CHAPITRE I. - PILE SÈCHE
pile dans le mâme ordre, au nombre de douze à quinze cents. On arme les deui extrémités de disques de cuivre, on comprime le paquet, on le lie par des cordonnets do soie, et on le préserve de l'air par une couche de soufre ou do gomme laque fondus. Le couple constituant de cette pile peut se représenter comme il suit :
. La force électromolrice se développe au point où se produit une action chimique entre le ïiiic qui s'oxyde et devient négatif, et le bioxycle qui rède de l'oxygène et devient positif. Le papier sert de conducteur entre un couple et le suivant; il remplace le cuivre dv» piles ordinaires, Delczenne a constaté que ces piles ne fonctionnent qu'autant que le papier est un peu humide, qu'elles deviennent inactives au bout de plusieurs années, ei qu'alors les surfeces en contact du linc et du bioxyde se sont altérées aotablemeot par l'effet prolongé de l'action chimique. Elles manifestent aux pôtes une tension assez grande, mais ne produisent qu'un courant insignifiant.
Pour constater leur tension, on place verlicalemenl deux piles (/%. 284 )
Fig. ï8V
réunies à la base et présentant à leurs sommets deux pôles de nom contraire A et B; ces pfllee attirent une aiguille tournante de gomme laque, terminée par deux lames de clinquant, qui les vient loucher à chaque demirévotution, et qui est repoussée ensuite : il en résulte un mouvement de rotation qui se continue pendant plusieurs années. l£s deux boutons A et B étant également et inverwment chargés, une
lame d'or f{fig. a85) placée à égale distance de ces deux pôles reste im
mobile, sollirilée par deux attractions contraires. Si l'on approche de E ui
Fig. î83.
corps chargé positivement, la lame/ devient posilive, et elle est attira par — A ; elle se porlera, au contraire, sur -t- B si le corps approché «I chargé négativement. C'est l'électroscope de Bohnenberger.
- ÉLECTROLVSE.