SCENE II BAPTISTE, puis MADAME DTJR.\ND
BAPTISTE, seul. Il s'assied dans le fauteuil de M. Durand et achève le déjeuner. Ça mange-t-il, ces maîtres!... Et puis quand on vient demander à madame ce qu'on doit faire pour le dîner de la cuisine... (Changeant de voix.) Mais, Baptiste, il doit vous rester encore du bœuf d'avant-hier... vous l'arrangerez avec quelques pommes de terre... (Haussant les épaules.) Si ça ne fait pas pitié!... (il boit un grand verre de vin.) Hum ! Cela va mieux !
MADAME DUIiAND, entrant vivement. Eh bien, Baptiste, VOUS n'avez pas entendu sonner?
BAPTISTE, se levant, à part. Madame !
MADAME DURAND. Quo faisîez-vous douc là?
BAPTISTE. Moi... madame... Oh ! rien ! une misère, une faiblesse d'estomac qui m'a pris tout à coup... Vous savez,
après le carême... Mais, que madame se rassure, ça ne sera rien.
MADAME DURAND. Que je VOUS y reprenne, et je vous enverrai vous soigner ailleurs que chez moi. . . Faites-y attention.
BAPTISTE. Oh ! madame ne voudrait pas !...
MADA5IE DURAND. Taisez-vous ct allez ouvrir.
(Baplisle sort.)