‹ Petit mois des âmes du purgatoire [microforme]Chapitre 20 sur 38 · SIXIÈME SOUFFRANCE · texte numérisé non relu

SIXIÈME SOUFFRANCE

incertitude du lemps à passer wo en Purgatoire.

“Un homme, dit le P. Félix, gémissait depuis des années, dans une E, Fe dé célèbre, Un jour, dns de souf- M

Dee AS

sa frir, il conçut une pensée de déli-

vrance. Une femme était puissante l'en ce temps-là ; elle se trouvait le 1 crédit assez grand et la main assez forte pour briser les fers du prisonnier et mettre fin à sa soufirance, Voici, dit l’histoire, en quels termes

sa 1 éloquentsle malheureux lui adressait

Sa. opne : Madame, le 25 dece mois 1760, il y aura cent mille heures que je souffre, et il me reste deux cent mille heures à souffrir encore.”’ Je ne sais ce qui advint de cette re-

4 quête. Le cœur de cette femme se :{ trouva-t-il assez dur pour résister à son éloquence? Je l'ignore, mais il me semble qu’on n’en peut mettre davantage en si peu de mots. J y a cent mille heures que je souffre, il 1 m'en resle deux cent mille à souffrir Fencore!… Il y a cent mille heures. | Il les avait donc comptées? Oui, | Comme vous pouvez compter un à un les battements d’une horloge pen- | . dant une nuit longue et triste, où la Souffrance vous tient en éveil. Or, |.

S'il en est ainsi des prisonniers de la | :

0 En Tu

terre, que dire des prisonniers de ce.

déli-

jante | monde invisible (le purgatoire) ? Qui | it le | nous dira ce qu'est pour ces souf= | 1sseZ frants d'un autre monde le passage | ison- | de la durée. Car la durée pour nous, | LnCe. { ce n’est pas le temps qui passe, c’est | rmes celui que nous sentons passer ; et la ssait lenteur de son passage croit pour les de ce souffrants en proportion de la douures leur. C'est là ce qui, pour les âmes deux | du purgatoire, met de longs jours re”? dans leurs minutes, de longues ane r'e- nées dans leurs jours; et, dans leurs

années, des siècies qui semblent ne pouvoir finir ! Ün jour, un religieux étant apparu &pres sa mort à l'un de | ses frères, lui revela que trois jours | passés en purgatoire lur avaient |‘ | semblé plus longs que mille ans. Un |.

autre, ayant dans un état exiraordi- |:

| naire éprouvé le supplice du purga- | | toiredepuis matines jusqu'à l'aurore | | Seulement, se persuada qu’il souffrait | depuis cent cinquante ans. Un hom- | :

| me qui méprisait le supplice du purgatoire, vit apparaitre deux jeunes, | hommes qui l'y précipitèrent tout à |,

memenanemedil

» | coup; après un quart d'heure da souffrances, il s'écriait: ‘‘ Retirez- | moi, retirez-moi, il y a' des années » | que je souffre ici.” Ainsi ces prison- | niers du purgatoire, bien plus que les prisonniers de la terre, comptent | ces interminables heures qui tardent ‘tant à passer, et que le supplice sem- | ble leur rendre éternelles.’

Si encore ces pauvres âmes pou- “vaient savoir l'heure de ladélivrance, si elles pouvaient dire: après lant de mille et de mille minules, mon

| supplice finira et j'irai au ciel /— "1 Mais non. Elles savent bien—et c'est “11 cette espérance et l’amour de Dieu *} qu'elles sentent vivant et ardent dans «1 leur cœur, qui disent quelquessaints, | distinguent le Purgatoife de l'Enfer | —elles savent bien que -sonnera | l'heure de leur délivrance mais | quand sonnera-t-elle cette heure tant désirée ? | sn, : | - Elles ne le savent pas ; et jusqu’au . moment fixé par Dieu, il leur semble’!

entendre, chaque fois qu’elles demandent: quand sera-ce? une voix

TT

accablante qui leur répond: Encore, :

re de ; entore des souffrances ! Îly a encore

tirez-

nnées à expier. ! | ison- Cette pensée doit nous porter à ne. que : jamais cesser nos prières. ‘ Je:

ptent crains, dit saint François de Sales, | rdent je crains la bonne opinion que mes | 'sem- amis ont conçue de moi ; ils me croi-

ront au ciel et ils me laisseront dans |:

la -douleur.’”’ 1 nl Mon Jésus, miséricorde. (5 fois.) | Doux cœur de Marie, soyez mon, | salut. (5 fois.) ! | /

pouance, lant mon el | — c'est Dieu dans ints, infer :

néra :

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