FINALE
Quel bonheur ! quelle ivresse!
Nous allons-nous
Vous allez-vous
S'aimer, se voir sans cesse!
Ah ! quel doux avenir !
LOUISE
Entendez-vous dans le lointain?.,.
DE MERCY
Oui, c'est le son d'une guitare.
FJLOCHE.
C'est mon homme de ce matin...
Courons, que de lui l'on s'empare.
LOUISE, retenant Filoche.
De grâce, mon père, restez.
(Bas à de Mercij) .
C'est monsieur Bayard. (£fa«^) Ecoutez!
BAYARD, derrière le théâtre.
Marie, ô mes amours !
Mes charmantes amours !
Je t'aimerai toujours, Ma brune ! ...
C'est pour toi, seulement, Que j'irai, tendre amant, Regarder, en cliantant,
La lune !
Tra la la la, tra la la la...
LES DOMESTIQUES, amenant Bayard, dans le costume de la scène première.
Oui, c'est lui.
C'est bien lui.
C'est l'homme à la guitare !...
BAYARD, îlcache sa figure dans son manteau. Laissez-moi donc.
FiLocHE, forçant Bayard à se montrer.
Bayard L'aventure est bizarre.
A nous deux, mon gaillard,
LOUISE
Pardonnez-lui, mon père !
FILOCUE.
Je le veux bien, et pour te plaire Je l'invite à ta noce.
BAVARD
[A part). Attends-moi. (Haut.) Merci.
[A Louise).
Vous épousez un militaire ?
LOUISE
Vous le voyez.
134 L'HABIT NE FAIT PAS LE MOINf
BAYARD
Je crains pour vous.
Ils mangent tous leur patrimoine,
DE UERCY.
Vous vous trompez, rassurez-vous.
« L'habit ne fait pas le moine. »