SCENE IV BERTHA, LISBETH
BERTHA. Eh bien?... Es-tu ailée chez les Miller?
LISBETH. Ces pauvres parents sont dans la plus grande inquiétude... Ni Karl, ni Wilhcm ne leur ont écrit, et Ton assure qu'on a livré aux Français une grande bataille, où des régiments entiers ont succombé.
BERTHA. Mon pauvre Wilhem!
LISBETH. Il ne faut pas te désoler ainsi, ma chère... Que veux-tu, nous n'y pouvons rien. Faisons comme notre mystérieux voisin, ayons de la philosophie.
BERTHA. Peux-tu parler ainsi, Lisbeth... Notre voisin chanterait-il s'il avait nos chagrins?... à t'entendre, on croirait vraiment que lu n'aimes plus K;ni.
LISBETH. Mais lui, m'aime-t il?... Qu'elle preuve nous ontil donnée de leur affection?... Une lelli^, une seule, depuis trois mois qu'ils sont partis!
BERTHA. L'ennemi peut inicrcepler les coirriers... LisiiETH. Dis philôt qu'ils ne pensent plus à i. ous, BERTHA. Ne le crois pas, Lisbeih!... mais plutôt un
182 UN PRIXCE
malheur!... Ah! s'il en était ainsi, que notre mutuelle tendresse nous aide à le supporter.
LisBETH. Que de consolations dans l'amitié I