CHAPITRE I. — DEUX ÉTATS ÉLECTRIQUES
ISOLANTS.
Oxydes secs.
Caoutchouc durci.
Plumes.
Cire.
Glace.
Camphre.
Cheveux,
laine.
Soufre.
Phosphore.
Marbre.
Soie.
Résines.
Chaux.
Porcelaine.
Diamant.
Ambres.
Craie.
, Bois sec et chauffé.
Mica.
Gutta percha.
Lycopode.
Air et gaz secs.
Verre.
Gomi^ laque.
Caoutchouc.
Papier.
Jais.
Coton-poudre.
n. — DEDZ ÉTATS ÉLECTRiaUES. — DEUX FLUIDBS.
Suspendons [fg. 216) une balle conductrice de moelle de sureau par un fil isolant de soie, et faisons-ia toucher par un bftton électrisé quelconque. Après le contact, la balle est électrisée par communication, et elle garde son électricité. Or Texpérience prouve qu'elle est repoussée toutes les fois qu'on approche de nouveau le bftton. On réussit également bien avec des cylindres de verre , de soufre , de cire, d'ambre, etc., et l'on conclut que deujo corps chargés d'une même éicctricité se rcf^oussent mutuellement.
Mais lorsque le pendule B a été électrisé par le verre et repoussé par lui, il est, au contraire, attiré par la résine frottée. Inversement, s'il a primitivement touché la résine, il est repoussé par elle et attiré par le verre. Donc il existe deux modes d'électrisation par frottement : l'un sur le verre, l'autre sur la résine; ou, en d'autres termes, il y a deux espèces d'électricité : l'une vitrée ou positive^ l'autre résineuse ou négative. Les corps clmrgés d^électricités de même nom se repoussent et ceux qui ont des électricités contraires s'attirent. Cette importante découverte fut faite en 1733, par Dufay, Intendant du Jardin du Roi.
Séparation des denz électricités par le frottement. — On fait frotter l'un contre Tautre deux plateaux circulaires isolés  et B (y^.217
l'un de verre, l'autre de métal recouvert de laine, ensuite on les sépare vivement et on les |H^nte ï un pendule isolé que l'on a primitivement char>f d'électricité. Si elle est positive, le plateau de vmr repousse le pendule et le disque de drap l'attire. mais le drap repous^rait et le verre attirerait le pendule s'il était chargé d'électricité négative. En gôêrai, deux corps que l'on frotte entre eux s'électri<4^Dt. l'un positivement, l'autre négativement; les deoi électricités se produisent toujours à la fois. .
Quand après les avoir frottés et séparés, on réunii de nouveau les deux plateaux, chacun reçoit de lautre et lui cède par communication la moitié de /'ékctricité qu'il possède, et tous deux se retrouvent ensuite à l'état naturel. Les deux électricités sont dont de telle nature et en telle proportion que, séparée», elles produisent des actions attractives et répDlsives> et que, réunies, elles annulent réciproquement leufv eiïcts. On dit alors que ces quantités équivalente? d'électricités contraires sont égales, puisqu'elles se détruisent.
Une môme substance ne reçoit pas toujours la môme espèce d'éleclricitf quand on la frotte avec des corps différents. La laine prend l'électricité résineuse avec le verre et l'électricité vitrée avec la résine. Les àivfr^ corps éprouvent des variations analogues. On les a rangéi dans un ordre tel, qu'ils sont positifs quand on les frotte avec ceux qui les suiven/, e/ négatifs avec ceux qui les précèdent :
Poil de chat virant.
Verre poli.
Étoffes de laine.
Plumes.
Bois.
Papier.
Soie.
Gomme laque.
Résine.
Coton-poudre.
Verre dépoli.
D'après cela, le poil d'un chat vivant sera toujours positif et le verre dépoli toujours négatif. Des circonstances en apparence insignifiantes 10fluent cependant sur le signe de l'électricité. Canton frotta avec de ^ laine un long cylindre de verre dont la moitié avait été dépolie.à l'éflocri; il trouva les parties polies chargées positivement, et la moitié ruguease