‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 189 sur 377 · CHAPITRE II - VOLTAMÈTRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II - VOLTAMÈTRE

Pour argenter, od compose le bain avec i gramme de cyanure d'argent el lu grammes de cyauure de potassium dissous daos %ia grammes d'eau. La baguette posilive porte une lame d'argent.

n. — toi DE riBUAT.

Là théorie que nous avons donnée de l'électrolyse el les symboles qui ont servi à la représenter supposent qu'un môme nombre d'atomes se décompose à la fois dans toutes les parties du circuit et qu'il soit proportionnel à la quantité d'électricité mise en circulation. Pour le prouver, on va comparer le poids des électrolyles décomposés à l'intensité des courants ou à la quantité d'électricité qui circule. Commençons par étudier la décomposition de l'eau.

Toltamàtre. — Les vases dans lesquels on opère la décomposition de r^au se nomment voUaméircs. On premier modèle a été décrit précédemnient {J^. ïS6]. On peut aussi mastiquer au sommet des éprouvettes ellesmêmes les fils de platine qui descendent jusqu'à l'ouverture inférieure (j%- 39»). et plonger les éprouvettes dans l'eau acidulée. Quelquefois

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enfin on soude à la lampe les électrodes dans des tubes de verre recourbés G et K qui supportent les cloches E et F (Jîg. agS).

Si Ton essaye l'un après l'autre deux voltamètres de forme quelconqin dans un même courant, on s'apercevra qu'ils donnent plus ou moins d* gaz dans le même temps. Gela tient à ce qu'en interposant un voltamètre dans le circuit on diminue la conductibilité et, par suite, Tintensité d-j courant : beaucoup si les électrodes sont fines et éloignées, très -peu >i elles sont larges et rapprochées.

Mais lorsqu'on place à la fois dans le même circj^ît plusieurs voltamèlrv> à la suite l'un de l'autre, les conditions sont très-différentes ; ils sont traversés tous par le même courant, et l'on reconnaît que la même quantité' d'eau se décompose dans chacun d'eux, quelle que soit leur difTérence d'action quand on les emploie individuellement. De là, cette première loi fondamentale : Le même courant décompose toujours la même qtuintné d'ea'^ dans le même temps.

Cette quantité d'eau décomposée varie avec l'intensité du courant.

Faraday le montre de la manière '^' ^*' suivante. Après avoir fait passer

le courant par un premier voltamètre V [fig, 294), il le divise au point A en deux rameaux fariné^ par des conducteurs identiques et traversant deux voltamètres identiques V, et V,; puis il réunit ces rameaux en un tronc unique B rejoignant l'autre pôle. Les courants qui traversent V, et V, sont les moitiis de celui qui circule dans V. Or, on . trouve dans chacun des vollamè-

très V, et V, une quantité de gaz égale à la moitié de celle que contient V. Donc : Les courants décomposent dans un temps donne des qmntités d'eau proportionnelles à leur intensité.

Si l'on convient de prendre pour unité d'intensité celle du courant qui dégage i gramme d'hydrogène en une minute, l'intensité 1 d'un courant quelconque sera exprimée par le poids p d'hydrogène dégagé en une minute.

La quantité d'électricité qui circule dans un conducteur est proportionnelle à l'intensité /? et à la durée t du courant ; d'un autre côté, le poid< total P de l'hydrogène dégagé est égal au produit/^/; par conséquent. P mesurera la quantité d'électricité r,

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