CHAPITRE VI. — MACHINE A VAPEUR
cinq fois autant que pendant le repos; mais que la chaleur n'est pas cinq fois plus grande: et qu'il y a donc eu par minute 45 calories perdues, employées à produire à la fois le travail de Tascension et le travail des muscles; 3** que le patient, quand il descend les palettes, consomme moins d^oxygène et produit proportionnellement plus de chaleur.
Les animaux herbivores ou carnivores se nourrissent de végétaux de première ou de seconde main. Cette nourriture est brûlée dans les pouroonsy se transforme en acide carbonique et en eau qui repassent dans Valmosphère, et en matières azotées qui se répandent sur le sol. La chaleur de cette combustion est perdue par rayonnement ou employée au travail de la locomotion du transport des fardeaux, etc. Ainsi les animaux consument, produisent et utilisent la chaleur et la force. w
Les végétaux agissent inversement et rétablissent 1 équilibre atmosphérique; il^ purifient l'air, reproduisent de la matière organique et des combustibles, et demandent au soleil la chaleur ou la force que les animaux régénèrent et distribuent.
?L — LES M0TEUB8 A FEU.
Machine à vapeur. ~ Denis Papin est le premier qui ait songé à utiliser la force élastique de la vapeur pour faire mouvoir des machines. Voici l'appareil qu'il proposa dans ce but en 1690.
Dans un cylindre A [fig. 207) se meut un piston P suspendu à une corde L qui va s'enrouler sur deux poulies R, R ; au fond du cylindre se trouve une petite quantité d'eau. On commence par abaisser le piston jusqu'au niveau du liquide ; l'air qui se trouve au-dessous s'échappe par une petite ouverture o que l'on bouche ensuite par la tige T. Ensuite, on apporte du feu sous l'appareil, l'eau se vaporise, et la vapeur soulève le piston jusqu'au bout de sa course. Là on l'arrête par un cliquet E qui s'enfonce dans la tige ; on enlève le feu, la vapeur se refroidit et se condense, le vide se fait au-dessous du piston, et, si on retire le cliquet qui le retient, la pression atmosphérique le précipite au fond du cylindre. Il suffit alors d'attacher un poids
à la corde L pour le faire soulever à une hauteur égale à la df^aorat" 4piston.
Les imperfections de cet appareil rempéchèrent de recevoir une a[^4 cation pratique. Papin lui-même abandonna bientôt le principe «sur )e^;rt il était basé, et chercha à tirer parti de la pression de la vapeur eo la £a sant agir de haut en bas sur un piston qui chassait une colonne éc9 dans un tube recourbé verticalement. En sortant du tube, l'eau retomh> sur les augets d'une roue hydraulique qu'elle mettait ainsi en mouvensfr Papin fît construire un bateau qui devait marcher au moyen de cette o^chine, et il en essaya Teffet sur la rivière de la Fulda ; mais son apparat fut détruit par les bateliers de Munden.
A la même époque, le capitaine Savery imagina une machine destiof*à l'élévation des e^ux. Dans cette machine, l'eau est d'abord aspirée («? un tube vertical qui plonge dans un puits, dans lequel le vide se £ni par la condensation de la vapeur qui le ren{plit ; ensuite, on feime nnt soupape et on chasse cette eau dans un second tube recourbé de bas er haut, en faisant agir sur elle la pression de la vapeur développée dans une chaudière.
Mais la première machine à vapeur dont l'industrie ait fait usage e^ celle de Newcomen et Cowley, basée sur le même principe qne Tappareil primitif de Papin, et connue sous le nom de machine atmosphérique. Une chaudière remplie d'eau produit un jet de vapeur qui s'engage dans uo cylindre vertical et soulève un piston attaché à l'une des extrémités d'un balancier, dont l'autre extrémité, lestée d'un poids considérable, soutieot la tige d'une pompe. Cette tige s'abaisse pendant que le piston s'élè?e. Quand ce dernier est arrivé en haut de sa course, on ferme un robinet. qui intercepte la communication avec la chaudière, on condense la vapeur par une injection d'eau froide, et la pression atmosphérique fait desœndrr le piston, qui entraîne le balancier et fait remonter la tige de la pompe. On obtint de cette manière un mouvement de va-et-vient, que l'on rendit plus tard automatique, en chargeant le balancier de fermer et d'ouvrir les robinets de communication et d'injection.
Machine de Watt. — En étudiant la machine atmosphérique, Jam» Watt reconnut qu^elle était susceptible de recevoir d'importants perfectionnements. Il inventa d'abord le condenseur séparé, qui sert à éviter ic refroidissement nuisible du corps de pompe. Après avoir produit son edet mécanique, la vapeur passe du cylindre dans un réservoir séparé, où elle est condensée par des aspersions d'eau froide.
Ensuite, Watt abandonna l'emploi de la pression atmosphérique pour