SCÈNE XV
LISBETH, seule.
Et c'est une pareille amie que j'allais perdre I . . . L'excellent cœur!. . . Pas un mot de ressentiment, pas un reproche!... Que je suis donc méchante et injuste!... C'est la faute de ce maudit prmce de Oidmackniedersachswersen. . sans lui, sans sa lettre, tout cela ne serait pas arrivé. . . (Elle va pour ouvrir la porte.) Eh bien non ! je ne lui ouvrirai pas. . . et je renonce à aller à la fête. .. Contentement passe richesse . . . pauvre flllfe je suis, pauvre lille je veux rester ! . . Il m'aurait donné de beaux équipages, de riches toilettes, c'est vrai ; mais j'aurais peut-être perdu dans son palais, mon bonheur et mon insouciante gaité. (Elle a ôté, tout en parlant, son bouquet et son ficbu et repris son bonnet de griselte.) Je
suis certaine que Bertha sera contente de moi. . . Vraiment je ne sais ce que j'ai, mais il me semble que si ce bêta de Karl était-là, oui, je crois que je l'embrasserais de bon cœur. . . Mais que veut dire ce bruit ?. . . Qu'y a-t-il ?