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CHAPITRE IV. — TEMPÉRATURE" DU CIRCUIT

chaleur dégagées par la dissolution de i équivalent de zinc dans les deux couples.

Par exemple, la dissolution du zinc dans Tacide sulfurique développe 53 ooo calories, mais le dégagement de Vhydrogène en emporte 34 ooo : reste 19000. C'est le cas du couple de Wollaslon, sa force électromotrice est 19000.

Dans le couple de Daniel, le zinc, en se dissolvant, dégage encore 53 000 calories; le cuivre, en se déposant, en absorbe 3oooo:ce qui reste disponible est 23 000 : 23 000 mesure la force électromotrice ; elle est plus grande que pour le couple de WoIIaston.

Enfin, dans le couple de Grove, Thydrogène ne se dégage pas, il réduit Faeide azotique à Tétat d'acide azoteux, ce qui absorbe peu de chaleur et laisse disponible Ténorme quantité de 46000 calories. Cet élément vaut donc plus de deux couples Wôllaston.

n. ^ TEHFÉBATUBE Dïï CIBCUIT.

Température du circuit. — Si Ton considère une portion quelconque du circuit dont la résistance soit r, elle recevra pendant Tunité de temps une quantité de chaleur égale à iv; sa température s'élèvera de 9, et 6 deviendra constant qnand la chaleur perdue par rayonnement sera égale à w. Or cette chaleur perdue sera proportionnelle ;.i^ à la surface extérieure du fil de diamètre </et de longueur /, ou à ndl; 2<* à son excès de température d si Ton admet la loi de Nevrton; 3^ à un coefficient a qui représente le pouvoir émissif et qui ne variera qne fort peu pour les diverses valeurs que peut prendre 0. On aura donc

et en remplaçant r par ', » 1 par ^» — r- par M,

Tca^c R* « rt' c R'

On tire de cette formule les conséquences suivantes :

i<> Si le circuit extérieur est formé par une chaine de fils de mêmes diamètres et de conductibilités différentes, de platine et d'argent par exemple, les valeurs de ^ correspondant à chaque fil seront en raison inverse de sa conductibilité c* les mailles de platine s'échaufferont plus que celles de l'argent, les premières pourront rougir et les dernières rester obscures, f/est une expérience qui a été faite par Children.

3® $ est en raison inverse de d* ; conscquemmcnt, dans une chaîne coni{^osée de fils de platine alternativement gros et fins, les fins rougiront et les gros resteront obscurs.

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3<^ 0 est en raison inverse du carré de la résistance totale R ; et par là $ dépend de la pile que Ton emploie. Si l'on augmente Ik dimension des couples sans changer leur nombre, la résistance R diminuera sans que la force électromotrice A change, et les eflets calorifiques seront plus intenses. C'est ce qui a été constaté par tous les obser^'ateurs.

4^ Enfin puisque 0 est inversement proportionnel au pouvoir émissif a, toat» les circonstances qui favorisent le refroidissement diminuent la température do fil : cela explique une expérience curieuse de M. Grove. Après avoir fiait rougir dans l'air un fil de platine, avec le courant d'une pile, il le plongea dans de l'hydrogène, et il le vit devenir obscur : c'est qu'en effet l'hydrogène est de tous les gaz celui dont le pouvoir refroidissant est le plus grand.

5° Les phénomènes ne sont cependant pas aussi simples que nous venons de

le dire. La conductibilité des métaux diminue quand leur température augmente. Conséquemment, le premier effet du courant est d'échauffer le fi! ; mai» la réaction de cet échauflement fait diminuer c et augmenter la résistance R. Ceci explique une expérience de Davy. Il faisait passer à travers le fil d<* platine EABCD (fig. 3i5) un courant assex intensr pour l'échauffer jusqu'au rouge sombre. Il plongeait ensuite la partie ABC dans de la glace, et il voyait AE et CD se réchauffer jusqu'au ronge blaiic, parce que le refroidissement de ABC diminuait U résistance totale. L'inverse a lieu, et CD et AE se refroidisstent, si Ton échauffe li spirale avec une lampe à alcool.

Températures aux sondnres d'un circuit. — Outre les échauffemenu qu«^ le passage d'un courant détermine dans toute ]'(*tendue d'un conducteur hoiiii>génc, il y a des variations de température secondaires aux points de sutorc dr« conducteurs différents, quand ils sont placés à la suite les uns des antres. Os phénomènes ont été découverts par Peltier.

On sait qu'en échauffant la soudure C d'une règle composée d'antimoine A ci Fi ,T. 3 1 6 . ^® bismulli B {^g. 3 1 6 ) on obtient un coo-

. . rant dans le sens contraire aux flèches. Or

T^-r.-TTTT? .-^- v.s vw ■ v^wv^Axk^^ ^ Peltier a découvert qu'en faisant pmsset

^ un courant inverse du précédent et dirige

^ ^^--- suivant les flèches, on réchauffe la sou-

] dure C. Inversement, en refroidissant li

soudure C, on détermine nn courant dan^ le sens des flèches, cl en faisant passer un courant opposé, cette soudain se wfroidit, pouni-u toutefois que le courant soit faible.

En général, quels que soient les deux métaux A et B, les variations de tore pérature d'une soudure C produisent un courant direct^ et elles SDnt reproduiU** par un courant inverse; elles sont causes du courant direct dans le premier ra* et effets du courant inverse dans le second. Cette loi est due à M. FranLenheim.

Pour démontrer ces actions parUculières, Peltier employa nn theniic»mètr«- a- LesUe {J!g. 317); il introduisait dans les deux boules c, c' deux couples il

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