DUO
Si vous croyez me faire peur,
Vous vous trompez ! — Car je déclare
Que je suis un très-grand sabreur.
DE MERCY
Vous ?
BAYARD
Moi.
FiLOCHE, avec étonnement en apercevant Bayard. Bayard !
BAÏARD.
Un ferrailleur!
DE MERCy.
Pour un greffier la chose est rare.
BAYARD
Je vais vous mettre à la raison, Ce que je dis n'est pas rislble, Oui, je suis un liomme invincible, Si vous voulez une leçon, Je vais vous la donner terrible !
Eh ! quoi! me mettre à la raison !
Vraiment la chose est trop risible, Je veux de vous, homme invincible, Je veux bien prendre une leçon, Mais je ne la crois pas terrible.
Lui parler de cette façon !
C'est vraiment incompréhensible.
Mais qui l'aurait cru si terrible?
Pour lui donner une leçon, Ce doit être un homme invincible.
LOUISE
Il veut le mettre à la raison ,
Voyez comme il est irascible, Moi qui le croj'ais si paisible !
Pour parler de cette façon, Ce doit être un homme terrible.
DE MERCY, à Bayard.
De vous, une leçon ?
BAÏARD.
De moi !
DE MERCY
Je veux la prendre.
BAYARD
Je vais vous la donner ici sans plus attendre.
LOUISE
Messieurs ! que faites-vous?
FILOCHE
Je reviendrai bientôt, Mais je vais vous chercher, messieurs, ce qu'il vous faut.
Ce sont peines inutiles, J'ai là tous mes ustensiles, Je ne voyage jamais Sans avoir mes pistolets, Mes sabres et mes fleurets.
Voyez plutôt'
{Il ouvre sa valise.)
NE FAIT PAS LE MOINE ll«
FILOCHE et DE MERCY.
Quel arsenal!
FILOCHE, « Baijard.
Je vous admire !
BAYARD, à de Merci) qui rit. Monsieur, dans un instant, tous deux nous allons rire.
ENSEMBLE
BAYARD
Je vais vous mettre à la raison, Mon jeu, monsieur n'est pas risible.
Car je suis un homme invincible, Si vous voulez une leçon, Je vais vous la donner terrible.
FILOCHE
Lui parler de cette façon !
C'est vraiment incompréhensible.
Mais qui l'aurait cru si terrible?
Pour lui donner une leçon.
Ce doit Être un homme invincible.
DB MERCY
Eh ! quoi me mettre à la raison !
Vraiment la chose est trop risible ; Je veux de vous, homme invincible, Je veux bien prendre une leçon, Mais je ne la crois pas terrible.
LOUISE
Il veut le mettre à la raison, Voyez comme il est Irascible !
Moi qui le croyais si paisible .' Pour parler de cette façon, Ce doit être un homme terrible.
LES DOMESTIQUES, accouraM avec des armes.
Quel est ce bruit ? — Capitaine,
Avez-vous besoin de nous?
En ces lieux qui vous amène' A l'instant retirez-vous.
LES DOMESTiQLES, 6)1 sc retirant.
Quel est ce bruit dans la maison?
Vraiment, c'est incompréhensible ; Il s'y passe, c'est bien visible, Nous en avons tous le soupçon.
Quelque cliose de bien terrible.
{Ils sortent.)
FiLOCHE, à Boyard.
Pour mieux écarter le soupçon, Venez, Bayard, dans ma demeure.
BAVARD, à de Mercy,
Pour vous donner votre leçon.
Je vais revenir tout à l'heure.
DE MERCÏ.
A bientôt, sans barguigner.
BAYAP.D.
Ici, même.
DE MBRCY.
Nous allons nous aligner.
BAYARD
Joie extrême!
A bientôt !
A bientôt !
Il le faut !
FILOCHE, BAYARD et DE MERCY.
A bientôt.
(Filocbe et Bayard sortent.)