CHAPITRE Iir. — THÉORIE DE L'INFLUENCE
die est chargée positivement dans tous ses points, mais inégalement. Ainsi, l'iqfluence augmente jusqu'en B' pour diminuer ensuite indéfiniment.
Fiç. 23i.
2° Les deux sphères ont reçu séparément, sans être mises au contact, des quantités quelconques de fluide de même nom ; dès lors, l'une d'elles on possède moins qu'elle n'en prendrait si on les faisait loucher : suppo- .sons que ce soit B. Il y a toujours une position B [fig. 233) pour laquelle
Fi(;. a33.
tout le fluide est concentré vers G et a abandonné la partie D qui est en regard de A. Quand la distance diminue jusqu'en B', l'influence augmente on énergie, et il se fait une décomposition de fluide neutre qui amène de rélectricité négative en D' et ajoute du fluide positif en C. Alors il y a une ligne moyenne entre C et D'.
y* Quand les deux sphères sont chargées d'électricités contraires en quantité quelconque, il y a toujours attraction entre les charges qui tendent \\ s'accumuler sur les faces en regard ; en B {fig, a 34 ] tout le fluide a quitté
Fig. a3/l.
le point opposée. En rapprochant B, une décomposition secondaire aura lieu et l'on trouvera de l'électricité positive en C, négative en D' ; celle-ci sera plus abondante que celle-là, et la ligne moyenne se placera généralement entre le centre et le point C
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274 LIVRE m. — ÉLECTRICITÉ STATIQUE.
Électroscopes. — Une cloche de verre portée sur un plateau métallique^ communiquant avec le sol (^g. 235 ) reçoit dans sa tubulure une tige terminée extérieurement par ud bouton et qui soutient à Tinlérieur deux petites bandes dor B, G, découpées dans une feuiiî'à dorure. On vernit à la gomin,> laque le haut de la clocJie, on sèche r intérieur avec de la cfaaoi vive qu'on y laisse en permanence, et enfin on Gxe sar la base, vis-à-vis les lames d'or, deux petites colonnes métalliques qui sont rehées au sol. <fo voit de suite que la cloche <^< un support isolant, que de p}o> elle maintient l'air intérieur dan< un état permanent de siccité, et qu'enfin elle prévient toutes les agitations anormales de Tappareil. Toutes les fois qu'on électrisera le bouton extérieur, les lames divergeront, et les deux colonnes métalliques augmcuu»ront la divergence.
Pour électriser cet appareil, on approche un bâton de verre électrisé F, il attire le fluide négatif et repousse le positif dans les lames qui s^écartent: si à ce moment on touche le bouton avec le doigt, on fait écouler le flutfie positif, les lames se rapprochent et il ne reste que Télectricité négative sur le bouton. Après cela, on enlève d'abord le doigt, ce qui rétablit Tif^olement, ensuite le bâton, ce qui rend libre l'électricité accumulée sur k' bouton, et Ton voit les lames diverger; elles sont chargées négativement. Maintenant approchons progressivement du bouton un corps électrisé: s'il est négatif, il repoussera le fluide dans les lames et augn^entera leur divergence; s'il est positif, il les rapprochera, les amènera au contact, et les séparera de nouveau par une décomposition secondaire ; enfin s'il e>t à l'état naturel il ne fera que les rapprocher. Réciproquement on reconnaîtra l'état électrique d'un corps approché, suivant qu'il aura produit l'un des trois effets précédents.
Cas des corps mauvais conducteurs. — Nous étudierons successixcment les cas où un corps isolant est soumis à l'influence d'une source électrique : i"" à distance; t."" en contact pendant peu de temps; y en contact pendant longtemps.