CHAPITRE V. —TENSION DES VAPEURS
minera, elle atleindra des températures d'ébu|Ulton qui crotlront en mënif temps; on les mesurera, et, pour chaque cas, lii force élastique de la vapeur » ces températures sera égale à la pression exercée.
La vapeur se forme dans une cornue de cuivre épais chauHéo par un pelit fourneau [fig. 178). Quatre tubes soudés dans le couvercW, ouverts
Fia. 178.
(ar le haut et fermés par le bas, plongent dans l'intérieur à des profcradeurs diiTérenles. C'est dans ces tubes et au milieu d'une masse d'huile qui les remplit que l'on introduit les thermomètres b, c destinés à mesurer la température de la vapeur en ses dilTérents points. Le col de la cornue est constitué par un tube AD qui se dirige en montant vers un réservoir G dans lequel il débouche; il est enveloppé par un manclion A où l'on fait constamment passer un courant d'eau froide de B en C. De cette fa^n les vapeurs se condensent aussitôt que l'ébullîtion les amène dans le col, et le liquide qui résulte de cette liquéfaction retombe dans la comuc qui ne se vide Jamais et où la pression demeuie constante. Le réservoir G est une sphfere de cuivre; il a une capacité très-grande; il est soutenu dans une cuve de zinc remplie d'eau et n'éprouve pendant la durée des expériences que des variations de température insigni liantes ; il est mis en rapport par un tube â robinet EP, soit avec une machine pneumatique, soit avec une pompe de compression, ce qui permet de maintenir dans tout l'appareil
une pression égale, constante et aussi faible ou aussi grande qu'on }e veut enfin il est en communication soit avec un baromètre diflférentid, soil a^tf un manomètre à air libre HK pour mesurer la pression, suivant qneik est inférieure ou supérieure à celle de l'atmosphère. Pour le cas des pressions très^levées, on employait un appareil plus résistant et le grand nanomètre à air libre qui a servi à l'étude de la loi de Mariotte. Les eip'riences furent poussées jusqu'à 280 degrés et 3o atmosphères.
M. Regnault traça ensuite une courbe graphique dont les ordonnées exprimaient les résultats observés, puis il chercha, comme l'avaient déjà tâ\\ avant lui plusieurs physiciens, à représenter par une formule empirique le» valeurs des forces élastiques de la vapeur d'eau à différentes temp^^raUire^. On a proposé, dans ce but, un grand nombre de formules, dont nous ne citerons que deux, celle de M. Roche et celle de Biot. M. Roche, giudi*par des vues théoriques, est arrivé à la formule suivante :
, JL ^ 0,1644(^-100) ^ 760 1 1 -h o,o3 (e — 100)
Mais la formule empirique proposée par Biot,
logF=fl-h^a'-fTcP',
dans laquelle il faut déterminer les coefficients a, 6, r, x, p, a paru à M. Regnault se prêter mieux que les autres au calcul de ses observations.
Nous transcrivons ici deux Tables des forces élastiques : la première àe 10 en 10 degrés depuis — 3o jusqu'à 23o degrés, et Tautre de dixième en dixième de degré entre 99 et 101 degrés.
ÉLASTICITi
TiaptiATons.
en millimètre*
TCa^AaATDRI.
en allltnèir»
lao