CHAPITRE V. — HYPSOMfeTRE
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Détermination du point 100 degrés. — La dernière de nos Tables fait connaître les forces élastiques correspondant à des températures voisines de 100 degrés, ou inversement les températures de l'ébullition de Feau sous des pressions voisines de 760 millimètres. C'est à celte Table que Ton a recours pour déterminer le deuxième point fixe du thermomètre. Il suffit pour cela de placer cet instrument dans la vapeur d'eau bouillante, d'observer la pression H du baromètre pendant cette expérience et de marquer au point où s*arrête le mercure dans le thermomètre la température qui correspond à la pression H dans la Table précédente.
Thermomètre hypsométriqne. — On fait une seconde application de cette Table. A mesure que l'on s'élève dans l'atmosphère, la pression diminue et en môme temps la température d'ébullition de Teau s'abaisFe. Otte pression et cette température sont deux nombres qui se correspondent dans notre Table. On peut donc, au lieu de mesurer la pression pnr le baromètre, mesurer la température do l'ébullition de i^eau et chercher dans la Table la tension correspondante. Cette opération exige un Ihcrmomèlre très-sensible et tel, que le mercure parcoure toute la longueur delà tige pour des températures comprises entre 80 et 100 degrés environ. Un appareil de ce genre peut servir à déterminer la hauteur des montagnes.
m. — DE LA DEHSITÉ DES VAPEURS.
Le plus remarquable des changements survenu dans les corps qui se va- [«risent est un énorme accroissement de volume et conséquemment une ^'norme diminution de densité, il faut la mesurer. Nous supposerons dans ce qui va suivre que les vapeurs sont prises à une tension inférieure à leur U^n»on maxima, et que par conséquent elles se dilatent et se compriment
l'Jk LIVRE I). — DE LA CHAI.EUK.
comme ]p& gaz. Nous itéfinirons leur densité comme on définit celle lijifiz : le rapport de leur poids à celui d'un égal volume d'air pris à la tné^-lemiiéralure et à la m^me pression.
"Soit it le poids d'un volume « de vapeur it une température ( et à ur^ pression A ; le |)Oids /> du volume d'air correspondant est donné par la for-
W-a lor^. la densité de la vapeur est
Pour trouver la densité d'une vapeur, il faudra donc mesurer ir, >■, ï H A. et calculer p par la formule précédente. Procédé ds Gay-Lassac. — Une marmite de fonte F, qui contient éi mercure et qui peut être placée sur un '''8" '"''■ fourneau [fig. 179), sert de réservoir pi
de support à l'appareil tout entier. Cw large éprouvetle graduée AB, remph^ elle-même de mercure, repose sur kfond de la marmite, où elle est appuvMpar un anneau de métal A que porte un' lige de fer CC; elle est enveloppée fer un manchon de verre qui est garni à s* base d'une virale de fer et qui se (w sur le fond de la marmite par us moutrment de baïonnette. Enfin une vis aflleuranle E sert à trouver le niveau eitérietir du mercure.
On prépareune petite ampoule de veoT mince, contenant un poids connu de Vi[uide, ce sera le poids n de la vapeiir <)Ue l'on va former. On introduit cetir ampoule dans l'éprouvette AB, et l'on échauffe tout l'appareil sur un (bumeaii. k L'ampoule crève, le liquide se vaporb^ =i 'J: brusquement et le mercure baisse dvis ta
cloche. Alors, au moyen d'un agitateur D. on mêle les couches d'eau, et à un moment donm; on mesure : 1 ° la lempératurcf de l'eau, quiest celle de la \xpeur .