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CHAPITRE VI. — MACHINE A VAPEUR

abaissement du piston; il y substitua l'action plus énergique de la vapeur, u\\ fit agir de haut en bas, et il fit remonter le piston par l'action d'un »oicls, en donnant accès à la vapeur sur ses deux faces.

Voici la disposition adoptée par Watt, pour sa machine à simple effet, \\\\ repose sur ces principes. Le piston P ( fig. 208) se meut dans le cylindre A ,

Fig. 508.

qui communique par les ouvertures C, D avec le tuyau EF. Ia vapeur arrive de la chaudière en E et passe à travers la soupape d'admission G, dans la partie supérieure du cylindre où elle agit sur le piston. La soupape d'équilibre H est fermée à ce moment, et la soupape d'exhaustion K est ouverte, afin de laisser échapper la vapeur qui s'était rendue précédemment sous le piston ; cette vapeur est chassée par le tuyau F dans le condenseur. Quand le piston est arrivé au fond du cylindre, on ferme les soupapes G et K, et l'on ouvre H; la vapeur qui est au-dessus du piston peut alors se répandre uniformément dans tout l'espace A, le piston est également pressé sur ses deux faces, et il remonte î^ns difficulté sous l'action ^ poids qu'il avait soulevé par sa descente. Alors on ouvre de nouveau les soupapes G et K et on ferme H ; la vapeur arrive encore de la chaudière et fait descendre le piston qui chasse la vapeur inférieure dans le condenseur, et ainsi àe suite.

La machine à simple effet est encore employée aujourd'hui à Tépuisement (les mines. Elle comporte plusieurs accessoires qui ne sont pas indiqués dans notre figure : une pompe aspirante, destinée à extraire du condenseur Teau et une partie de l'air qui s'en dégage ; une pompe qui alimente ia chaudière ; le parallélogramme articulé qui rattache au balancier la tige du piston principal et celles des pompes, et qui leur permet de se mouvoir verticalement et en ligne droite, malgré le mouvement circulaire de l'exiréraité du balancier, etc. Ces mécanismes sont représentés dans la/J^. 210, qui est une coupe de la machine à double effet.

La machine de Watt à double effet est celle qui s'emploie aujourd'hui 'i une manière générale. La vapeur y agit symétriquement et alternativement sur les deux faces du piston, qu'elle soulève et abaisse tour à tour Ipar sa pression. Dans cette nouvelle machine, quand la vapeur s'engage . >ouii la tète du piston, une communication s'établit entre le haut du cylindre Pt le condenseur, et quand le piston est arrivé au haut de sa course, le condenseur communique avec le bas du cylindre, pendant que de nouvelle

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vapeur arrive au-dessus du piston pour ie faire descendre. Le mouvecmr de la machine se divise ainsi en deux temps identiques, et elle peut ptrduire un Ira^ail continu, par exemple faire tourner un arbre nooteur.

La distribution de la vapeur est réglé* |d; ' » un mécanisme spécial, le liroi> (j%. it-j

Là vapeur qui arrive de la chaudière par \ tube A, se rond d'abord dans la b(dl«Ei: d'où parlent deux conduits DD, GG, qui 'i dirigent soit au-dessus, soit au-dessous do piston. La glissière ni, commandée par Ij tige n, ouvre lour à tour l'un de ces cwi duiU pendant qu'elle fait communiquer i antre avec la cavité 0, d'où part un tuyau qnr va au condenseur. Le conduit qui se irooir ouvert {par exemple DD) donne accès î I; vapeur qui pénètre dans le cylindre, pendant que celle qui se trouve de l'autre (Ait du piston s'échappe par le conduit (Kj n l'ouverture 0 pour se rendre au condenseur La tige n est mise en mouvement par la trichine elle-mèntt.

La Jîg. 210 représente une machine de Walt à double effet. Le pi^ ton P se meut dans le cylindre EF, qui reçoit la vapeur par le tube A. bM ce tube «e voit une valve qui, par les articulations zy, communiqué 3400 le regiihlKiir à force cenirifiign XXV; les boules XX ainsi que !■■ nianclion ^ se relèvent et la valve se ferme en partie quand la machii>f \a trop vile; l'accès de la vapeur est alors diminué et le mouvemeai -* ralentit La tige K du piston agit sur le balancier TS par l'intrnDrdiaire dun jiamllclogrimiiiw ilc Watt TT'Rr, articulé par le levier n t\u i>oml lixc r', et qui la force à se mouvoir perpendiculairement pendant que le [toinl T décrit des arcs de cercle. Le balancier fait mouvoir.' son tour la tige W dune pompe à air, la tige c de la pompe aliraenU)rp. et la bielle SS qui commande la manivelle du volant V. La tige ma du tiroir est mise en mouvement par l'excentrique /L, Le mouvement de roUtim du volant V est transmis à d'autres organes par des courroies sans fin.

En LZ on voit le condenseur, qui reçoit l'eau froide injectée par V tuyau H'. Ce tuyau est percé d'un grand nombre de petits trous par w l'eau eal lanci-e en minces filels, afin d'absorber plus vite la vapeur qui ^' rend dans le condenseur. La pom|>e B bb' en extrait l'air et l'eau liède. qui'

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