V. — IJl VIPOBISATIOH EST UH TRAYAIL. — SOU ÉaUIViUlT
THEBUfllUE.
Toute vaporisation est accompagnée d'une disparition de chaleur.
Cette loi se prouve par la constance du point d'ébullition : puisqu'un liquide bouillant sur un foyer conserve toujours la môme température, il feot que la chaleur de ce foyer soit absorbée par la vapeur et disparaisse san? qu'il y ait aucun effet thermométrique produit. On remarque également que 1 evaporation de l'eau ou de l'étber sur une partie du corps la refroidit aussitôt.
Pour mesurer cette chaleur perdue, Black mit sur un |)oèle un vase ploo ^'eau et compara les temps nécessaires : i** pour l'échauffer do zéro à loo': 2,° pour la vaporiser tout entière. Il trouva le second cinq fois et dem» égal au premier; il en conclut qu'il faut dépenser 55o calories pour raporiser i kilogramme d'eau sans l'échauffer.
Réciproquement, la vapeur qui se condense rend libres les 55o calohe> qu'elle avait empruntées pour se former. On le prouve en faisant passer I kilogramme de vapeur dans 5''«, 5o d'eau à zéro : celle-ci s'échauSe jusqu'à loo degrés, moins rabaissement qu'elle éprouve i>ar le refroidi»*ment pendant le temps que dure l'expérience.
Leslie démontre l'absorption de la chaleur par l'expérience suivanU\ H
Fig. i8<5.
place sous la cloche de la machine pp<*«matique (/^. i86) un cristallisoir A pten d'acide sulfurique concentré, afin d'absorber les vapeurs d'eau, et sur co vase il ^ une capsule de laiton Bdans laquelle il a versé une petite quantité d'eau. Si Ton fait le vide, l'eau bout rapidement. Sa vapeur est absorbée aussitôt que formée, et i^ bullition se continue indéfiniment. Mais en passant à l'état gazeux, le liquide per<i la chaleur de vaporisation ; il se refro'<lil progressivement et se * congèle. Si I on emploie d'autres liquides, la même caui^ produit toujours un abaissement de température; il est d'autant plus grand que ^ liquide est plus vaporisable. Avec l'aci»'
sulfureux on congèle le mercure, et un mélange d'acide carbonique H
d'éther atteint — no degrés.