‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 172 sur 377 · I. — FORCE £LEGTR0H0TBIGE. — 80H EFFET ; SA 1IE8UBE · texte numérisé non relu

I. — FORCE £LEGTR0H0TBIGE. — 80H EFFET ; SA 1IE8UBE

Nous avons vu qu'en frottant du verre contre de la laine, on décompose une certaine quantité de fluide neutre, que le verre prend une tension positive et la laine une tension négative. On nomme force éiectromotrice la cause qui produit cette séparation. On peut mesurer cette force en évaluant par un électromètre la tension limite qu'elle communique aux deux corps entre lesquels elle agit.

Supposons qu'on réunisse par un fil métallique les deux conducteurs ûum machine de Holtz ou la chaudière et le peigne d'un appareil d'Armsirong ; les deux électricités se recombineront, la force électromotrice les reproduira aussitôt, et il en résultera dans le fil un mouvement électrique qu'on nomme courant.

Pour expliquer ce mouvement électrique, M. de la Rive a fait l'hypothèse suivante. Décomposons le conducteur interpolaire en filets linéaires de molécules A, B, C, D [fig. 162) soumises à l'influence électrique des

Fig. a6a.

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deux pôles -h M et ~ N. Au premier moment, elles se chargent de fluide aux extrémités qui regardent — N et d'électricité — à celles qui sont tournées vers + M. Cette séparation par influence augmente rapidement

jusqu'au moment où les fluides opposés ont acquis une tension suffisante pour vaincre la résistance des espaces intermoléculaires; alors ils ^e recombinent : tout le conducteur est ramené à Tétat naturel. Une portion constante de fluide — a avancé d'un.rang, de molécule en rodèrule. vers -H- M ; une quantité égale de fluide -+- a reculé inversement d'un ran: vers — N ; les deux pôles sont déchargés. Aussitôt après, la source ai- il pour reproduire leur tension primitive, et les mêmes effets se reproduisent indéfmiment.

Que cette hypothèse soit fondée ou non, on est convenu de dire que le courant va de la source positive à la source négative; et pour ei^primer tous les phénomènes qu'il produit, on a imaginé de le représenter par uoe poupée qu'il parcourrait des pieds à la tête et qui le personnifie. La focf. le dos, la droite et la gauche de cette poupée sont ce que nous appelit^ fons : la face, le doSj la droite et la gauche du courant.

L'intensité et le sens du courant pourront, toutes choses égales d'ailleurs, mesurer la force électromotrice qui produit ce mouvement. Avant tout, cherchons un moyen de reconnaître Texistence, de fixer le sens et ée mesurer l'intensité du courant.

Expérience d'Œrsted. — Ce moyen découle d'une expérience célèbre exécutée, en 1819^ par OErsted. H reconnut que toute aiguille aimantép placée dans le voisinage d'un courant électrique éprouve une déviation. L'expérience se fait en plaçant le fil traversé par le courant en CD ou eo EF {^ff. 263), au-dessus ou au-dessous d'une aiguille aimantée ÂB, daibl^

Fig. 363.

plan vertical qui passe par cette aiguille et qu'on nomme le méridien mgnéiique. Aussitôt elle se dévie, et si l'on figure en p et en p' la poupée qui personnifie le courant, et que sa face regarde l'aiguille, c'est vers sa ganf»* qu'est dévié le pôle austral, c'est-à-dire celui qui se dirige vers le pôle nord de la terre. La déviation est égale à 90 degrés si le courant est miensee'* très-rapproché ; elle diminue s'il décroît ou s'éloigne. On conçoit dès kffs que l'existence, le sens et l'intensité d'un courant seront connus si l'onnîP-

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