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CHAPITRE IV. — CHALEtlB DÉGAGÉE

refermer la communication au moment de faire l'expérience. Dans le réservoir sont disposés quatre Gis en spirale, dont les résistances sont i , 3,

4, S; ils aboutissent à des bornes a, a', b, b\ On peut faire passer

le courant dans un ou dans plusieurs de ces fils, c'est-à-dire dans h«s résistances très-variables.

Aussit6t que le courant passe, la colonne de liquide s'élève d'une quantité proportionnelle à la chaleur développée par le courant : comme l'instrument est d'une sensibilité extrême, les moindres courants agissent, et la loi se vérifie avec la dernière précision.

M. Edm. Becquerel a montré que la loi de Joule s'applique aux conducleurâ liquides comme aux solides; ainsi elle estvérinée par une dissolution de suliHl« de cuivre, décomposée avec des électrodes de cuivre, parce que, si la dissolution du cuivre au pèle positif absorbe de la chaleur, le dépdt du même métal à l'extrémité négative en produit une quantité égalu, et tout se réduit au passage du courant. Il n'en est plus de même dans le voltamètre ft eau : la chaleur y est diminuée de colle que les gaz absorbent en se dégageant. Elle est en général diminuée de la chaleur qu'exige l'électrolysation.

La loi s'applique encore aux éléments des piles eux-mémfs, ainsi que . M. Favrel'a montré par son calorimètre (Jig. 3i4).

Fis- M-

Il dispose en A deux moufles voisins, destinés à recevoir, l'un une petite

pile de Smée, l'autre une résistance r, et, suivant qu'il place à la fois m séparément cette pile et cette résistance dans les moufles, il mesure on li somme des chaleurs, ou chacune d'elles séparément.

Désignons par /* la résistance extérieure, par r, celle de la pile ei par R = r-hr, la résistance totale. Les chaleurs développées peodant m temps t seront :

I® Dans le conducteur tr/ = Kr/ •£ ;

a* Dans la pile «v,/ =^ Kr,i*/;

3» Dans le circuit totel Wr == KRî*/.

Mais //exprime la quantité d'électricité qui circule pendant le temps i,

A désignons-la par r. D'un autre côté, / = ^i et, en remplaçant :

n ft» fv,r=K-^Ae, 3*» Wf=KA^.

La troisième formule montre que la chaleur totale dégagée dans b p9e et le circuit est proportionnelle à <?. Si <? est égale à Tunité, c'est b dkh leur que produit la solution de i équivalent de zinc, ou 1 8 444 calorMS. L'expérience a montré qu'il en est réellement ainsi.

Mais la première et la deuxième formule montrent que cette cbalenr se partage proportionnellement à la résistance entre la pile et le oonduclBv: •de sorte que, si celui-ci est nul, la chaleur est tout entière dans b pîlp. et que, s'il est infini , elle est tout entière dans le conducteur. L'expérience vérifie cette conséquence avec quelques restrictions que nous n'étudierons pas.

Considérons deux couples quelconques dent les forces électromotricc^ soient A et A', appelons W/ et Wt' les quantités totales de cbalear produites par ces couples quand ils ont dégagé une unité d*électricité, c'està-dire quand i équivalent de zinc a été dissous dans chacun d'eox et

que e=i,

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