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CHAPITRE IV. — CONDENSATEURS

continues, à des distances de i5 ou tio centimètres. Elles sont même supérieures à la machine d*Armslrong.

Mais il ne faut pas croire qu'on obtienne sans aucune dépense ces quantités indéGnies d*électricité. Le travail nécessaire pour faire tourner le multiplicateur de Holtz augmente considérablement aussitôt que la machine produit des étincelles. L'électricité, comme la chaleur, est une forme encore inconnue du travail.

n. — GOISEHSATEDRS tLECTRIttUES.

Condensatenr à lame d*air. — Deux plateaux métalliques isolés A et B [fi^. 25 1) peuvent se mettre en communication^ Tun avec le sol, l'autre avec la machine électrique; ils sont munis de pendules d et d'. J éloigne le conducteur B, je mets A en communication directe avec la

machine et je lui donne toute l'électricité qu'il peut en recevoir; on peut admettre, sans errétir sensible, qu'il y en aura autant sur la face antérieure aa que sur la face postérieure a' a'.

Cela étant, j'approche le conducteur B. Alors tous les phénomènes connus de l'influence vont se manifester : le fluide neutre de B se décomposera, le négatif s'accumulera sur la face hby le positif sur b'b' et sur/', et le pendule d' s'élèvera. D'un autre côté, les électricités répandues sur B réagiront sur celle de A, et l'attireront; elle s'accumulera sur aa, et le pendule d devra s'abaisser. Tout cela est conforme à l'expérience.

Mettons la sphère/' en communication avec le sol; le fluide positif disparaît, le pendule d' retombe sur b'b\ et une nouvelle décomposition ramène une nouvelle quantité d'électricité négative sur bb. Celle-ci exerce une réaction sur A, une certaine quantité de fluide positif se transporte

288 LIVRE ni. — ÉLECTRICITÉ STATIQUE.

sur aa^ abandonne la face a*a\ et le pendule d s'abaisse de nouveau preât|ùi> jusqu'à être vertical.

II résulte de là une conséquence importante, c'est que le bouton /ft la face a'/7', qui avaient été chargés à refus, sont presque ramenés à Iclat naturel, et que, si on les met de nouveau en contact avec la machine, il> en pourront recevoir une nouvelle quantité d'électricité. Supposons qu'en leur donne une seconde charge, elle éprouvera le même sort que la première, déterminera une nouvelle décomposition sur B, amènera en h\^ une nouvelle quantité de fluide négatif et, par la réaction de celui-ci. viendra s'accumuler en partie sur la face aa.

On pourra conséquemment recommencer la même opération un nombff indéfini de fois; chaque charge se partagera en deux parties : l'une qui ^ condensera en aa^ l'autre qui restera sur le bouton /et sur la face c'a. et cette dernière partie s'ajoutant à chaque opération, le pendule dik^àvera progressivement jusqu'à la hauteur où il arrive quand le plateau ^ est directement chargé par la machine sans subir l'action de B: à ce n.oment la limite sera atteinte.

Au lieu de charger l'appareil par des opérations successives, il est eiair qu'on peut maintenir le bouton / en communication constante avec (a source et /' en relation avec le sol ; il se fera sur le plateau A une accamulation considérable de fluide positif, sur le plateau B une condensât ïod un peu moindre de fluide négatif.

On nomme force condensante le rapport de la charge totale que reçoit If plateau A quand il est influencé par B à celle qu'il recevrait s'il était ;^eul.

Expression approchée da la force condensante. -^ Désignons par — F-

et A les quantités totales de fluide négatif et positif répandues sur les plat^aui R et A, quand l'état de saturation est atteint. Nous pouvons poser

— R = mA,

m étant un facteur constant plus petit que Tunité et qui augmente quand b distance diminue. Isolons maintenant le conducteur B, et touchons A; nou> enlèverons toute Télectricité de la face extérieure a^ a* et une portion de tell" qui était sur aa. On admet que cette couche enlevée avait la même épaisseur sur les deux faces et qu'elle est égale à la quantité totale d'électricité que 1« machine fournit à A quand B est éloigné et qu'il n'y a pas de condensation. Nous la désignerons par «.

A ce moment les deux plateaux ont changé de rôle ; mais le rapport des charges est resté le même, et l'on a

A — oe = — mB,

f ou, en remplaçant — B par sa valeur,

^ ' flc I — m*

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