SCÈNE X[V
BERTHA, endormie, LISBETH.
LiSBETH. Mademoiselle, je viens... tiens, elle dorl... faisons noire petit paquet... ce ne sera pas long... Ah! le trousseau n'est pas riche pour une future princesse I... Voilà qui esi fait. (Allant à la croisée) . Le jour commence à baisser, je n'ai que le temps de me rendre au Volksgarten... mais, d'abord portons bien vile mes effets chez les Mayer... ils ne me refuseront pas l'hospitalilé pour quelques jours... Yais-je m'ennuyer chez ces gens-là !... Allons!... un dernier adieu à notre petite chambre... Adieu, mon jardin sur le toit I tes giroflées fleuriront au printemps, mais je ne serai plus là pour respirer leur doux parfum... Adieu, gentil chardonneret, dont la chanson joyeuse a si souvent égayé mon travail, adieu, je ne t'entendrai plus !... Que j'ai vécu heureuse dans celte pelitechambre pendant ces trois années!... Celte chère Beriha a toujours éié si bonne, si charmante pour moi... Ah! j'ai été bien ingrate envers elle!... que cola me fait de peine de la quitter ainsi!... Il le faut pourtant... tout »? lini entre nous ..
ALLEMAND BERTHA, rêvant. Lisbelh !
LisBETH. Elle pense à moi dans son rêve! (Se mettani à genoux près d'elle). Chère Bertha ! je te demande bien pardon de mon ingratitude... reçois ce baiser en signe de mes regrets.
BERTHA, se réveillant. Ce baiser !... quoi ! ... ma chérie!... C'est loi qui es à mes genoux! mais viens donc sur mon cœur.
(Elle se lève.)
LISBETH. Tu ne m'en veux donc plus?
BERTHA. Moi, l'en vouloir, ma mignonne !... Y songes-tu? Puis-je oubher qu'il n'y a qu'un instant nous disions ;