‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 183 sur 377 · I. — ËLECTBOLTSE · texte numérisé non relu

I. — ËLECTBOLTSE

0»and on joint aux doux pôles de la pile deux fils conducteurs quelixinqiKs, et qu'on réunil leurs extrémité? libres par un composé chimique liquide, capable d'être traversé par le courant-, il est décomposé. Les deux conducteurs se nomment électrodes, le composé s'appelle ékctmlyie. et l'acte de la décomposition sous l'inDuenco du couranl reçoit le nom à'élecf^jne ou A'éieclroljsatioii.

On iait les expériences avec l'appareil sjivant [Jîg. aBC}, qui se com-

pose ; r d'une cloche renvers'Je au fond de laquelle on a coulé du mastic isolant; a" de deux électrodes de platine qui traversent ce maslic; 3° de iteux éprouveltes graduées destinées à recueillir les gaz. Voici ce que l'on ^ibsene avec divers composés.

Composés binaires. — 1. Si la cloche contient de l'eau, celle-ci esl dé- '■"m()03ée: l'oxygène se dégage à l'électrode positive, et un volume double

d'hydrogène se rassemble au pôle négatif. Si Teau est pure, elle est très-peu conductrice I le courant est très-faible, et la décomposition très-lente; elle s'active si l'on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique qui augmentent la conductibilité. Cette expérience a été faite en 1800 par Carliste et Nicholson.

II. Les dissolutions concentrées des acides bromhydrique, chlorhydrique. iodbydrique se séparent en hydrogène au pôle négatif, ei en brome, chlore on iode au fil positif.

m. Les chlorures, bromures, iodures, et en général les composés d'un métalloïde et d'un métal, dégagent ce métalloïde au pôle positif et laissent déposer le métal sur l'électrode négative.

IV. Les oxydes se comportent d'une manière analogue. Davy soumit à l'action d'une pile de 25o couples un fragment de potasse caustique; il ^it l'oxygène se dégager au pôle positif, et au pôle négatif se rassembler de petits globules brillants d'un métal nouveau qu'il appela potassium, La même expérience, répétée avec la soude, donne le sodium. Pour recueillir ces métaux, on creuse à la surface du fragment une cavité C {Jî^. 287).

qu'on remplit de mercure, et on y plonge l'électrode négative. Au bout de quelque temps, ce mercure prend l'aspect d'un alliage, et il laisse le potassium pour résidu, quand on le distille dans l'huile de aaphte.

Sels. — Les sels à acides minéraux abandonnent leur métal sur l'électrode négative ; l'acide et l'oxygène se rendent au pôle positif. C'est ainsi que le sulfate de cuivre SO'CuO donne Cu au pôle — et SO*, 0 au pôle -h. On explique cette décomposition en admettant que SO^CuO est formé par la combinaison binaire d'un métal Cu et d'un radical composé (SO^, 0 = SO') et que le courant ne fait autre chose que séparer ces éléments. L'hydrogène étant un véritable métal, l'eau aiguisée d'acide sulfurique pourra être considérée comme un sulfate d'eau SO* H. Alors la loi de toutes» les décompositions précédentes sera celle-ci : « Les composés binaires formi-s par un métal uni à un radical, c'est-à-dire à un métalloïde ou à un acide suroxygéné, se détruisent par le passage d'un courant; le radical se porte au pôle positif, et le métal au pôle négatif. »

Ces phénomènes s'expliquent, comme le courant, par la théorie élecXro-

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