‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 194 sur 377 · I. — GA8 DES PUES THEBMO-iLEGTBIftUES · texte numérisé non relu

I. — GA8 DES PUES THEBMO-iLEGTBIftUES

Quand on réunit les pôles d'une pile par un conducteur dont les conditions sont invariablement fixées, on obtient un courant d'une intenâiié déterminée. Mais si Ton vient à ajouter une portion métallique ou liquide à ce conducteur , ou bien à la supprimer, on voit l'intensité diminuer ou augmenter. Cela montre que les corps traversés par l'électricité lui opposent une résistance et en diminuent la quantité. On va se proposer de calculer l'intensité du courant engendré quand on connaît : i** le nombre, rétendue et l'espèce des éléments de la pile ; sà"" le nombre, l'étendue et Tespèce des conducteurs interpolaires. Ce problème a été résolu théoriquement par Ohm, et ses formules ont été vérifiées d'abord par Fechner. Un peu plus tard , elles furent retrouvées expérimentalement par Pouillet, qui ignorait les travaux de Ohm.

Piles thermo-électriques. — Pour étudier d'abord le cas le plus simple, celui d'un élément thermo-électrique, Pouillet avait préparé plusieurs cylindres de bismuth identiques, présentant la forme d'un U renversé (y%r. 3o4). Aux extrémités C et B il soudait deux fils de cuivre gros et courts, CE et 6D, et il plongeait les deux soudures dans deux vases, G et F, dont l'un était maintenu à o degré, et dont l'autre était porté à la température de loo degrés. L'énergie de tous ces éléments était sensiblement égale. M. Pouillet en prit deux, ferma les deux circuits par des fils différents et fit varier successivement la longueur, la section et la matière des conducteurs.

i** 11 réunit les deux pôles de l'élément n° i par un fil de cuivre de longueur /,, ceux de l'élément n° 2 ()ar un fil pareil de longueur /„ et enroula ces fils en sens inverse sur le cadre d'un môme galvanomètre, en faisant /, tours avec le premier et /, tours avec le second. Les actions exer-

r l'aiguiltp fuient opposite et proportionnelles au) Fig. 3oi.

intensilés I, et I, par /, et l,. Le galvanoinètre ne fut pas dévié, c prouvait qu<! les actions étaient égales et qu'on avait

Let intemilés des conmuts engendrés par un cnitftle l/iernio-^leciri^ii' sont, foules choses égales d'ailleurs, en raison inverse des loogueim A

a' Répétons la même e\pérjenc<i avec deux fils de niËme nature, égm^ en longueur, ayant des sections dilTérentes .v,, .(j. Pour rendre égsleste deux actions exercées sur l'aiguille, il faut que les nombres de tour; soienl f, pour le premier et .;, pour le second, ce qui donne

f, laiilcs choses égales d'ailleurs, (iro/torlion/iellci 'i" sec/ions du circuit.

y En prenant des conducteurs de mêmes lonj;uour et section, mai* f"'mes avec des matières difTérontes, les intensités sont proportionnell''^ -^ une constante spécifique c Ces résultats se résument dans la Tonnule

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