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CHAPITRE II. — LOI DE FARADAY

Cette quantité d'électricité sera égale à l'unité si P = i , c'est-à-dire si le poids lolal de l'hydrogène recueilli est i^gal à l'unité; et comme on est convenu de représenter par i l'é^iuivalent de cet hydrogène, on voit que l'unité d'éleclricité est celle qui décompose i équivalent d'eau.

En résumé : ,

1° L'unité d'intensité est celle di> courant qui dégage i gramme d'hydrogène en une minute;

1° L'intensité d'un courant se mesure par le poids d'hydrogène dégagé en une minute ;

3° L'unité d'électricité est la quantité qui décompose i équivalent d'eau ;

j° La quantité d'électricité se mesure par le poids de l'hydrogène qu'elle (If gage.

Loi d« Faraday. — Cela posé, comparons les proportions des divers ^Irelrolyles qu'une même quantité d'électricité décompose. Pour cela, Karaday place à la suite l'un de l'autre un voltamètre et l'appareil aii se tli'compose l'éleclrolyte, et il fait passer dans ce système un courant quelconque. U mesure le volume et calcule le poids d'hydrogène dégagé dans le voltamètre : ce poids exprime la quantité d'électricité qui a passé. Quand il est égal à l'unité, i équivalent d'eau a été décomposé; or l'expérience prouve que i équivalent de l'électrolyle est décomposé en même temps.

Les premières expériences ont été faites avec des solutions concentrées

des ^cides chlorhydrique, bromhydrique et iodhydrique qu'on plaçait dans

un voltamètre à la suite du premier, où était l'eau acidulée. Les quantités

d'hydrogène furent égales dans tous les deux.

Fig, igS.

Faraday déc(»nposa ensuite le prolochlonire d'étain, dans un tubo AB [fis- »95). Le courant arrivait par une électrode positive B de graphite.

Après l'aclion, une masse délain fondu s'était rassemblée en A, el qw&l le poids d'hydrogène dégagé dans le voltamètre V Tut égal à l'unilé. )r poids de l'élain déposé par le courant se trouva égal à 58.53, aouiith qui diffère peu de l'équivalent de l'élain. |

Il en fui de même de l'oxyde et du borate de plomb, et en général i^ | tous les électrolytes. On peut donc énoncer la loi suivante : Toutts lt< ' fais iju'on cU-ctrolysc un composé binaire ou an sel, l'unité iVëlntriâtt met en liberté i éi/iiîi-alertt da métalloide ou Je l'acide.

Actions chimiqnes dans les piles. — Nous avons montré ( page hi , que la même circulation électrique se fait dans le courant extérieur et dirt ' la pile ; il est donc probable qu'il y a dans ces deux parties des action.' (h- ■niques équivalentes. Cette loi énoncée parMalteucci a été vérifiée comm^ il suit par Daniel I :

Il disposa la pile de manière à pouvoir recueillir l'Iiydrogéne qui se 'tgage sur la lame de cuivre {^g. 296}.

Le premier élément de cette pile est plongé dans le vase A ; il se ampose d'une lame de zinc ZZ qui est le pèle négatif et d'un Gl de plaiiHt qui remplace l'élément cuivre. Ce fil est recouvert d'une cloclie Kl 1 communique au zinc suivant par CD. Tous les couples sont liés enttf W

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