CHAPITRE IV.— CONDENSATEUR
- est la force condensante. Elle est d'autant plus grande que m est plus voisin
de l'unité. L'expérience prouve qu'elle au{;mente en raison inverse de la distance.
Décharges par^COntactS successifs. — Examinons les pertes des deux plateaux quand un les mettra alternativement en contact avec le sol. Si nous touchons A, nous lui enlèverons une charge
ol nous lui laisserons
En louchant R, il perdra
^ = B(i — w') = — Am(i -- w«)
et gardera
\près CCS deux contacts, les charges des d(>ux plateaux sont devenues //i*A,
in^h; elles ont diminué dans le rapport de i ù m*. Après n contacts, elles
seront donc
A;/i« et Bm«== — Am"+'.
Elles décroissent en progression géométrique et ne deviennent nulles qu'âpres un nombre infini de contacts.
Si l'on vient à réunir par un arc conducteur les deux faces du condensateur, la totalité des deux fluides se précipite à travers la communication pour recomposer du fluide neutre; il en résulte une étincelle extrêmement forte et des phénomènes nombreux que nous allons bientôt étudier.
Condensateur à lame de verre. — Pour obtenir des charges considé-
- râbles, il faudrait rappro-
cher beaucoup les deux plateaux AA'etBB',ct, si on le faisait, les électricités se recombineraient à travers l'air. On évite cet inconvénient en interposant entre eux un corps isolant plus résistant, comme le verre ou la résine (Jrg.i57.). Mais alors les deux électricités positive et négative qui s'attirent ne restent point sur les plateaux AA' ot BB', elles s'accumulent ' sur les deux faces du verre interposé. Pour le démontrer, nous romprons d'abord la communica-
'.9(1 LIVRE III. — ÉLECTRICITÉ STATIQl'E.
lion di'AA'avec la macliine cl de BB' avec k sol, puis nous enlèmiHE V l^laloau A\' par son imindic iiiolant, et enfin le verre en le tenant par rr- Iwrds, el tious verrons' que les plateaux ne retiennent que des quanlivd'iilectrjcjlé à peine appréciables. Mais si, après les avoir dMiargé^. 'v remet le verre sur BB', et AA' sur le verre, et qu'on réunisse ensaile U ot BB' par un arc métallique, on obtiendra une décharge aus» vive qw si l'on n'avait pas d'alwrd séparé les appareils. Les électricités condot^fr étaient donc demeurée.^ sur le verre. Le rôle des conducteurs AA' t\ BB se borne à 1rs amener sur les deux faces du verre, à les y laisser el ;i y ramener quand on décliarpe l'appareil.
L'expérience se fait plus commodément avec un bocat de verre. à ['dI'^ rieur et ii l'extérieur duquel on place deux armatures en fer-blanc A H B. qui sont les deux conducteurs {Jîg. a53).
FiB- i5î.
Si l'on électrise A en mettant B en communication avec le eo), on (AIihI tous les eiïels des condensateurs à surface plane. Quand l'appareil &i chargé, on te dépose sur une surface isolante, puis enlevant d'abtnd.l avec un crochet de verre, ensuite ie bocal M, on ne trouve que Irèff" d'électricité sur les armatures métalliques, tandis qu'en saisissant l'&l^ rieur du verre avec une main el plongeant l'autre dans son inlérienr, * entend une série d'étincelles et on reçoit une série de commotions.
Franklin versait dans le vase M une certaine quantité d'eau, qui rempli- Cait l'armature intérieure A, et il plongeait le tout dans un baquet cMilenap' encore de l'eaii qui constituait leconducteur extérieur B. Quand rappm^ avait été chargé, il l'enlevait el vidait le liquide intérieur; il rcmMUi' ensuite à l'intérieur et îi l'extérieur de l'eau qui n'avait point été élcrtnsiV, et la charge de l'appareil n'avait pas diminué.
Kon-seulcment les électricités opposées se pressent contre les *o surfaces du cori»s isolant, mais elles pctnètrenl dans son inlérieur; o» forme un condensateur avec une plaque de gomme laque comprise nw