurent qu'elles ne peu- | :
| vent pas même prier pour cs A e
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: 1 Elles sont plongées dans cette nuit E
+4 profonde dônt parlé S. Jean pen-
. } dant laquelle personne ne peut plus
travailler,
Elles ont été jetées les pieds et les mains liés dans ces ténèbres ex:
À térieures où il n’y a que pleurs et
gémissements.
Elles ressemblent à ce paralytique | étendu sur le bord de la fontaine de Siloë qui ne veut faire le moir\dre { mouvement pour se soulager... et encore, il pouvait appeler à son «e- | cours, ce paralytique, et ilavait l’es- { pérance d’être entendu, mais vous,
À vous pauvres âmes du Purgatoire, voire voix désolée ne peut venir jus- -qu’à nous sans une permission spé-.
Ciale de Dieu... et quend elle vient,
| est-elle entendue ? Le Us .{ Elles Voient sur la terre une abon- Ï dance infinie de grâces dont une seule !
les soulagerait, les délivrerait peut- À être; et elles ne peuvent se les appli- | | quer à elles-mêmes, C’est le supplice continuel de l’affamé attaché tout !
près de mets abondants vers lesquels }
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