VL -- GOHMEST 8E FOBKEirT LES YAPEÏÏRS : a^" PAB ÉBULUTIOH
Lebullition est un cas particulier de l'évaporation. Supposons que la température du liquide croisse progressivement, la force élastique augmentera rapidement, deviendra égale ou supérieure à H, et la formule de Dalton (i) montre que la quantité d'eau évaporée approchera d'un maximum : Texpérience prouve que cela est vrai. Elle prouve en outre que rév^aporation change de caractère et qu'il se fait, dans le liquide, un mouvement tumultueux produit par des bulles de vapeur qui naissent au fond du vase, grossissent en montant et crèvent à la surface. C'est Vcùitilition. On voit que l'ébullition commence nécessairement aussitôt que la force élastique de la vapeur devient égale à la pression extérieure. De celte loi;?énéraIe, déjà énoncée p. i88, on tire les cx)nséquenc«s suivantes.
I. L'ébullition commence pour l'eau à loo degrés, pour l'alcool à 80 et pour les divers liquides à des températures déterminées et fixes : c'est la première loi de l'ébullition.
Tableau de (ftwlt/avs points (l\HniUition.
Acide sulfureux — 10"
Etber chlorhydrique 11
Acide sulfurique anhydre 25
•Salfarc de carbone /|8
ï^er formique 56
Vïcool 80
^ciic axotique concentré S'î
Eau 1 00 "
Essence de térébenthine .... iS/
Phosphore igo
Huile de lin 3 16
Acide sulfurique 335
Mercure 36o
Soufre 400
n. Toute formation de vapeur entraîne une destruction de chaleur. Si 'lonc un liquide est placé sur un foyer, la chaleur qu'il en reçoit tend à •'lever sa température; mais sa vaporisation tend à l'abaisser jus<|u'à la liniiU* du point d'ébullition ; cette température reste donc constante pendant toute la durée de l'action : c'est la deuxième loi de l'ébullition.
III. Si la pression augmente, il faut que la force élastique croisse et que îî" point d'ébullition s'élève; si elle diminue, il faut qu'il s'abaitse. On ^a «l 'montrer cette conséquence par des expériences précises. Une cornue tut»u!^ contenant de l'eau et munie d'un thermomètre A communique avec un 'uU» entouré d'un réfrigérant B et avec un ballon dans lequel plonge un
baromètre C (fis;. 19a). Un tiil)e D permet de faire un vide partiel <iâi>
Fig. 192.
l'appareil ou d'y comprimer 1
'air.
On trouve alors que
l'eau
bout :
Fig. 193.
Aux température*:
SoQS les prei»iMf
•^^^cà oi^i?࣠"r= :~--z.~ --- '
On peut encore démontrer la variation du |K)int d'ébuilition par une expérience beaucoup plus simple. On fait bouillir de l'eau dans un ballofl à long col, assez longtemps pour q»'?
les vapeurs puissent balayer l'air çw* cx)ntient l'appareil ; puis, après l'avoir bouché, on le n>.tourne dans un va?** plein d'eau (/^. igS). De celte façon, l'eau ne subira d'autre pression Qi«' celle de la vapeur qui lui est superposée; elle cessera de bouillir, et F" à peu elle se refroidira. Si alors on