SCÈNE XX DE MERCY, FILOCHE, LOUISE, puis BAYARD et BAPTISTE
DE MERCYj retenant Filoche. Laissez-le tranquille.
FILOCHE. Que je garde ma fille !. . l'insolent !.* Comme si j'étais embarrassé de trouver un gendre. . ,
DE MERCY. Ah ! Monsieur, dites un mot et je deviens le vôtre.
FILOCHE, à Louise. Quoi ! . , Tu consentirais ?. . .
LOUISE, baissant les yeux. Mon père, j'obéirai à votre volonté.
FILOCHE, Mais je suis enchanté que tu l'épouses... Un capiîainc-adjudant-major !
DE MERCY. Je ne léserai plus; je demande ma démission. LOUISE. Oui, mon père, nous vivrons ici près de vous, nous ne vous quitterons jamais.
riLOCHE. J'aurais préféré qu'il restât militaire... Il serait devenu colonel.Te vois-tu à la lête d'un régiment !. . .Quand nous serions entrés au jardin des Tuileries, les sentinelles nous auraient présenté les armes... Présentez armes ! une... deux...
(Il fait le mouvement de présentez armes.)
DE MERCY. Je n'ai pas tant d'ambition ... Je me contenterai d'être commandant des sapeurs-pompiers de Château-du- Loir...
FILOCHE. Touchez-là. . . Le soir au coin (Ju feu je vous ra-
conterai mes campagnes de 1830 à 1848, époque où [le renversement de Tordre social amena le licenciement des compagnies...
LOUISE, à de Mercy. Et votre régiment qui part demain ?
DE MERCY. Je vais demander un congé illimité au colonel.
FiLOCHE. Et dans quinze jours la noce.