‹ Petit mois des âmes du purgatoire [microforme]Chapitre 19 sur 38 · QUATRIÈME SOUFFRANCE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME SOUFFRANCE

La vue de leurs péchés.

‘1 Les âmes dans le Purgatoire voient . A des choses de Dieu autrement que | nous. Eclairées par la lumière di- ‘| vine, elles comprenneut ce que Dieu | méritait de respect, d'amour, d'o- ‘| béissance de leur part, et tout ce qu'il y a eu de laideur, à ingratitude, | de Jâcheté dans les poor qu elles : | ont commis.

| Et cette laideur et cette lécheté, : Fo vpnes devant leurs yeux, les ac- | cablent de tant de honte qu’elles:

| cheréhent, mais inutilement, à se dérober aux regards de leurs. compagnes de touleur.

—69— | Et cette ingratitude, toujours de L - vant leurs yeux, les accable de‘tant |.

de remords qu e leur cœur est à chaque instant déchiré et qu'elles trou-: |

is.) vent une certaine satisfaction à souf: À mon frir pour expier leur peu d'amour. +} Elles ressemblent, dit un pieux évêque, à un homme qui au milieu.

d’une chaleur brülante est enve:

loppé, serré, écrasé par un manteau dont 1a pcsanteur l’accable et qui est.

comme rivé à tous ses membres. “.

oient Et sous ce manteau, sont renfer- | ; que més, comme dans leur demeure na- | re di- turelle, des vers qui se nourrissent de: Dieu la chair de cet homme et le tour- d'o- mentent par leur morsure, sans qu il. ut ce puisse s’en débarrasser. :

tude,. Et ce manteau est déchiré, sil: se ’ebles dégoûtant, et lui, ie malheureux, est. E | obligé de rester en présence de l’Etre | helé, le plus saint et le plus pur, qui le 8 ac- voit et qui éprouve à sa vue un sen- | ’elles: timent de répulsion. : Fe à se Quel état que celui-là ! quelle souf- | .

france. dans ce corps! quelie honte dans cette âme ! Ads

4 C'est l’état permanent, c'est: la A souffrance continuelle, c’est la honte

4 des âmes du Purgatoire en souvenir 4 de leurs fautes et en présence des | anges de Dieu et de Dieu lui-même.

Et à cette honte, vient s’ajouter la | pensée qu’elles auraieñt pu si facile- + | ment éviter. les fautes qui iss font souffrir !

‘“ Ah ! disent-elles, si j'avais obéi

à mon Dieu dans cette occasion où il m'en coûtait si peu ; —si je ne lui 4 avais pas refusé ce sacrifice qu’il me | demandait et qui était si léger ;—si je n'avais pas dit cette parole que ma conscience me montrait contraire à la charité ;—si j'avais voulu me donner ja peine de gagner cette indulgence si facile à gagner... je ne me verrais pas comme je me vois.! je ne Souffrirais pas comme je souffre ! ”’ Regrets inutiles! les larmes ne purifient plus quang on a laissé passer le temps de la miséricorde! ” Puissent au moins vos souffrances, 1 6 chères âmes, nous servir de leçon! :

ae

Mon Jésus, misericorde. (5 fois.)

: la nte Doux cœur de Marie, soyez mon L.

enir | 1 salut. (5 fais.) ee des . DIX-SEPTIÈME JOUR nl 2 1 CINQUIÈME SOUFFRANCE.

ile- 4 L'oubli dans lequel on les laisse.

ont 4 Se voir oublié sur la terre, oublié ?

à par ceux qu'on à aimés et qui nous E

)béi | j ont aimés, est une cruelle tor:ure EF où + 4 pour de cœur,—mais se voir oublié, &: . Jui | : ] quand on est dans le Purgaloire, |: me | | 4 alors que le cœur est devenu plus }.

si 1 délicat et que ri2n d'extérieur ne que |. vient distraire de cette pensée, doit ire | ‘4 être une douleur bien plus poignante. |: . me | | Oh! qu’elles sont justes ces plain- | - : in- |: À tes qu’un religieux a entendues s'é- | ne |. | 4 chapper de ces pauvres cœurs abanlje |. | 4 donnés | | ï FA 1 “0 Frères! 06 Sœurs, 6 amisf.

ne |. 4 quoi depuis si longtemps nous vous as |. ‘attendens, ef "ous ne venez pas ;.

: 1 nous vous appelons et vous ne ré-

os, |: À pondez pas; nous souffrons de ces |, nt |: À souffrances auxquelles rien ne peut

1 être comparé, et vous ne compatiss

TD

F pas; nous gémissons, et vous nef

| nous consolez pas!

Hélas ! hélas ! tous ceux que nous. |!

| avons aimés sur la terre de toute-k notre affection, nous ontabandonnés;

nous pleurons au sein de cette som- |'

bre nuit, il n’est personne qui nous |

console.

Ah! c’est fini, c’est à jamais fini!

ils m'ont .ous oublié; et voilà que plus même un souvenir ne me rattache à la terre !.… 2

Partout c’est l’oubli: l'oubli sur

À toute une vie, qu'aucune parole ne : rappelle plus ; l'oubli sur mon nom,

| que personne déjà ne prononce plus;

{ sur mon tombeau, que personne ne :.Æ visite plus ; Poubli sur ma mort, que : + personne ne pleure plus ; l'oubli sur

| toute la terre, l'oubli partout !

| : Malgré des adieux si pleins de re- |’ . | grets, malgré des protestations si . | pleines de tendresse et malgré des

| serments si pleins d'immortalité,

{ voilà pourtant où tout aboutit parmi les vivants, à l’universel oubli des | morts! ni dE ous

Personne pour prier, personne .même pour se souvenir !.

—Personne ! ah! vous vous trom- ‘pez, chères âmes! Il y a sur la terre l'un cœur qui n'oublie jamais, un cœur prêt, à toute heure, à venir au secours des morts délaissés : c'est le cœur de l'Eglise catholique, le cœur d’une mère |

Elle demande pour vous, tous les jours, Le repos, le rafraichissement,

la lumière. Et nous, ses enfants Le

comme vous, et nous, vos frères qui si longtemps vous avons oubliées, | nous voulons nous associer à toutes ses prières et à toutes ses œuvres...

on Jésus, miséricorde. 15 fois.) Douz cœur de Marie, soyez mon salut. (5 fois.) ‘f

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