CHAPITRE V. — CHALEUR DE VAPORISATION
Un Tait entièrement semblable s'est rencontra déjà dans la Tusion des corps. La théorie ancienne ne peut expliquer la disparition de In clialeur ni pendant la fusion ni pondant t'évaporation ; au contraire, la théorie therinodynamitiuc prévoit le second phénomène avec la ir.ôme facilité que le premier. Pendant que les molécules sont à l'étal liquide et tenues fi une petite distance, elles se repoussent et se tiennent en tension. Vionrent-elles i'i s'écarter pour faire de la vapeur, elles font â la fois un travail extérieur conimo les gaz qui se dilatent, et un travail inlùricur qui les sépare : de là deux pertes de force vive et, par suite, de chaleur. Nous désij^neron» |iar dtaleur ilc vaporixatinn , le nombre X de calories qui disparaissent pendant la vaporisation de i kilogramme de liquide: c'est ce que l'on a nommé jus<[u'à présent chaleur lairnte; 43o). sera l'équivalent mécanique de la vaporisation.
Hesare de U cbsleur de Taporiution. — On distille dans \aw cornue un poids /j du liquide que l'on veut étudier ; on fait passer la va- |K-ur d'abord dans un serpentin entoure d'huile échauffée où elle prend
une température T su|)érieure au point d'ébullition du liquide, ensuite dans im calorimètre, dont elle élève !a tempîTJture depuis / jusqu'il 0. Alors : ""dlepassede Ta la temiwrjture de sa condensation Cet perd /Jt''[T — &); ï° elle se liquéfie et cède p'i.; V le liquide provenant de la condaniation
OOQ LIVRE II. — DE LA CHALEI'R-
s'alaisse ilc G à 0 et abandonne pc'[S- 9)- On a
K (T - G) + /A + /,f' (G - 9) = P(e - ()■ On recommtnc» la même opération en Miaiiifant la même vapeur à une autre température T, irès-différenle de T, et l'on a la deuxième équalion y,.-(T, - G) +//1 + //c'(E - 6.) = P(9, - ',)■ Ces lieux équations permettent de calculer c" et 1. On peut se contenter de distiller le liquide dans une cornue {/g 187). et. sans écliauffer la vapeur produite, de la condenser dans le serpentin B T et T, sont alors égaux à G. Les deux équations précédentes dcvieiiwm toutes deux
d'où l'on tire jt si l'on connaît c'. Mais cette méthode est sujette à de nom- Itrenses caURe^^ d'erreurs. MM. Favre et Sîlbermann ont opéré avec i"i appareil fondé sur un principe différent. ipparsU de FtTre stSilbennann. — C'Mtuiio»i>hèrfl A {fig. iS6\ dcftro"
df lerrt, qui Tornio In boule d'un ([rOB ihermomètn» à mcreiiK! itont In lîpnt
CDF; da M la sphère A sont pi aiieun m ou Ile* métalliques. Si l'on jttitfi une quanlilé délcrmlnéo de cholour Q, le mercure so dilate el »'w,ytiBtx