CHAPITRE V. — LIQUÉFACTION DES GAZ. HOI
par la pression d'un bouchon à vis que l'on voit au sommet, laissera éclia|i- * (HT le liquide quand le réservoir sera dévissé, retourné et ouvert. Poi:r absorber la chaleur qui so dégat,'e par la liquéfaction, on entoure le réser- \fiir d'un seau F rempli de glace.
Propriétés des gaz liqaéfiéa.— Les liquides que l'on obtient ainsi pi ssètlent Jes propriétés fort curieuses; ils sont en général incolores et Irès- Fig. ,g5. fluides; ils attaquent Ii-s
mastics qui rerment les appareils, no se mêlent pas à l'eau, mais se dissolvent très-bien dans l'alcool et l'élher. I* proloxyde d'azote garde la faculté qu il possédait à l'état dp. gax d'entretenir la combustion, et un morceau de charbon rouge que l'on projette a ») surface continue d'y briller très-énergiquomont en le décomposant.
Quand on enferme ces corps dans des vases, ils ne s'y conservent qu'à la faveurd'une pression énergique, et c'est une portion de leur masse restée à l'état de gaz qui comprime la partie qui e^l liquéftée.
Au9sit6t que l'on ouvre les vases, ce gaz s'échappe très4)ruyammcnt , et le liquide, ramené tout à coup ù la pression atmosphérique, commence et continue à bouillir activement.
Il absorbe la chaleur de
— fusion, et sa température
baisse jusqu'à atteindre une limite R^e pour chacun d'eux et qui est, par pxemple, égale à — ii degrés pour l'acide sulfureux et à —88 d^ré» pour le protoxyde d'azote : c'est le point d'ébullition. Ces phénomènes
sont identiques à ceux que nous offrent les liquides ordinaires quand on les place dans les mêmes conditions, et en particulier Feau dans la marmirr de Papin.
Nous avons dit que la température d'ébuUition de Toxyde d'azote est dr — 88 degrés ; à ce moment il est fort dangereux de tenir à la main les \aESp> qui le contiennent, car ils refroidissent instantanément les organes, congèlent le sang, et les tissus se désorganisent ensuite avec une sensation ik cuisson tout à fait pareille à celle qui résulte d'une brûlure. Si Ton vers»de l'eau dans le vase, elle s'y congèle aussitôt; le mercure lui-même y prend l'état solide, et affecte ensuite toutes les propriétés d'un métal malléable analogue au plomb : on a donc ainsi un moyen de déterminer d^ abaissements de température extrêmement considérables.
Acide carbonique solide. — Quand on a condensé Tacide carboniquf dans le récipient F de l'appareil de Thilorier (fig. 184) et qu'on projetip le liquide dans l'air par un tube très-fm, une partie s'évapore et refroidir l'autre, qui se congèle alors sous forme de flocons blancs qu'on recueille dans une boîte sphérique de métal où cette neige tourbillonne et s*agglomère en masses compactes. A cet état, l'acide carbonique marque ^78 degrés ; il tend à se réchauffer, mais il émet des vapeurs qui le refroidissent ; et comme il est mauvais conducteur, ce réchauffement se fait lentement, et révaporation n'est paB rapide, ce qui fait qu'on peut le conserver pendant très-longtemps sans qu'il diminue beaucoup .de volume, tQut en restant à 78 degrés au-dessous de zérq. On emploie ce corps comme réfrigérant, en le mêlant avec de l'éther, ce qui forme une ])âte analogue à la neige fondante, qui se met en contact plus intime avec les substances qu'on y plonge et congèle instantanément le mercure. Si on le place dan> le vide d'une machine pneumatique, l'évaporation de l'acide est activée, et la température baisse encore. Voici le tableau des températures obtenues, en regard des pressions sous lesquelles on a maintenu le mélange: on remarquera qu'il est possible d'arriver à — 1 10 degrés : c'est le pkis grand froid qu'on ait jamais obtenu.
Températare.
Presfion.
Tempe ralore.
PrM^M
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aSg
— iio
En combinant les deux procédés que nous avons décrits, l'abaissanenl de température et l'augmentation de pression, M. Faraday a pu liquéfier tous les gaz, excepté l'oxygène, l'hydrogène, l'oxyde de carbone, le bioxyde