CHAPITRE V. — VAPEURS ET GAZ
l'expérienœen dirigeant le gaz à travers un tube en U (fig. 182) prolongé
inférieurement par un ballon, et en entou~ rant l'appareil d'un mélange réfrigérant. Au bout d'un temps suffisant, on sépaœ le ballon pour fermer son extrémité à lu lampe, et le liquide qui s'est formé pendant le refroidissement peut se conserver ensuite à la température ordinaire i)oûrvu que le verre où il est enfermé soit assez épais pour résister à la pression du gaz qui tend à se reproduire,
D'après MM. Loir et Drion, l'acide carbonique lui-môme, refroidi jusqu'à 100 degrés au-dessous de zéro, non-seulement se liquéfie, mais devient solide et se prend en cristaux réguliers.
II. Pression. — Pour liquéfier les gaz par la pression, on peut enfermer dans des vases suffisamment résistants les produits chimiques qui dégagent ces gaz par leur réaction. Forcés de s'accumuler 'ians un espace restreint, ils passent à l'état li(|uide. Nous citerons, comme f^mple, la liquéfaction de l'ammoniaque par Faraday. Ce physicien prit un siphon de verre épais [fig. i83), fermé à un bout, ouvert et effilé
par l'autre, et dont la branche fermée était remplie de chlorure d'argent. 11 y fit arriver de l'ammoniaque qui fut absorbée [3ar ce sel, puis il scella à la lampe l'extrémité restée ouverte et il la plon- / '^'^ gea dans un mélange réfrigérant, en môme tom|)s
qu'il échauffait le chlorure. L'ammoniaque se déa^'ea et vint s'accumuler dans la partie refroidie où elle se condensa sous t* forme d'un liquide transparent. En revenant ensuite à la température *^rdinaire, le chlorure absorbe le gaz de nouveau, et l'appareil préparé une» fois pour toutes sert à reproduire la môme expérience quand on veut la n-fiommencer.
Thilorier a liquéfié l'acide carbonique par un procédé analogue. Son i^ppareil se compose de deux cylindres de fonte (fig, 184), à i)arois très- (faisaes, entourés de bandes de fer doux et fermés par des bouchons à vis. h-% bouchons sont percés d'ouvertures qui permettent de faire communiquer les deux réservoirs entre eux par un rx)nduit de cuivre, ou bien avec 1 atmosphère. Dans l^un des cylindres on introduit les substances destinées
Fig. i83.
il d<>gager le gaz, c'est-à-dire It bicarbonate de soude et l'acide juif" riqiie qup l'on verse dans un tube de cuivre. On ferme ensuite le qlic»!r. !■( on le fait tourner autour d'un axe horizontal pour n)i>langer k an
tenu. La réaction se fait, l'acide carbonique atteint environ 80 atmos)**'* de pression, se liquéfie et se m<1e aux matières qui l'ont produit. Ph' l'avoir pur, on le distille, en ouvrant le conduit de cuivre par kquel '^ ■" rend dans le second réservoir, où la presque totalité de l'acide cartooiq* passe à l'état liquide.
III. RefroidiSBement et preiiion. — On peut enfin employer pw >> liquéfaction des Raz l'appareil de M. Biancbi {Jîg. i85). C'est une pm"' foulante verticale E dont le piston, fort p tit, se meut par l'inlenoédiJin' d'une bielle C glissant entre des directrices verticales D et reccM"' '' mouvement d'une manivelle à volant A. Cette pompe puise dans des docbii le gaz bien desséché et bien pur et le cliasse dans le réservoir G q'"'*' formé d'une première enveloppe de cuivre mince, entourée d'une clleDll^< épaisse en fer forgé et foré. Une soupape permet au gaz de s'y iDinw'"''' et empêche le liquide de sortir ; enfin une ouverture étroite, qui M fi^