CHAPITRE III. — FORCES ÉLECTROMOTRICES
Comluctibilité électrique des solides.
JD,3
Ai^nt recuit
Aident écroui 61,9
Cuivre 5o , i
Or 36,0
Sodium 30, 8
Ma^ésium 1 4 , 3
Cadmium 1 3 ,6
Zinc i3,4
Calcium 1 2 , 3
Potassium 1 1 ,6
Lithium lo^S
Palladium 7,8
Étain 7,6
Fer 6,7
Plomb 4,6
Platine.. 4>^
Strontium 3,7
Mercure 1,00
Conductibilité îles liquides.
Acide azotique à 36 degrés 0,000 o53 1
Chlorure de sodium saturé à 9^, 5 0,000017 5
25o eau, 3o iodurc de potassium 0,000 006 3
Azotate de cuivre saturé 0,000 oo5 o
Sulfate de zinc saturé 0 ,000 oo3 3
Sulfate de cuivre saturé o ,000 oo3 o
Eau distillée 0,000000007
lY. — MESUBE DES FORGES ÉLEGTROHOTRICES.
On a employé beaucoup de méthodes pour mesurer la force électromotrice.
I* Voici celle de Fechner. On fait passer le courant à travers une bobine dont la résistance totale R est tellement grande qu'on peut négliger celle des couples qu'on veut comparer. Soient /, i', 1", . . . les intensités du courant donné par ces couples, et A, A', A",. . . les forces électromolrices de ces couples, on aura
Les rapports de ces forces électromolrices sont mesurés par les rapports des intensités observées.
2* M. Wheatstone fait passer le courant de chaque couple à travers le rhéostat et un galvanomètre, et il fait varier la résistance de R à R + /, do manière à obtenir deux intensités déterminées/ et/'. On a, dans ces deux cas, pour un même couple.
352 LIVRE lY. — ÉLECTRO-DYNAMIQUE.
d'où, en éliminant R,
Avec un autre couple, on aura de la même manière
I — r Par conséquent
3** En6n, M. J. Regnault a remarqué que, si Ton réunit en sens contrait'
deux piles de n et de n' éléments, dont les forces électromotrices sont ft\
et /l' Â', et les résistances R et R', on a pour exprimer F intensité / du om-
rant différentiel
. /îA-/i'A'
R-hR'
Cette intensité s'annule quand nX = n'k\ Cela étant, M. Regnault pm pare une pile de 60 couples thermo-électriques identiques de cuivre et à«bismuth, dont les soudures opposées sont à zéro et à 100 degrés, et àm\ la force électromotrice A est prise pour unité. On peut introduire dan<« ît' circuit un nombre n de ces éléments et les opposer au couple qu'il SBp't d'étudier. La force électromotrice A' de ce couple est égale à /lA ou à celle du nombre n d'éléments thermo-électriques suffisant pour annuler If courant. On a trouvé ainsi qu'un élément composé comme il suit :
Zinc, sulfate de zinc | Sulfate de cadmium, cadmium
équivaut à 55 unités. En le comparant à son tour à d'autres couples plu» énergiques, on peut exprimer ceux-ci par un certain nombre de cou[(b* zinc et cadmium, augmenté d'un nombre n d'éléments thermo-éIectrique>
Résnltats. — Les mesures exécutées par ces diverses méthodes ont conduit aux résultats suivants :
1^ La force électromotrice change avec la nature des liquides, mais ae dépend pas de leur degré de concentration.
2** Elle change avec les métaux qui entrent dans la composition dv couple. Elle est généralement très-grande quand l'un d'eux est du zinc. elle augmente si l'on amalgame ce métal, mais elle ne varie pas a\ocb quantité de mercure. Il en est de même avec les amalgames de potas^i^un: ou de sodium.
3* La nature, l'épaisseur et le degré de porosité du diaphragme '\t&y^^ sur la conductibilité du couple, mais nullement sur la force électroinotria'.
4" Cette force est indépendante de l'étendue des surfaces.